Le cannabis, drame sanitaire et social (Le Rotarien)

Extrait de l’article de Jean Costentin dans « Le Rotarien »
La consommation de cannabis fait l’objet de débats, notamment quant à sa dépénalisation. Bien qu’interdit en France, le cannabis est largement consommé et touche une population de plus en plus jeune. Trop souvent banalisée, cette substance a des conséquences sur la santé des consommateurs cannabinophiles au plan physiologique et psychologique, mais aussi sur leur développement.

Parmi les méfait du cannabis figure la diminution des défenses immunitaires mobilisées dans la lutte contre les agresseurs microbiens. Ceci explique la plus grande incidence de pneumonies chez les fumeurs de cannabis. Les mécanismes immunitaires interviennent aussi dans la lutte contre les cancers. Leur défaillance facilitera le développement de certains cancers broncho-pulmonaires.
Le cannabis n’aime ni le cœur ni les vaisseaux. Des publications récentes soulignent sa responsabilité dans la survenue d’artérites des membres inférieurs chez des sujets jeunes, dans la survenue d’accidents vasculaires cérébraux, là encore chez des sujets jeunes, et dans le déclenchement d’infarctus du myocarde.
Le cannabis peut aussi s’attaquer aux attributs masculins; il réduit la sécrétion de testostérone,l’hormone mâle. Au long cours, cela a pour conséquence d’amoindrir les caractères masculins, de diminuer la libido, et de favoriser la diminution du nombre des spermatozoïdes dans le liquide séminal. Plusieurs études pointent la responsabilité du cannabis dans l’accroissement du nombre de cancers du testicule dans sa variété la plus agressive. Un tel accroissement s’est manifesté au cours des trente dernières années ; Le cannabis fait mauvais ménage avec la grossesse: 4 femmes sur 5 qui abordent une grossesse alors qu’elles fument tabac et cannabis sont incapables d’arrêter ces deux consommations. Leur grossesse s’en trouve abrégée; elles donnent naissance à des bébés de plus petit poids que ne laisse attendre cette prématurité. Chez ces bébés, le risque de mort subite inexpliquée est accru ; leur développement psychomoteur, suivi jusqu’à la dixième année, montre un retard significatif ; le risque de présenter un syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention est augmenté ; enfin, à l’adolescence, leur risque de développer une addiction est plus important.

Beaucoup d’autres méfaits sont les conséquences de l’usage du cannabis.

Jean Costentin
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