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Le binge drinking, une pratique dangereuse

Appelé aussi « biture express », le binge drinking est une pratique de plus en plus fréquente chez les jeunes vivant dans les pays industrialisés. Elle consiste en boire dans un court laps de temps plus de six verres standard d’alcool. Explications, facteurs de risques, dangers… On fait le point sur cette pratique en vogue chez les jeunes.  

alcool jeune

Sommaire

Le binge drinking est un phénomène très présent en France et qui touche plus particulièrement les jeunes. Il s’agit d’une alcoolisation intense et ponctuelle, ou intoxication alcoolique aiguë. Si ce type d’alcoolisation diffère de l’alcoolisme standard, il peut générer de graves conséquences à court terme et à long terme chez les jeunes et les adultes le pratiquant. Définition, prévention, traitement… On fait le point sur ce phénomène qu’est le binge drinking.

Définition : le binge drinking, c’est quoi ? Est-il plus présent chez les jeunes ?

Le terme de binge drinking nous vient tout droit d’Outre-Manche. Il est traduit en français par « alcoolisation ponctuelle importante » (API). Le binge drinking est une pratique qui consiste en une consommation d’alcool excessive et très rapide. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), le binge drinking décrit une alcoolisation d’au moins six verres standard d’alcool lors d’une soirée, dans un court laps de temps.

Pour rappel, un verre standard d’alcool équivaut à :

– 10 cl de vin ou de champagne

– 25 cl de bière

– 2,5 cl de pastis ou de whisky ou autre alcool fort

Quels sont les symptômes de cette alcoolisation aiguë ?

Le binge drinking, c’est donc un phénomène où les personnes impliquées boivent beaucoup et se mettent dans un état d’ivresse important. Il n’y a pas vraiment de symptôme à proprement parler du binge drinking, En terme de profils, les études montrent que les individus de sexe masculin sont plus exposés à ce phénomène. Ce sont également des personnes jeunes, voire très jeunes. Dans un rapport publié en 2017, l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), 44% de jeunes âgés de 17 ans déclaraient avoir pratiqué le binge drinking durant le dernier mois. Cette consommation d’alcool excessive peut aussi se produire dans des environnements spécifiques, notamment dans le milieu des soirées étudiantes et des grandes écoles.

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Foie, cerveau… Quels sont les risques et conséquences de cette addiction ponctuelle ?

Si le binge drinking est une pratique fréquente, elle peut avoir de nombreuses conséquences à court terme et à long terme. En effet, le binge drinking va avoir plusieurs types de conséquences :

Les conséquences sur le moment

– Le consommation d’alcool va entraîner une altération des facultés cognitives et comportementales

– La prise de risque peut être accrue au niveau du comportement. Cela peut être le fait de prendre la route en état d’ivresse ou encore d’avoir des rapports sexuels non protégés

– La consommation d’alcool peut engendrer de l’agressivité et des troubles du comportement, rendre agressif (violences aux personnes) ou conduire à se mettre soi-même dans des situations dangereuses, sur la voie publique ou ailleurs

– Dans certains cas, le binge drinking peut générer des intoxications alcooliques aiguës, avec notamment des comas éthyliques

– Le binge drinking chez les jeunes peut aussi générer des troubles le lendemain de l’état d’ivresse avec des troubles du sommeil, de la concentration, ou encore des pertes de mémoire

– Le binge drinking répété peut aussi impacter financièrement a personne qui le pratique, en raison d’achats massifs d’alcool

Les conséquences à long terme :

En plus des conséquences immédiates sur la santé et la vie sociale, le binge drinking peut avoir plusieurs types de conséquences sur le long terme :

– Un risque accru de développer une addiction à l’alcool

– Un risque plus élevé également de développer des formes de cancer (gorge, côlon…)

– Le binge drinking chez les jeunes peut également à long terme entraîner des maladies cardiaques (cardiopathies) ou encore des troubles du foie (cirrhose). Des conséquences neurologiques (cerveau) telles que des neuropathies ou encéphalopathies peuvent aussi se manifester.

Prévention et traitement : comment soigner et arrêter le binge drinking ?

Il n’est pas forcément aisé de détecter le binge drinking chez les jeunes. Mais en cas de suspicion, il est important de dialoguer avec ce dernier sur les dommages générés par l’alcool. Il faut développer une relation de confiance, pour permettre au jeune victime de binge drinking de prendre conscience de sa consommation d’alcool. En cas de difficulté à dialoguer, il est aussi possible d’en parler avec son médecin traitant.

Source

Entre cannabis et tabac, peut-on choisir ?

 Professeur Jean-Paul Tillement et Professeur Jean-Pierre Goullé

Comment répondre aux principales questions que pose le projet de légalisation de l’usage du cannabis. Ce message s’adresse aux utilisateurs actuels ou futurs, à ceux qui les renseignent, à ceux qui les combattent.

On pourrait, d’un trait de plume, rejeter toute idée de légalisation de l’usage du cannabis : c’est une drogue avérée, ce qu’une grande majorité de français admet. Or nous avons déjà deux drogues légales qui font des ravages dans notre pays, l’alcool, 41000 morts par an et le tabac,75000 morts par an : pourquoi en ajouter une troisième ?

