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Des Français montrent comment le cannabis brouille les idées

Publié sur Le Quotidien du Medecin (http://www.lequotidiendumedecin.fr)

La mémoire de travail sert à réaliser les tâches cognitives courantes (réfléchir, lire, écrire, calculer…) en travaillant avec des informations stockées temporairement. On observe que l’intoxication aux cannabinoïdes altère cette mémoire particulière.

Les récepteurs aux cannabinoïdes sont exprimés sur les cellules gliales de l’hippocampe, une structure cérébrale qui coordonne les processus d’intégration des informations sonores, visuelles, spatiale, nécessaires à la mémoire de travail, expliquent Giovanni Marsicano (INSERM, Bordeaux) et coll., des chercheurs qui ont découvert un mécanisme d’action des cannabinoïdes.

La liaison des cannabinoïdes aux récepteurs réduit la force des connexions entre les neurones au niveau de l’hippocampe.

L’équipe de recherche s’est intéressée au récepteur CB1, présent à la fois sur la membrane des neurones et sur la membrane des cellules dites « astrogliales » de l’hippocampe.

Ils montrent que la liaison des cannabinoïdes aux récepteurs CB1 active l’envoi de signaux aux récepteurs à glutamate des terminaisons nerveuses, qui permettent la circulation de l’information de neurone en neurone. Le cannabinoïde induit une dépression du signal, de nature à perturber la mémoire de travail.

Les observations ont été réalisées en administrant des cannabinoïdes à deux groupes de souris, chez lesquelles les récepteurs de CB1 ont été supprimés, respectivement sur les cellules astrogliales ou les neurones. Le THC (tétrahydrocannabinol) donné aux souris où le CB1 manque uniquement sur les neurones, induit des déficits de mémoire de travail spatial. À l’inverse, lorsque seuls les récepteurs CB1 des cellules astrogliales sont supprimés, les performances de mémoire de travail spatial sont préservées.

« Ces résultats montrent de façon surprenante, in vitro et in vivo, l’importance de l’activation des récepteurs CB1 des cellules astrogliales, et non ceux des neurones, dans la médiation des effets des cannabinoïdes sur la mémoire de travail », expliquent Giovanni Marsicano et coll.

« La description des mécanismes d’action spécifiques des cannabinoïdes au niveau de l’hippocampe permettra d’optimiser leur potentiel d’utilisation thérapeutique, aujourd’hui limité par d’importants effets indésirables », estiment les chercheurs.

› Dr BÉATRICE VUAILLE  « Cell », 2 mars 2012.

 

 

Commentaires sur « Mon fils fugue, sèche les cours, fume du shit… » du 19/02/2012

L’ article « Mon fils fugue, sèche les cours, fume du shit… » a suscité des commentaires que nous pensons important de rappeler à ceux qui n’ont pas eu l’occasion de les lire :

Sylvie le 19/2/2012

En lisant votre commentaire, j’ai l’impression d’effectuer un bond quelques années en arrière. J’ai également été confronté à la toxicomanie de mon fils ainé. Je dirais même plus “polytoxicomanie”. A l’époque, il avait 20 ans, et rien n’était plus important pour lui que le cannabis, l’héroine, la cocaine, l’ecstasy et j’en passe ! Cette escalade vers une mort assurée, je ne l’avais pas vu venir, où peut-être n’avais-je pas envie de le voir ? Le jour où les gendarmes sont venus chercher mon fils à la maison, pour moi, mon monde s’écroulait. J’ai donc mis tout en oeuvre pour sortir mon fils de cet enfer ! Cela fût très dur, mais nous y sommes arrivés !! Cela fait désormais 10 ans que mon fils est pour moi en rémission, et depuis ce terrible jour, je prend mon bâton de pélérin, pour effectuer de l’information et de la prévention auprès de parents,et d’ adolescents. J’organise des conférences dans les écoles , mairies, etc… en collaboration avec le gendarme qui était venu chercher mon fils. J’apporte également mon aide aux familles qui se retrouvent dans la même situation que moi, il y a 10 ans. Et je terminerai mon témoignage, en vous signalant que mon métier (préparatrice en pharmacie, et enseignante en CFA) me met tous les jours face à de jeunes ou moins toxicomanes, auxquels je n’hésite jamais à distiller conseils et aide, afin qu’à leur tour, ils puissent un jour “décrocher”. Il faut savoir s’entourer des bonnes personnes, qui ne seront pas là pour juger, mais bien pour aider.

