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Dépistage cannabis : bientôt un test salivaire à la place d’une prise de sang

Les conducteurs contrôlés positifs au cannabis n’auront plus à se rendre à l’hôpital pour une prise de sang de confirmation.

Un simple prélèvement de salive, effectué sur place, sera effectué

Auparavant, lorsqu’un conducteur était suspecté par la police ou la gendarmerie d’avoir consommé du cannabis, il devait se soumettre à un test salivaire dont les résultats étaient immédiats. Si la consommation de drogue était détectée, le conducteur était emmené à l’hôpital pour une prise de sang de confirmation.

Désormais, la démarche va être simplifiée et accélérée. La méthode du premier test salivaire réalisé sur place va être conservée, mais elle sera complétée par un deuxième test, également salivaire, qui sera analysé dans un laboratoire ultérieurement. Plus besoin donc d’emmener le conducteur à l’hôpital.

Ce nouveau système va être expérimenté sur les conducteurs automobiles dans plusieurs départements, a annoncé le délégué interministériel à la sécurité routière Jean-Robert Lopez.

« Il sera envoyé dans un laboratoire pour confirmer d’une façon incontestable la prise d’une substance illicite », a-t-il ajouté.

Ce test qui se présente sous la forme d’un petit bâtonnet, « devrait nous permettre de pratiquer davantage de dépistages sur le bord de la route »,précise Jean-Robert Lopez, en rappelant que dans 4% des cas d’accidents, l’usage de stupéfiants est le facteur principal.

Les limites d’un test salivaire

Pour l’Académie de pharmacie, la fiabilité des tests salivaires n’est pas optimale, et n’égale pas celle des tests sanguins. Jusqu’à présent, l’analyse de sang confirmait le résultat du test dans 90% des cas. La suppression de cette démarche risque-t-elle d’augmenter les risques d’erreur ?

Les consommateurs de cannabis utilisent déjà les failles du système. Le THC, substance active de la drogue, ne passe pas dans la composition de la salive.Sa présence éventuelle est due à des résidus présents dans la bouchedu fumeur après consommation.

Plusieurs astuces existent donc pour « nettoyer » la bouche et empêcher ou limiter la détection du cannabis en cas de contrôle : faire un bain de bouche mentholé ou manger des aliments gras permettrait de tromper les tests.

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Détente : Le dauphin et le chien

Du rêve…

…à la réalité

MORT ROBIN WILLIAMS : UNE VIE PLACÉE SOUS LE SIGNE DE LA DROGUE ET DE L’ALCOOL

L’acteur Robin Williams est mort. Alcoolique et drogué, il a lutté toute sa vie contre les addictions…

L’acteur Robin Williams est mort des suites d’une asphyxie, asphyxie qui aurait été provoquée par la volonté de la star de mettre fin à ses jours selon la police qui a retrouvé le corps de Robin Williams dans son appartement de R en Californie.

Un acteur rongé par les addictions

Si la mort de Robin Williams, 63 ans, est une triste surprise, les raisons qui ont peut-être guidé son geste désespéré ont en revanche un peu plus claires, en effet, la star au quatre Golden Globes et à Un Oscar luttait depuis des decennies contre ses addictions à la drogue et à l’alcool.

20 ans de sobriété balayés

La star était très ouverte sur ses addictions et n’hésitait pas à se confier afin de montrer l’exemple à ne pas suivre. Alors qu’il avait arrêté de boire de l’acool après la naissance de son fils aîné, un tournage en solitaire en Alaska l’a fait replonger après 20 ans de sobriété.

Il a raconté à ce sujet au Guardian : « J’étais dans une petite ville retirée du monde et je n’ai pensé qu’à une chose : boire, et je me suis dit « peut-être que la boisson m’aidera à me sentir moins seul ». C’est la pire chose que j’ai faîte de ma vie. » Après la première gorgée, Robin Williams a dit se sentir mieux et réchauffé, mais la seconde d’après, il a réalisé qu’il était retombé dans la spirale de l’alcool…

Après une une cure en 2006, Ribin Williams fait des allers-retours dans les centres jusqu’à la dernière, qui datait de juillet 2014.