Dans son projet de lutte contre le tabagisme, le Ministère des solidarités et de la santé affirmait, le 20 décembre dernier :

Le bon sens dit non, la médecine aussi.

« Première cause de mortalité évitable, de mortalité par cancer et de mortalité avant 65 ans, le tabac est responsable dans notre pays de près d’un décès sur huit. La stratégie nationale de santé et le plan Priorité Prévention font de la lutte contre le tabac une priorité de santé publique de premier plan.

Le programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 traduit la volonté d’agir encore plus fortement contre ce fléau : combinant des actions sur le volet économique et sur les volets sociaux et sanitaires, il élargit la palette d’interventions. Toutes ces actions doivent converger vers un but : aider nos jeunes enfants d’aujourd’hui à devenir, dès 2032, la première génération d’adultes sans tabac ».

Dans de telles conditions, comment concilier cette lutte contre le tabagisme, son objectif zéro tabac et souhaiter l’usage de cannabis ?

Pourquoi alors de nombreux pays s’engagent ils dans cette voie ? Sommes nous en retard ? La question peut se poser et pourtant les preuves des méfaits du cannabis s’accumulent : les voyants sont tous au rouge, montrant son rôle aggravant dans les accidents de la route, dans l’augmentation des urgences hospitalières, dans les comportements violents, dans les crimes et plus insidieux encore, dans les échecs scolaires, mais aussi sur l’enfant à naître, les possibles effets sur la transmission parentale (épigénétique),l’augmentation de l’attrait pour les autres drogues pour ne citer que les plus connus.

Le choix de la légalisation est à l’évidence paradoxal mais peut s’expliquer. On laissera de côté les recherches individuelles de besoin d’évasion, d’idées nouvelles, l’envie de transgression pour ne s’intéresser qu’aux fournisseurs. L’Europe a été littéralement envahie et véritablement inondée par les marchands de drogue. Ceux-ci ont utilisé très tôt des stratégies industrielles et commerciales très habiles et ils ont pris de court nombre de gouvernements.

Dans un premier temps ont été proposés des produits peu concentrés en tétrahydrocannabinol (THC), d’activité réelle mais modérée et suffisante pour créer un temps de« récréation » souvent convivial et somme toute sur le moment anodin. La propagande bien orchestrée et la naïveté en ont fait une « drogue douce » à la mode dans certains milieux ; le piège s’ouvrait. Progressivement, discrètement, les concentrations ont augmenté jusqu’à créer le besoin.

La manœuvre est habile : l’effet s’épuise rapidement par répétition des doses, tous les trois jours par exemple. Si donc on veut maintenir les mêmes sensations, il faut augmenter les doses. Ce que ne sait pas l’utilisateur, c’est que le pouvoir addictogène, lui, ne s’épuise pas mais augmente. L’utilisateur devient donc de plus en plus dépendant et, pour maintenir un même effet, il augmente les doses et le pouvoir addictogène : le piège se referme progressivement. Ce piège est solide car le THC ne s’élimine que lentement et donc s’accumule dans l’organisme. Ses localisations préférentielles sont les lipides cérébraux, d’où les effets psychiques mais pas seulement :le cœur et le risque d’infarctus, les vaisseaux avec les accidents vasculaires cérébraux et l’artérite des membres périphériques, les pathologies pulmonaires, pour ne citer que les plus fréquents.

 Les effets du cannabis sont dits concentrations dépendantes, plus celles-ci s’élèvent, plus les effets sont intenses et de nouveaux effets apparaissent, non plus seulement somatiques mais aussi psychiatriques.  On comprend l’engrenage dans lequel tombe le toxicomane. Il n’a pas conscience de l’aspect cumulatif de ses prises et de leur caractère insidieux : le cannabis est une drogue dure mais lente (qui pourrait faire croire qu’elle est douce) qui agit par accumulation. Il est difficile de s’en débarrasser. A l’opposé de l’alcool qui s’élimine relativement vite de l’organisme, le THC persiste : aussi peut-on remarquer que les cellules de dégrisement bien connues des commissariats de police, efficaces en cas d’ivresse alcoolique, sont sans effet pour le cannabis.

Cette stratégie des doses progressives des trafiquants, les premières étant même parfois gratuites, est très efficace, elle empoisonne et emprisonne le toxicomane. Elle est soutenue par des organisations puissantes, les unes internationales (livraisons discrètes à domicile ou par la poste), d’autres artisanales mais aussi actives. Elles visent à rendre l’addiction irréversible.

Pourquoi l’Europe est-elle ainsi « privilégiée » ? Parce qu’elle peut payer, cette industrie est hautement lucrative.

Peut-on encore agir ? Les campagnes de répression et de prévention sont peu efficaces pour le cannabis. La loi de 1970  n’est que très peu appliquée, beaucoup d’élus et même certains magistrats considèrent qu’elle est inapplicable : 

« On ne peut mettre tout le monde en prison ». Il y a du vrai dans ce propos mais il résulte d’un manque initial de réactivité des pouvoirs publics : le laisser faire. Et la société subit la loi des trafiquants qui ont réussi à atteindre leur but : un très grand nombre d’intoxiqués, l’objectif étant de rendre le processus irréversible.