Sophie Daoût le 19/2/2012

Tout ce que raconte cette maman, je l’ai vécu!
Aujourd’hui, j’aide les parents en difficulté par le biais de notre association, “Pour une Jeunesse Sans Drogue”.
http://www.jeunessesansdrogue.net
Levons-nous et battons-nous, c’est ce que je tente de faire au quotidien.
Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces!

Sophie Daoût le 29/2/2012

Ce message est pour Sylvie qui a vécu la même histoire que moi, et qui dans sa région, fait ce que je fais ici à Fréjus.

J’aimerais qu’elle entre en contact avec moi à mon adresse: sophiedaout@free.fr
ou qu’elle aille dans notre siye http://www.jeunessesansdrogue.net
Si toutes les mamans du monde pouvaient se donner la main!

Cannabis : production / offre

Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Synthèse

Première substance en cause dans les saisies et les interpellations de trafiquants

… mais des saisies de cannabis en baisse depuis 2004

En 2009, les saisies de cannabis représentent 59 614 kg, volume en baisse par rapport à 2008 (- 20 %).  L’année 2004 reste l’année record des volumes de cannabis saisis avec 107 748 kg.

Les saisies de cannabis sont constituées à 94 % de résine de cannabis, 5,8 % d’herbe ; les quantités saisies de pieds, graines ou huile de cannabis sont comparativement très faibles [1].

Et des interpellations pour trafic en baisse

Globalement, en 2009, 70 % des interpellations pour trafic (usage-revente, trafic local ou trafic international) concernent du cannabis ; comme pour l’usage, il s’agit du produit le plus fréquent, sauf pour le trafic international, dominé par la cocaïne.

Avec 15 258 interpellations pour trafic de cannabis, l’année 2009 enregistre une baisse sensible par rapport à 2008 (- 22,5 %).

Modes d’approvisionnement en cannabis des jeunes : données déclaratives

Parmi les fumeurs de cannabis au cours de l’année, les garçons sont plus nombreux que les filles à déclarer « généralement » l’acheter (49,9 % vs 33,3 %) ou le cultiver (12,4 % vs4,5 %) ; ces dernières sont en revanche plus nombreuses à se le faire offrir (77,2 % vs60,4 %). Ces réponses ne sont pas exclusives : un consommateur peut en effet alterner ces modes d’approvisionnement suivant les opportunités. Néanmoins, les parts d’autoculture et d’achat croissent avec la fréquence d’usage, tandis que celle du don diminue. Ainsi, 85,9 % des fumeurs quotidiens déclarent ordinairement acheter leur cannabis et ce quel que soit le sexe, 31,4 % le cultiver eux-mêmes, mais 34,1 % disent encore se le procurer gracieusement, ce dernier mode d’approvisionnement concernant toujours principalement les jeunes filles (45,0 % vs 29,9 %) [2].

La hiérarchie de ces modes d’approvisionnement, de même que les niveaux, apparaissent proches de ceux observés en population adulte [3].

Observations locales

Le cannabis, qu’il se présente sous la forme d’herbe ou de résine, est un produit très disponible en France. On a assisté au cours des décennies précédentes à la banalisation de cette substance, laquelle touche désormais les milieux sociaux les plus divers. S’agissant de la disponibilité des différentes formes de cannabis, de nombreux observateurs rapportent une hausse de la disponibilité de l’herbe, qui s’expliquerait notamment par le développement de l’autoproduction qui consiste pour les usagers à assurer eux-mêmes la culture du chanvre. [4] Source

187000 € pour lutter contre la drogue et l’alcool

L’Etat a débloqué 187 000 € pour aider des associations et des collectivités à mener des projets de prévention contre la drogue et l’alcool. L’année passée, cette somme avait financé 42 actions.

C’est un appel à toutes les bonnes volontés. La préfecture et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) lancent un appel à projets afin de mener des actionssur les stupéfiants et les conduites addictives. Les volontaires ont jusqu’à vendredi pour se faire connaître*. Ceux qui seront retenus recevront des subventions de la Mildt.

Cette année, la Mission dispose, dans le département, d’un fonds de plus de 187000 €. L’année dernière, ce dispositif avait permis de donner un coup de pouce à 42 projets.