La cocaïne a aussi pourri sa vie

Robin Williams se droguait dans les années 70 et 80. Mais, comme il l’a confié au magazine People, la disparition de son ami John Belushi à cause d’une overdose, l’a aussi aidé à se sevrer. La star déclare : « La cocaïne m’aidait à me calmer mais la tragique disparition de John m’a fait peur. En plus, j’allais devenir père… »

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Le Maroc demeure le principal exportateur de cannabis en 2013

Alger, 11 août 2014 (SPS) Avec une production de 38.000 tonnes de cannabis, le Maroc reste le principal pays exportateur de cette drogue au niveau mondial devançant l’Afghanistan, l’Ukraine et l’Azerbaïdjan, a révélé un rapport de l’ONU sur les drogues en 2014.

Selon un rapport de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC) pour l’année 2014, la superficie consacrée à la culture de cannabis au Maroc est estimée à « 57.000 hectares alors qu’elle avoisine 10.000 hectares en Afghanistan ». Ces chiffres viennent conforter le rapport élaboré par l’Observatoire européen de toxicomanie et drogue pour l’année 2014 et publié à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la drogue et le trafic illicite (26 juin).

Selon le document, le Maroc a maintenu sa place en tant que principal pays exportateur de résine de cannabis (Hachich) vers les pays européens. Le Royaume du Maroc constitue au côté de l’Afghanistan le plus grand exportateur de cannabis dans le monde destiné notamment vers les marchés de l’Europe de l’ouest et centre à travers les canaux de l’Espagne et le Portugal, a fait ressortir le rapport qui a concerné 30 Etats européens.

78 millions d’Européens âgés entre 15 et 64 ans ont déjà consommé du cannabis au moment où les autorités européennes ont saisi près de 700 tonnes de cannabis provenant essentiellement du Maroc et Afghanistan.

Pour ce qui est du volet consommation de drogue, le document a démontré une stabilité des moyennes de consommation de drogue à travers le monde soit un taux de 5% de la population mondiale (243 millions d’individus).

Par ailleurs le nombre de toxicomanes s’élève à environ 27 millions d’individus soit 0,6% de la population adulte dans le monde (1 sur 200.000 personnes). Selon le rapport, la production d’opium est en hausse en Afghanistan où se trouve la plus importante culture de pavot dans le monde. (SPS)

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Europe 1 : Débat Professeur Costentin / Dr Lebeau le 4 Août 2014

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debat europe 1 Costentin Lebeau

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21 % des accidents mortels sur la route liés à la drogue

Le cannabis est la plus consommée, mais la cocaïne progresse notamment chez les routiers.

De plus en plus d’automobilistes conduisent sous l’emprise de stupéfiants, et leur nombre est probablement sous-estimé. Sans atteindre toutefois les ravages créés par l’alcool, la drogue a été impliquée dans 21 % des accidents mortels en 2013, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). L’alcool, la même année, était présent dans 30 % de ces accidents.

En 2012, 531 personnes ont été tuées alors qu’au moins un des conducteurs en cause présentait un test positif aux stupéfiants, soit 32 de plus qu’en 2011. «Ce nombre est en réalité plus important, indique le bilan 2012 de l’accidentalité réalisé par l’ONISR. Dans 38 % des accidents mortels, le résultat du test (toxicologique) n’est pas enregistré.» Un déficit de connaissance dû à la complexité des analyses: «Il est en effet beaucoup plus long et onéreux de chercher la drogue que de chercher l’alcoolémie», explique le professeur Claude Got, auteur La Violence routière. Des mensonges qui tuent. Ces contrôles coûtent cher: en plus des tests salivaires réalisés au bord de la route, à 12 euros l’unité s’ajoutent les frais d’analyse. En cas de test positif, une prise de sang est obligatoire pour vérifier le premier résultat. Ces analyses toxicologiques, dont le prix ne peut dépasser 450 euros, doivent toutefois être remboursées par l’automobiliste s’il est en tort.

Les prix de la cocaïne ont chuté drastiquement ces dix dernières années en France
Dans 9 cas sur 10, le produit stupéfiant consommé est du cannabis, selon la dernière grande étude sur la consommation de stupéfiants au volant, l’enquête SAM, qui fait office de référence dans le domaine. Ces expertises datent néanmoins de 2003, et les consommations de drogue ont considérablement évolué ces dix dernières années.