Est-ce pour autant désespéré ? Non, il y a un premier contre-exemple, celui du tabac. Les campagnes d’information successives, le coût sans cesse augmenté des cigarettes, l’interdiction de fumer dans les lieux publics ont actuellement un impact positif sur la baisse du tabagisme. Il n’est malheureusement que très partiel mais il est convaincant et invite à le poursuivre. L’alcoolisme lui aussi est en régression, sa diminution doit beaucoup aux campagnes de sensibilisation aux maladies qu’il provoque, aux accidents de la route où la gravité va de pair avec la consommation d’alcool, à la déchéance physique et mentale auxquelles il peut conduire. Il pose d’autres problèmes que le tabagisme, certainement plus difficiles, très préoccupants chez les jeunes.

Et le cannabis dans tout cela. On peut d’abord observer qu’il est souvent associé à l’alcool, au tabac ou encore aux deux. Les effets sont cumulés. Combattre les deux mais ouvrir les portes au troisième semble défier le bon sens. Et pourtant, bon nombre de voix passent outre ce raisonnement. Certains voient dans la légalisation du cannabis, la possibilité d’en contrôler l’usage alors que l’exemple du Canada prouve l’inverse. D’autres y voient le moyen de renflouer les caisses d’un état, l’expérience américaine (Colorado) montre le contraire, la consommation augmente, les hospitalisations aussi, le bilan économique est négatif.

Il semble que deux observations majeures devraient être prises en compte dans les décisions prises. La première est la connaissance de la psychologie du toxicomane. Lorsque l’addiction est bien ancrée, la demande est toujours la même « toujours plus, toujours plus vite », compenser le manque. Il faut sans cesse augmenter les doses. Malheureusement les salles de « shoot » actuelles, même si ce n’est pas leur but, favorisent l’accrochage car elles offrent tranquillité et une sécurité (relative) à l’escalade des doses et aux expériences multiples, on peut y apporter sa drogue sans y être obligé de se soigner. Le but clairement affiché est la réduction du risque. Mais le réduire, c’est déjà l’accepter et pratiquement renoncer au sevrage. La véritable décision médicale est au contraire de supprimer le risque.

La seconde est la puissance actuelle des réseaux de diffusion des drogues et les multiples propositions d’autres drogues, substances naturelles ou de synthèse qu’ils offrent. L’actualité le prouve. Ce sont eux qu’il faut combattre mais les moyens légaux sont limités et insuffisants.

L’arme qu’il nous reste est l’éducation. Nous sommes nombreux à penser que si le futur expérimentateur d’une drogue connaissait le risque encouru, les dangers et les méfaits connus, les expériences désastreuses de toxicomanes dépassant le seul individu mais frappant aussi des familles voire des communautés entières, la prise de risque serait moins évidente, plus prudente et plus lucide. Malheureusement en France actuellement, l’information est limitée et incomplète.

Dans les établissements d’enseignement, les interventions des gendarmes sont très utiles mais rares et limitées aux risques judiciaires, amendes, rappel à la loi, stages d’information, prison…Elles ne sont pas ou peu éducatives. Il faut aller plus loin et véritablement enseigner comment refuser l’appât de la drogue. C’est ce levier qu’il faut actionner : mettre en place un véritable plan éducatif enseigné dans les établissements scolaires comme tout autre enseignement sous le titre par exemple d’éducation à la santé. Autrement dit, prendre, imposer, le temps d’une véritable information, précise, claire et détaillée, preuves scientifiques et médicales à l’appui, des dégâts provoqués par les drogues (toutes), sur le cerveau surtout lorsqu’il est en construction à l’adolescence, mais aussi sur d’autres organes.

Mais alors, comment justifier la légalisation ?  Légaliser le cannabis irait à l’opposé de toute mesure d’éducation, de prévention et serait même une forme d’incitation déguisée : comment apprendre à refuser ce qui est permis ?

Il y a là un choix à faire entre la facilité d’accepter de suivre une dérive qu’on n’a pas pu maitriser en temps utile ou résister aux pressions qui s’exercent et qui flattent.

On attend la voix courageuse qui osera dire non à la drogue, à celle-ci comme aux autres.

Harry Potter : Daniel Radcliffe se confie sur son addiction à l’alcool pendant le tournage de la saga

Harry Potter : Daniel Radcliffe se confie sur son addiction à l’alcool pendant le tournage de la saga
©Dan Wooller/REX/SIPA

SAUVEGARDER

Cela fait neuf ans que la saga « Harry Potter » a pris fin au cinéma. La semaine dernière, Daniel Radcliffe est revenu sur son parcours d’acteur et ses années d’apprenti sorcier à Poudlard dans l’émission « Off Camera ». Une période de popularité compliquée à gérer selon lui. 

Daniel Radcliffe n’avait que douze ans lorsque la célébrité lui est tombé dessus. Avec la sortie d’« Harry Potter à l’école des sorciers », premier volet d’une saga de huit films, le jeune acteur et ses deux acolytes à l’écran, Emma Watson et Rupert Grint, rencontrent un succès mondial. Dans un nouvel épisode de l’émission « Off Camera », présentée par le journaliste Sam Jones, Daniel Radcliffe est revenu sur ses débuts dans le cinéma et notamment sur la pression qu’il a ressentie lorsqu’il est passé du stade de petit garçon ordinaire à celui de visage du phénomène mondial « Harry Potter ».