« Nous intervenons dans le domaine de la prévention de la consommation de drogue, d’alcool mais aussi dans le milieu professionnel et le milieu carcéral », détaille David Clavière, directeur de cabinet du préfet et représentant départemental de la Mildt. Ainsi, sur les 42 opérations menées en 2011, 20 ont porté sur la prévention de la drogue soit 48%, 16 sur l’alcool, 4 ont été réalisées au sein d’entreprises et 2 à la maison d’arrêt de Nanterre.

L’enveloppe de la Mildt est destinée à tous les acteurs de cette lutte : les associations, les collectivités, les villes et le conseil général, ainsi que l’Education nationale, à travers le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (Cesc). Dans les établissements scolaires, la prévention passe par les interventions de 7 policiers référents. Dans le même temps, le conseil général a édité 70000 brochures d’information sur les addictions, qui sont distribuées dans les collèges. Tous les ans, la somme mise à la disposition pour ces initiatives oscille entre 180000 € et 200000 €.

L’enjeu est d’autant plus important que le département est très touché par les problèmes de stupéfiants. On y consomme plus de drogue qu’ailleurs. Près d’un jeune sur deux a fumé au moins un joint de cannabis alors qu’à l’échelle du pays ne chiffre n’est que de 40%. L’écart est encore plus flagrant avec la cocaïne et l’ecstasy : 14% des jeunes Français ont déjà essayé ces substances. Ils sont 23% dans les Hauts-de-Seine.

A côté de la prévention, la répression s’intensifie elle aussi. En 2011, 6 300 personnes ont été arrêtées pour des affaires de stup (usagers, vendeurs ou trafiquants), contre moins de 5 000 en 2010. « Nos publics prioritaires sont les jeunes, mais aussi les adultes, insiste David Clavière. On essaye de les inclure dans les actions. Nous allons nous appuyer sur des réseaux de parentalité mis en place par les mairies pour qu’ils deviennent des relais. »

* Dossier à renvoyer à la Direction départementale de la cohésion sociale des Hauts-de-Seine, 167-177 avenue Joliot-Curie, 92013 Nanterre Cedex. Source

HEROÏNE: Avancée du vaccin anti-addiction

Addictions

Le gouvernement mexicain, par la voix de son secrétaire à la Santé avait annoncé, il y a quelques semaines, le développement en cours d’un vaccin contre la dépendance à l’héroïne, ayant donné lieu début février 2012, à dépôt de brevet. Le vaccin, qui supprime l’effet de plaisir de la drogue, est aujourd’hui sur le point d’être testé sur l’Homme.

Le vaccin expérimental, développé par l’Institut mexicain de psychiatrie aurait déjà fait l’objet de tests de laboratoire sur des rats, la prochaine étape sera des tests cliniques sur l’Homme. Sur l’animal, le vaccin permet de bloquer la dépendance et entraîne une réduction des doses consommées. L’usage clinique serait envisageable sous 5 ans, a-t-il déclaré à la presse mexicaine.

L’ONUDC (United Nations Office) on Drugs and Crime estime entre 12 et 21 millions le nombre de consommateurs d’opiacés dans le monde entier en 2009. L’héroïne demeure l’opiacé le plus utilisé, avec 12-14 millions d’utilisateurs d’héroïne qui en 2009, ont consommé environ 375 tonnes d’héroïne. Le Mexique reste le second cultivateur de pavot dans le monde (voir tableau ci-contre). Cette recherche thérapeutique fait partie d’une politique volontaire du Mexique de lutte contre les drogues, avec, par exemple, en 2009, l’éradication de 15.000 Ha de cultures de pavot à opium. Néanmoins, le Mexique reste toujours l’un des plus gros producteurs (426 tonnes d’opium), qui donnent lieu, chaque année, à 40 tonnes d’héroïne (black tar), dont la moitié, environ, vont aux Etats-Unis.