Les bilans de l’ONISR ne fournissant pas le détail des types de stupéfiants détectés, il faut se fier à la parole des professionnels. «Nous voyons notamment se développer la conduite sous l’emprise de la cocaïne», indique Charles Mercier-Guyon, médecin, secrétaire du comité médical de l’association Prévention routière. Les risques ne sont pas les mêmes: «conduire après avoir fumé du cannabis double le risque d’être responsable d’un accident mortel, après avoir pris de la cocaïne le multiplie par 8 environ», poursuit Claude Got.

Excitante et euphorisante, la cocaïne va donner l’illusion à celui qui en a pris de très bien conduire. Ces estimations sont «évidemment» à mettre en lien avec la quantité de produit consommé. Les prix de la cocaïne ont chuté drastiquement ces dix dernières années: alors qu’il coûtait l’équivalent de 150 euros en 1990, le gramme de cocaïne coûte aujourd’hui 60 euros, selon les derniers chiffres publiés par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

Ainsi, un médecin agréé auprès des commissions médicales pour la réattribution du permis de conduire en Haute-Savoie témoigne: «Avant, on se retrouvait face à deux cas de conducteurs sous cocaïne tous les ans. Maintenant, ce sont deux par mois!» Auparavant réservée aux plus aisés, la cocaïne touche tous les milieux. «Certains chauffeurs routiers en consomment comme un produit dopant, afin de pouvoir rester éveillé toute la nuit sur la route.

En Australie, les amphétamines et la cocaïne sont les drogues les plus consommées par les routiers», poursuit Charles Mercier-Guyon. L’enquête dira si le conducteur du poids lourd responsable d’un récent accident dans la Meuse, contrôlé positif à la cocaïne, avait ce profil de «dopé». Source

ACADÉMIE NATIONALE DE PHARMACIE

AVIS SUR LES SALLES D’INJECTION CONTRÔLÉE DE DROGUES
L’Académie nationale de Pharmacie, ayant pris connaissance du projet ministériel d’expérimentation de salles de consommation contrôlée de drogues, a demandé à sa Commission des Substances
vénéneuses et des Dopants d’analyser ce projet et de donner son avis qui a été adopté par le Conseil du 12 février 2014 et qui est présenté en séance plénière de l’Académie le 19 février 2014.
considérant :
 l’absence de garantie de qualité, d’identité et d’asepsie des produits injectés (« drogues de rue »),
 l’objectif qui est de venir en aide à ces patients et non d’entretenir leurs addictions,
 la non garantie d’éviter les contaminations par le VIH ou le VHC, la majorité des patients étant le plus souvent déjà contaminés,
 l’effet limité sur leur réinsertion dans le circuit sanitaire,
 l’absence de données concernant la responsabilité des médecins et des pouvoirs publics en cas de complication médicale ou d’actes délictueux commis sous l’emprise de la drogue injectée (accidents de la route, par exemple),
 l’absence de rigueur méthodologique et de critères d’évaluation de l’expérimentation envisagée,
 les rares études plutôt favorables à ce genre d’expérimentation concernant l’usage d’héroïne médicinale et non celui de « drogues de la rue » comme dans le cas présent,
 l’exemple de certains pays comme la Suède qui ont supprimé les salles d’injection en raison de leurs résultats peu convaincants,
 le nombre de centres de soins pour toxicomanes existant en France, avec 170 000 patients sous traitement substitutif,
 l’absence de concertation avec le monde médical et pharmaceutique à la recherche d’un consensus,
l’Académie nationale de Pharmacie émet un avis défavorable à l’expérimentation de salles d’injection contrôlée de « drogues de rue » telle qu’elle est actuellement définie dans le projet, et demande, pour une plus grande sécurité des patients, un renforcement des moyens alloués aux centres de soins pour toxicomanes et aux unités d’addictologie.
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Une consommation excessive de cannabis endommagerait le circuit cérébral du plaisir

En analysant leur activité cérébrale, des chercheurs américains ont constaté une diminution du plaisir chez de gros consommateurs de marijuana, suggérant une altération de leurs centres nerveux associés au plaisir.