« JE SUIS BEAUCOUP PLUS HEUREUX MAINTENANT »

« Puisque vous avez un travail génial, que vous êtes riche, vous n’avez pas le droit d’être triste ou peu enjoué par tout ça. Et je pense que cela ajoute de la pression », confie l’acteur de 30 ans. Dans cet entretien, Daniel Radcliffe évoque son addiction à l’alcool, survenue dans les premières années du succès des aventures d’« Harry Potter » imaginées par J.K. Rowling. « Le moyen le plus rapide pour oublier que vous étiez dévisagé en permanence, c’était de bien se saouler. Et quand tu es saoul, tu te dis “Oh, les gens me regardent encore plus mais c’est parce que je suis très ivre, donc je devrais peut-être boire plus pour les ignorer encore plus” », raconte Daniel Radcliffe.

Après « plusieurs tentatives » pour freiner sa consommation d’alcool, l’acteur explique qu’il n’a définitivement arrêté de boire qu’après le tournage de l’ultime volet de la saga « Les reliques de la mort : épisode 2 », en 2011. « J’ai été incroyablement chanceux d’être bien entouré à certains moments de ma vie. J’ai rencontré des gens très importants, certains acteurs, d’autres non, qui m’ont donné de bons conseils et se sont souciés de moi, affirme Daniel Radcliffe. Quand je pense à tout le chaos que j’avais dans ma vie, je me dis que je suis beaucoup plus heureux maintenant. »

Source

Lettre du CNPERT Juillet 2022

Table des matières

Evolution des toxicomanies : un vécu médical dans un milieu insulaire Docteur Régis Brunod

La kétamine Pr. Jean Costentin

In memoriam Le docteur Xavier du Ranquet,

Comme attendu la consommation de cannabis s’est accrue au Québec

La vape et le tabac chauffé Dr. Philippe Arvers – addictologue (Lyon) et Dr. Marion Adler – tabacologue (Paris)

Usage de drogues chez les élèves de 3ième en 2021, des résultats encourageants, mais à confirmer Pr Jean-Pierre Goullé

Cannabidiol – Attention aux allégations de santé ! Pr Jean-Pierre Goullé

Le cannabis – des méfaits en aigu, au long, voire au très long cours et éventuellement pour la progéniture. Pr. Jean Costentin

Les blagounettes de la CXXIX

Cliquez ici pour télécharger la lettre de Juillet 2022

EDVO

Bonjour Madame, bonjour Monsieur,

Chers (res) adhérents (tes) , chers partenaires,

En raison des contaminations COVID au sein de notre structure depuis cette semaine (3 résidents positifs en isolement et 2 restent en famille à l’extérieur), je vous informe que notre journée « portes ouvertes » du 9 Juillet, est reportée en Septembre; je vous ferai parvenir une nouvelle invitation quand la date sera fixée dès que possible.

Pour celles et ceux qui avaient déjà réservé cette journée , vous voudrez bien nous excuser pour cette annulation et dans l’attente de notre prochaine invitation, je vous souhaite un bel été.

Bien cordialement.

Jean-Paul BRUNEAU

Président Fondateur de l’Association Nationale EDVO

06 09 21 26 92

Propositions du CNPERT : G – Identifier les nouvelles drogues et leurs origines

À la fin de l’année 2020, l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies surveillait plus de 830 nouvelles drogues, parmi lesquelles 45 avaient été détectées cette année-là en Europe pour la première fois. Ces drogues couvrent une vaste gamme de produits, tels que des cannabinoïdes de synthèse, des stimulants variés, des opioïdes et des benzodiazépines. Ces nouvelles substances psychoactives, toxicomanogènes et utilisées comme drogues, sont le plus souvent obtenues par synthèse.

Elles sont produites en vrac, par des sociétés chimiques ou pharmaceutiques localisées en Chine ; puis expédiées vers l’Europe dans des laboratoires clandestins, qui les transforment  en la drogue finale.

Elles sont conditionnées et commercialisées avec ingéniosité sous des appellations trompeuses (« sels de bain », « encens », « compléments alimentaires », « médicaments », « produits chimiques »..), n’hésitant pas, via Internet, à infiltrer les réseaux sociaux et à s’attaquer aux plus jeunes ; elles sont ainsi pour eux un véritable danger. Il convient donc de surveiller étroitement les importations et de démanteler les laboratoires clandestins situés en Europe.

La criminalité organisée est impliquée dans ce vaste trafic particulièrement lucratif. Une attention toute particulière doit également être portée au cybermarché noir ainsi qu’aux « cyber dealers » présents sur le marché français.  Il faut trouver les moyens de neutraliser les commandes par internet des diverses drogues, avec leur livraison par le circuit postal.

La vente du protoxyde d’azote (N20) détourné de la fabrication domestique de la crème chantilly, pour un usage festif non dénué de risques, dont celui d’induire une dépendance, doit être interdite. Ce gaz doit, pour cet usage domestique, être remplacé par un autre, tel l’azote (N2).