C’est pourquoi, des chercheurs californiens du Skaggs Institute for Chemical Biology, du Worm Institute of Research and Medicine (WIRM) et du The Scripps Research Institute (Californie), travaillent aussi, dans le même temps, au développement d’un vaccin pour traiter la dépendance à  la méthamphétamine, la cocaïne et l’héroïne. Source

Autres articles : France Soir , Information hospitalière , L’Express

Un vaccin contre l’addiction à l’héroïne? (Le Figaro)

Des chercheurs mexicains de l’Institut National de Psychiatrie sont en train de développer un vaccin qui permettrait de diminuer la dépendance à l’héroïne, rapporte le Guardian. Le vaccin, breveté aux États-Unis, rendrait l’organisme insensible aux effets agréables de cette drogue. Déjà testée avec succès sur des souris, la formule doit désormais être essayée sur des êtres humains.

Plusieurs équipes dans le monde cherchent des solutions semblables à l’addiction aux drogues. Un laboratoire américain du US National Institute on Drug Abuse est notamment en train de développer un vaccin contre la dépendance à la cocaïne.

Selon le gouvernement mexicain, 450.000 personnes seraient dépendantes aux drogues dans le pays. Le pavot est cultivé dans les montagnes de la Sierra Madre puis transformé en Black Tar et en Mexican Mud, deux formes d’héroïne qui sont ensuite passées en contrebande par le Rio Grande. Depuis 2006, le cartel des drogues a assassiné plus de 47.000 personnes au Mexique.

Addictions et dépendances au coeur de la nouvelle campagne du neurodon

– La campagne nationale du neurodon, opération de de collecte de fonds pour financer des programmes de recherche sur le cerveau et les maladies neurologiques, ainsi que d’information, se déroulera du 5 au 10 mars prochains. Cette année, elle sera essentiellement axée sur les addictions et les dépendances. L’occasion de sensibiliser le grand public à l’accoutumance aux jeux vidéo, aux drogues, à l’alcool ou encore aux substituts nicotiniques.

Organisée par la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC), cette campagne nationale 2012 visera principalement à informer le grand public sur le rôle du cerveau dans les addictions.
A cet effet, la FRC lancera un blog dédié, pour permettre aux internautes d’évoquer le problème des addictions et des dépendances avec des chercheurs spécialisés, des cliniciens, des neurologues et des psychiatres. Chaque jour, à partir du 5 mars, un thème spécifique sera abordé : les jeux vidéo, les nouvelles drogues, la toxicomanie, l’alcool, et le cannabis.
A l’occasion de cette campagne, la Fédération proposera également un nouveau guide et un mémo, entièrement consacrés aux addictions.
« Que peuvent apporter les neurosciences à la compréhension, la prévention et à la prise en charge des addictions ? Dans le droit fil de sa mission, la FRC a souhaité réunir autour de la même table neurobiologistes, neurologues, addictologues, psychiatres et psychologues, pour mieux informer le public sur ce problème de santé dont les répercussions sociales, économiques et financières sont encore mal évaluées en France« , indique Arnaud Brunel, président de la FRC.
Ultime étape de cette campagne, la collecte Carrefour / neurodon, qui se tiendra du 12 au 18 mars prochains dans les magasins Carrefour et Carrefour Market. Lors de leur passage en caisse, les particuliers auront ainsi la possibilité de faire un don de 2€ pour soutenir la recherche

Des smartphone pour lutter contre l’addiction à la drogue ?

Selon le site Atelier.net, une étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine du Massachusettsconclue que le smartphone pourrait aider à lutter contre les addictions. Pour les chercheurs, les traitements utilisés pour traiter des patients admis en cure de désintoxication deviennent vite inefficaces à l’extérieur, en raison notamment de l’incapacité d’un individu à reconnaître les changements biologiques qui indiquent un risque accru de rechute ou une incapacité à changer ses comportements pour réduire les risques pour la santé.

Les chercheurs se sont donc associés avec l’Institut de technologie du Massachusetts pour mettre en place un système qui aiderait les anciens toxicomanes à ne plus replonger: une bande de capteurs accrochée autour du poignet qui mesure les changements physiologiques (les mouvements du corps, la température de la peau et la fréquence cardiaque), indicateurs de stress, transmettent ces informations au smartphone, à l’aide d’un système sans fil. Les applications logicielles qui y sont présentes permettent ensuite de contrôler et traiter les données physiologiques du patient. Ces informations sont ensuite utilisées pour identifier, en temps réel, le risque de plonger à nouveau dans la drogue et transmises aux spécialistes.

Les chercheurs n’en sont encore qu’à la phase d’essai, mais celle-ci pourrait être concluante dans peu de temps Paris Normandie

Drogue : l’envers du décor

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