L’étude a été menée sur 24 fumeurs de cannabis consommant en moyenne cinq joints par jour, cinq jours par semaine et ce depuis 10 ans au moins ; le groupe contrôle étant composé de 24 personnes non-fumeurs.

Une altération du système dopaminergique

Les chercheurs ont administré aux deux groupes du méthylphenidate, une substance chimique quistimule la libération massive de dopamine dans le cerveau. La dopamine est un messager chimique impliquée dans la sensation de plaisir. Elle joue donc un rôle essentiel dans le circuit de la récompense : l’arrivée d’un signal annonçant une récompense (le THC par exemple, principale molécule active du cannabis), libère de la dopamine dans différentes régions du cerveau, provoquant un comportement gratifiant qui fournit une motivation nécessaire pour une nouvelle recherche de récompense.

Fait intéressant : la dopamine libérée suite à l’administration du méthylphenidate ne déclenchait, chez le consommateur de marijuana, aucune  réaction physiologique au plaisir. Ainsi contrairement aux non-fumeurs, aucune augmentation de la fréquence cardiaque ou de la pression artérielle n’a été observée. En clair, les consommateurs de cannabis ne percevaient pas les effets de la dopamine pourtant libérée en grande quantité après absorption du méthylphenidate.

Des hypothèses pour tenter d’expliquer ce phénomène

Il semble que, à long terme, le cannabis ait pour effet une baisse de plaisir chez ses consommateurs les plus réguliers. Ceci expliquerait sans doute le caractère dépendant de ce psychotrope : les gros consommateurs fumeraient précisément parce que leur capacité à ressentir du plaisir s’est affaiblie à cause du cannabis. On connait l’impact de ce psychotrope sur la santé mentale et ses corrélations avec la dépression, l’anxiété ou encore l’irritabilité. Reste à savoir si ces émotions négatives sont une condition préexistante à la baisse du plaisir ressentie par les gros consommateurs de cannabis, ou si, à l’inverse, c’est la baisse du plaisir elle-même qui provoque les troubles mentaux qui lui sont associés. Source

Le cannabis contenant du THC favorise la paranoïa

La consommation de cannabis, bien qu’illégale, reste une réalité pour nombre de jeunes et moins jeunes. Considéré comme une drogue « douce », aux effets plutôt apaisants, le cannabis peut se révéler un puissant déclencheur de paranoïa.

Pour en savoir plus sur cet effet minoritaire mais qui touche certains consommateurs, des chercheurs ont testé leur capacité à traiter des données habituelles par rapport à des stimuli inhabituels, en fonction des taux de THC (Téteahydroncanabinol) et de CBD (Cannabidiol) consommés, deux substances présentes à des concentrations très variables dans le cannabis.  Ils ont donc montré aux volontaires des images avec des flèches dessinées. Certaines pointaient vers la droite, d’autres vers la gauche, mais la grande majorité gardait la même direction horizontale, à l’exception de certaines flèches légèrement inclinées.

Les participants ayant consommé du CBD ont repéré immédiatement les flèches inclinées. Mais ceux qui avaient pris du THC ont montré plus d’intérêt pour les flèches horizontales.

Normalement, toute personne qui n’est pas sous l’emprise d’une drogue repère les flèches inclinées, la répétition étant jugée inintéressante tandis que le changement est remarquable. Sous l’emprise de THC, les individus ont manifesté un intérêt élevé pour les flèches horizontales, se désintéressant des flèches inclinées. Autrement dit, le THC parasite notre capacité à dissocier la banal de l’exceptionnel, donnant une dimension exceptionnelle à ce qui ne l’est pas. Ceci peut expliquer un comportement  paranoïaque si le cannabis contient un fort taux de THC.

Le problème est que le cannabis contient de plus en plus de THC.

Dans les années 60-70, un joint contenait 10 mg de THC. Or ce taux peut s’élever  jusqu’à 150mg dans les pétards du nouveau millénaire.

Les effets psychoactifs sont donc bien plus importants aujourd’hui, d’autant qu’ils ne sont pas forcément contre-balancés par le cannabidiol, aux effets sédatifs.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique  Source

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