H – Suggestions supplémentaires

Les toxicomanies sont un mal profond, qui s’ancre et s’amplifie. Il concerne, outre de nombreux sujets jeunes, de plus en plus d’adultes, qui sont devenus dépendants dans leur jeunesse et qui désormais pèsent politiquement sur les décisions législatives concernant les drogues. Les masses budgétaires énormes qu’elles mobilisent redoublent les appétits de sociétés capitalistes attentives à leurs seuls revenus, qui déploient un lobbying intense auprès des décideurs et des médias. On ne peut même exclure que quelques professionnels de la santé ou du secteur médico-social ne trouvent de rentes de situation dans la pérennisation de certaines addictions.

Une réflexion doit s’engager sur l’urbanisme et l’architecture, pour repenser la création des grandes « cités », en supprimant les goulots d’étranglement à l’entrée, pensés par des soixante-huitards qui souhaitaient empêcher l’entrée de la police dans les grands ensembles (théories de Roland Castro). Revoir les immeubles (caves, cages d’escalier, points d’entrée) pour éviter que des sas de contrôle ou de surveillance puissent aisément être mis en place par des trafiquants. Les espaces verts et aires de jeux  sont à revoir pour éviter les emplacements « cachettes » et les haies trop protectrices. Ces règles devraient être imposées aux promoteurs immobiliers et aux sociétés de HLM en encourageant la démolition des grandes « barres » et leur remplacement par des habitations plus vivables.

Les produits utilisés se diversifient, tout comme leurs modalités d’utilisation qui sont au service d’une puissance accrue de leurs effets. Les Etats-Unis, qui ont subi avant nous ces évolutions, nous préviennent de ce qui nous menace si nous ne nous protégeons pas. Ils nous donnent à redouter la légalisation du cannabis, alors que ses méfaits de mieux en mieux connus sont de plus en plus inquiétants.

Les 100.000 décès par overdoses d’opioïdes, en 2021, aux Etats-Unis, constituent un autre avertissement très fort. Hélas, certains ne tiennent pour vrai que ce qui les arrange et pour faux ce qui les dérange. La prévention à mettre en œuvre doit être fondée sur les preuves, l’épidémiologie, les mécanismes neurobiologiques, et ne pas se limiter à des assertions sans justifications.  

Les actions doivent porter prioritairement sur la prévention. L’instauration d’une éducation civique sanitaire constitue une nécessité. L’éducation nationale doit en assumer l’essentiel, en se faisant assister des compétences du monde médical, pour la formation de ses formateurs.

Outre les suggestions/propositions effectuées pour chaque drogue, plusieurs autres sont ajoutées ici.

 Des livres de référence doivent être réalisés, les uns pour l’enseignement primaire, d’autres pour le Collège, d’autres pour le Lycée ; distinguant ceux à l’usage des élèves de ceux à l’usage des enseignants. Ces livres officiels devront avoir l’imprimatur de commissions constituées : d’enseignants (primaire, collège, lycée), de représentants des professions médicales (médecins généralistes, médecins scolaires, addictologues, infirmières scolaires, pharmaciens, toxicologues, pharmacologues, psychologues), de représentants de la Gendarmerie et de la Police nationale… Ces livres seront les supports des enseignements dispensés depuis l’école primaire jusqu’aux premières années de l’université. Ces enseignements seront conçus pour la prévention par l’information.

L’usage en public de drogues licites (tabac, alcool), en présence de sujets jeunes, doit être évitée par les enseignants et les autres personnes détentrices de l’autorité. Les sanctions doivent être redoublées pour ceux d’entre eux qui s’adonnent à des drogues illicites. Pour s’en assurer ils pourraient être soumis à des tests urinaires, effectués à la faveur de visites médicales qui devraient devenir annuelles et obligatoires.

Toutes les professions ou activités qui s’exercent au contact des jeunes (enseignants, responsables de club sportifs, moniteurs d’auto-école, ministres des cultes, entraineurs sportifs, personnels des colonies de vacances et de clubs pour la jeunesse, chauffeurs de cars scolaires..) devront avoir reçu une information sur les drogues et les toxicomanies.

Que des personnes appointées pour traiter, former, informer, éduquer, fassent l’apologie des drogues et toxicomanie devra être considéré comme une faute professionnelle et même comme un délit, poursuivi à ce titre.

L’ambition exprimée par le Président Emmanuel Macron d’avoir en 2030 une génération sans tabac, est extrêmement souhaitable et doit être applaudie. Pour être réalisable cela doit commencer dès maintenant, car il ne reste que 8 ans pour que les « minos » qui ont 4 ans aujourd’hui, soient dissuadés de consommer leur première cigarette à 12 ans. Parmi les moyens pour y parvenir il faut instantanément stopper la mission parlementaire des députés qui œuvre à marche forcée pour la légalisation du cannabis. Elle intensifie sa banalisation en le travestissant en « médicament » (l’Académie de médecine estime pourtant que ce cannabis est « un faux médicament et une vraie drogue »). Cette mission parlementaire déclenche déjà une filière de production nationale de cannabis, avant que soient obtenus les résultats de l’expérimentation bancale qu’elle a initiée, qui n’en est qu’à mi-parcours  (expérimentation dénoncée tant par l’Académie nationale de médecine que par celle de pharmacie).

