187000 € pour lutter contre la drogue et l’alcool

L’Etat a débloqué 187 000 € pour aider des associations et des collectivités à mener des projets de prévention contre la drogue et l’alcool. L’année passée, cette somme avait financé 42 actions.

C’est un appel à toutes les bonnes volontés. La préfecture et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) lancent un appel à projets afin de mener des actionssur les stupéfiants et les conduites addictives. Les volontaires ont jusqu’à vendredi pour se faire connaître*. Ceux qui seront retenus recevront des subventions de la Mildt.

Cette année, la Mission dispose, dans le département, d’un fonds de plus de 187000 €. L’année dernière, ce dispositif avait permis de donner un coup de pouce à 42 projets.

« Nous intervenons dans le domaine de la prévention de la consommation de drogue, d’alcool mais aussi dans le milieu professionnel et le milieu carcéral », détaille David Clavière, directeur de cabinet du préfet et représentant départemental de la Mildt. Ainsi, sur les 42 opérations menées en 2011, 20 ont porté sur la prévention de la drogue soit 48%, 16 sur l’alcool, 4 ont été réalisées au sein d’entreprises et 2 à la maison d’arrêt de Nanterre.

L’enveloppe de la Mildt est destinée à tous les acteurs de cette lutte : les associations, les collectivités, les villes et le conseil général, ainsi que l’Education nationale, à travers le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (Cesc). Dans les établissements scolaires, la prévention passe par les interventions de 7 policiers référents. Dans le même temps, le conseil général a édité 70000 brochures d’information sur les addictions, qui sont distribuées dans les collèges. Tous les ans, la somme mise à la disposition pour ces initiatives oscille entre 180000 € et 200000 €.

L’enjeu est d’autant plus important que le département est très touché par les problèmes de stupéfiants. On y consomme plus de drogue qu’ailleurs. Près d’un jeune sur deux a fumé au moins un joint de cannabis alors qu’à l’échelle du pays ne chiffre n’est que de 40%. L’écart est encore plus flagrant avec la cocaïne et l’ecstasy : 14% des jeunes Français ont déjà essayé ces substances. Ils sont 23% dans les Hauts-de-Seine.

A côté de la prévention, la répression s’intensifie elle aussi. En 2011, 6 300 personnes ont été arrêtées pour des affaires de stup (usagers, vendeurs ou trafiquants), contre moins de 5 000 en 2010. « Nos publics prioritaires sont les jeunes, mais aussi les adultes, insiste David Clavière. On essaye de les inclure dans les actions. Nous allons nous appuyer sur des réseaux de parentalité mis en place par les mairies pour qu’ils deviennent des relais. »

* Dossier à renvoyer à la Direction départementale de la cohésion sociale des Hauts-de-Seine, 167-177 avenue Joliot-Curie, 92013 Nanterre Cedex. Source

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