Il faut que la MILDECA, dont les yeux sont enfin dessillés, donne tout son sens à la lettre L (comme Lutte) de son acronyme ; elle devrait supprimer ses subventions aux associations qui militent pour la légalisation de toutes les drogues et pour la généralisation des salles de shoots. Il faudrait renforcer ses moyens humains, financiers et juridiques pour qu’elle puisse sensibiliser le public le plus large ; elle devrait être dotée de moyens d’intervention auprès des différents ministères, leur faisant remonter des signalements pour qu’ils soient suivis d’effets.Son activité devrait être effectivement en relation directe avec le Premier ministre. Elle devrait être dotée d’un conseil d’orientation élargi à des scientifiques, des criminologues, des médecins (dont des addictologues), des pharmacologues, des toxicologues, des anthropologues, des sociologues…

La lutte contre les toxicomanies doit être une des grandes causes nationales du quinquennat à venir.

Prochain Article : Apostille le 3 Juillet

Propositions du CNPERT : E – Agir contre les opiacés et les opioïdes

Il y a une quinzaine d’années plusieurs médias reprochaient au corps médical sa pusillanimité dans la prescription d’analgésiques opiacés (issus de l’opium) ou opioïdes (agents de synthèse agissant selon le même mécanisme que la morphine), qui sont les antalgiques les plus puissants. Pour enfoncer le clou, ils reprochaient aux médecins de faire peu de cas de la douleur de leurs patients.

Cette interprétation fallacieuse et venimeuse voulait en ignorer une autre, celle de la propension des Français à abuser communément de différentes drogues. Sous ces incitations, les prescriptions médicales d’analgésiques se sont multipliées. Au niveau Européen, devant l’apparition de détournements et/ou de surdoses (surtout en Europe du Nord), l’élixir parégorique, le Diarsed® (antidiarrhéique associant atropine et diphénoxylate), le dextropropoxyphène (in Di-Antalvic®, in Propofan®) ont été retirés de la pharmacopée. La codéine qui était en vente libre, comme antitussif, mais surtout comme substitut à bas prix de l’héroïne, s’est trouvée adjointe au paracétamol et fut très/trop largement utilisée. Elle fut aussi utilisée dans des cocktails psychédéliques, associée à des antihistaminiques (« purple dranks »). Devant ces constats, elle vient enfin de faire l’objet de mesures restrictives. Le tramadol a vu aussi sa prescription s’emballer et des dépendances s’installer.

La diffusion du Subutex®/buprénorphine, que peuvent prescrire les généralistes aux héroïnomanes, pour les faire rompre avec leur comportement injecteur, connaît de nombreux débordements et détournements. Ils aboutissent au recrutement de nombreux toxicophiles qui se font piéger par les opioïdes. Qui plus est, une forte proportion de ses « bénéficiaires » se l’injectent (en 2017, ils étaient 25% dans les centres de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et 46% dans les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD) à le faire) ou bien ils la sniffent (25% dans les CSAPA et 21% dans les CAARUD. Les néophytes empruntent par cette buprénorphine le chemin qui les conduira à des produits plus puissants dont, bien sûr, l’héroïne elle-même, par voie intraveineuse.

La préoccupation lourdement affichée d’une « réduction des risques »  mise en avant pour justifier ce « Subu » est sévèrement contredite par ces données, qui montrent qu’elle fait naître d’autres risques, plus intenses que ceux qu’elle prétendait réduire ; cela à des coûts élevés pour la collectivité. Récemment l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient d’agréer une forme « Lyoc » de la buprénorphine à haut dosage (Orobupré®), dont la mise en solution ne comporte plus aucun résidu limitant le volume qui peut être injecté (à la différence du Subutex ®) ; une particularité évidemment de nature à aggraver ce détournement…

Deux voies principales conduisent au recrutement des sujets dépendants aux opioïdes (ils sont près de 300.000 en France):

La première voie correspond, souvent, à l’aboutissement d’un parcours de toxicophilie : Escalade à l’origine de polytoxicomanies. L’individu ayant abusé de toutes les drogues d’amont : tabac, alcool, cannabis, cocaïniques et amphétaminiques, codéine, tramadol, Lamaline®/poudre d’opium, buprénorphine, arrive à la morphine et bientôt accède au sommet, représenté par l’héroïne. On redoute l’arrivée en France des anilinopipéridines (fentanyl, sufentanyl, carfentanyl, cyclofentanyl..) ; ces opioïdes, actifs à de très faibles doses, sont à l’origine de multiples surdoses. Aux U.S.A., en 2016,  la mortalité due aux opioïdes était estimée à 64.000 victimes, dont 20.100 par les dérivés du fentanyl. Les chiffres récents du nombre global de surdoses mortelles par opioïdes dans ce pays faisaient état,  en 2017, de 72.200 décès et en 2021, de 100.000 décès. 

 L’héroïne, qui piège en France près de 150.000 personnes, est actuellement la drogue la plus « dure ». L’accès facilité aux seringues, qui a contribué à réduire la diffusion du SIDA et de l’hépatite C (qui résultait du prêt de seringues entre héroïnomanes) a évidemment contribué à l’augmentation de l’administration intra veineuse des drogues (autre exemple d’une réduction des risques, en faisant naître ou croître d’autres).

La deuxième voie conduisant au recrutement par les opioïdes, résulte soit de  prescriptions galvaudées soit, quand elles sont médicalement justifiées, de doses ou de  durées d’administration excessives. Le dessein de soulager vite, ne devrait pas relativiser l’impératif du « primum non nocere » (d’abord ne pas nuire).

Pour limiter ce mode de recrutement d’une morphino-dépendance par la thérapeutique, il faut insister sur quelques principes :

  • Assurer une meilleure formation des médecins à la prescription des analgésiques. Cette prescription doit être dégagée des pressions médiatiques et n’être centrée que sur des préoccupations authentiquement médicales, faisant abstraction de démagogie ; ne faisant pas payer au patient, pour le confort d’un soulagement rapide, le prix d’une addiction durable, qui peut être désastreuse.
  • Etre économe des moyens disponibles, en gardant toujours des réserves d’efficacité. La première prescription fait appel au paracétamol (sans dépasser 3g par jour), dans un deuxième temps, pour les douleurs liées à une inflammation aigüe, viendra le recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou, encore plus actifs, aux glucocorticoïdes. L’adjonction au paracétamol de la codéine devra s’assurer que le patient n’est pas déjà victime de pharmacodépendances notables. Il en sera de même pour le recours éventuel au tramadol (Topalgic®) ou à la buprénorphine à faible dose (Temgésic®). La prescription ultime des opioïdes les plus forts (oxycodone, morphine…) se limitera aux doses nécessaires et suffisantes, pour les périodes les plus brèves possibles (hormis les soins palliatifs et l’accompagnement des personnes en fin de vie qui font appel à des stratégies spécifiques).
  • Le tétrahydrocannabinol (THC du cannabis) n’a pas de place dans cette gradation thérapeutique. Ses effets analgésiques, modérés, y compris dans la douleur chronique, comportent des risques nombreux et parfois graves, tels que son rapport bénéfices/risques, en l’état des connaissances, est jugé défavorable.
  • Une réévaluation de l’état douloureux, doit être pratiquée régulièrement pour ne pas prolonger indûment certains traitements, qui créeraient ou entretiendraient une dépendance.
  • Une attention particulière doit concerner les médecins généralistes qui prescrivent à des fréquences et des doses importantes des opioïdes sur de longues durées ; des justifications devraient leur être demandées par des médecins inspecteurs de la santé ; l’inspecteur des pharmacies pourrait les identifier à partir des ordonnanciers des pharmaciens sur lesquels la délivrance de ces médicaments est inscrite,  de même que les médecins de la sécurité sociale qui ont accès  aux profils de prescriptions des praticiens. Il faudra rendre obligatoire une formation continue  portant sur les opiacés, opioïdes et les divers autres types d’analgésiques.
  • Les médecins et personnels infirmiers ayant un accès facile à l’armoire où sont stockés les stupéfiants devraient faire l’objet de contrôles urinaires inopinés. Les pharmacies centrales des hôpitaux devraient suivre les niveaux de consommation des stupéfiants, service par service et leurs prescriptions par chaque praticien.
  • Il faudra être très attentif à l’évolution de la consommation des produits de la palette des analgésiques après les dispositions prises pour restreindre la disponibilité de la codéine.

Pour prévenir l’instauration d’une dépendance aux opioïdes produite par un usage dit « récréatif » (euphémisme trompeur en regard de la gravité de cette dépendance), i.e. d’emblée toxicomaniaque, il est indispensable de tenir compte des principes suivants :

– L’accès aux opioïdes s’inscrit dans la suite d’une ascension des barreaux de l’échelle des toxicomanies. C’est exceptionnellement une intoxication de premier rang. C’est l’aboutissement d’un lent processus ayant conduit à expérimenter, puis à user, puis à abuser de différentes autres drogues. Quand, par le jeu d’une tolérance, leur effet s’atténue, le toxicomane ajoute une autre drogue, puis une autre.

Pire qu’une escalade, dans laquelle le drogué supprimerait une drogue pour passer à une autre, plus forte, il s’agit d’une poly toxicomanie ; le sujet n’élimine aucune de ses premières drogues, mais  en ajoute une autre, puis une autre encore. La prévention consiste en la circonstance à rendre plus difficilement accessibles, et mieux encore inaccessibles, les premiers échelons de cette échelle.

– Il faut, de toute urgence, mettre un terme au trafic du Subutex®, qui perdure depuis que ce médicament a été mis sur le marché, et dont la prescription se trouve confiée à tout médecin généraliste, sans formation spécifique préalable dispensée par la Faculté. On a vu se développer, et elle perdure encore, la situation où un héroïnomane consulte successivement plusieurs praticiens pour se faire prescrire le Subutex® à la plus haute dose possible (16 mg/J) ; il présente ensuite ses différentes ordonnances à autant de pharmacies différentes.

Si désormais la carte vitale ne peut plus être présentée qu’une fois, toutes les autres transactions sont possibles, sans être remboursées. Ce trafic, pourtant facile à constater, a été très longtemps « ignoré » ; il serait sans doute plus exact de dire accepté, ou en tous cas toléré. Les « bénéficiaires » à bas prix de ces nombreux comprimés de Subutex® ne sauraient qu’en faire s’ils ne les revendaient à de jeunes toxicophiles, qui se voient ainsi ouvrir, à bas prix, l’accès aux morphiniques,  et le chemin de l’héroïnomanie. Avec l’argent de ses reventes, l’héroïnomane peut s’offrir son héroïne.

– Une véritable prise en charge médicale des patients toxicomanes est plus lourde, plus complexe, avec des consultations plus longues que pour la patientèle moyenne des médecins généralistes. Ces praticiens ne devraient voir quotidiennement en consultation qu’un nombre restreint de toxicomanes (< 4) ; ils  devraient  avoir suivi à la faculté une formation spécifique et bénéficier d’une rémunération d’un niveau double de celle d’une consultation habituelle. Les prescripteurs de Subutex® devraient être fortement incités à diminuer, à une allure variable selon chaque patient, les doses de buprénorphine,  visant l’abstinence à plus ou moins long terme. Le patient ne doit pas demeurer ad vitam sous stimulation opioïde, restant toujours incité au retour à l’héroïne à son prochain « bleu à l’âme » ou lors des accidents divers pouvant émailler sa vie.

– Le recours aux génériques du Subutex® doit être privilégié, non seulement pour alléger la charge financière de la sécurité sociale, mais aussi pour rendre plus difficile la mise en solution des comprimés perlinguaux afin de s’injecter le principe actif (ces génériques laissant après dissolution un plus grand résidu insoluble). Ces injections sont une parfaite aberration, s’agissant d’un médicament conçu pour faire rompre l’héroïnomane avec son comportement injecteur d’opioïdes.

– D’une façon optimale, le seul médicament remboursé à cet effet devrait être la Suboxone®. L’adjonction à la buprénorphine à haut dosage de naloxone (un antagoniste opioïde), non résorbée par voie sublinguale, ne trouble pas l’effet de la buprénorphine ; de plus cette naloxone pallie la constipation opiniâtre provoquée par le Subutex®.

Si le patient venait à mettre en solution le comprimé de Suboxone® pour s’injecter le surnageant, ce surnageant comporterait, outre la buprénorphine, la naloxone ; cette dernière, lors de l’injection intraveineuse, accédant au cerveau avec la buprénorphine, préviendrait l’effet de « shoot » et pourrait même déclencher un syndrome d’abstinence, dissuadant durablement de réitérer une telle injection. 

– Si l’héroïnomane est incité à tricher (revente de ses comprimés, injection de ceux-ci) c’est parce que la substitution directe de l’héroïne par la buprénorphine est ressentie d’emblée comme trop sévère/frustrante (du fait du passage de l’héroïne qui stimule de façon maximale les récepteurs opioïdes, à la buprénorphine qui, elle, ne stimule ces récepteurs que d’une façon partielle). La substitution de l’héroïne devrait  recourir d’abord à la méthadone par voie orale (qui, comme l’héroïne, stimule les récepteurs opioïdes de façon maximale) puis, après avoir diminué progressivement sa dose initiale (d’un tiers environ), le relai serait pris par le Subutex® à haute dose, suivi de sa diminution progressive pour atteindre l’abstinence.

– Des études devraient être poursuivies sur l’utilisation de formes retard (implants sous cutanés) de buprénorphine. Chez le sujet sevré, des implants d’antagonistes des récepteurs opioïdes permettraient de s’opposer aux effets qu’il pourrait rechercher, s’il venait à renouer avec ses démons/administrations antérieur(e)s.

Prochain article : F – Juguler l’accroissement de la consommation de cocaïne le 29 Juin

Propositions du CNPERT : C – Agir contre l’alcoolisation de nos concitoyens, et en particulier des plus jeunes

Quels que soient ses déguisements (cidre, bière, poiré, vins, apéritifs, anisette, cognac, vodka, gin, bourha, eaux de vies de fruits, calvados, etc.) l’alcool demeure de l’alcool.

 « Le poison est dans la dose », il est aussi dans la fréquence des consommations, dans la durée de l’intempérance, dans la dépendance qu’elle installe, dans la nature des boissons alcooliques, dans certaines modalités de consommation, dont l’une d’elles est en pleine extension, le « binge drinking » ou « biture expresse » ou alcoolisation aigüe (correspondant à plus de cinq unités alcooliques en une même occasion).

L’importance de la consommation annuelle moyenne d’alcool pur par citoyen français est actuellement de 12 litres. Si elle a diminué de moitié en 40 ans, la consommation des français est encore au deuxième rang en Europe. Cette diminution indique l’efficacité de certaines actions (dont le « dry january »), même si cette satisfaction doit être tempérée par l’envol simultané d’autres toxicomanies, ce qui ne correspondrait qu’à un transfert d’addictions.

Se saisir du grave problème de l’alcoolisme, deuxième cause de mortalité évitable derrière le tabac (avec lequel il a souvent partie liée) avec ses 41.000 morts chaque année, ses multiples détresses sociales et ses graves pathologies non létales, constitue une nécessité sanitaire, sociale et sociétale. Cette démarche ne peut évidemment méconnaître l’importance économique qu’occupe l’alcool dans notre pays,  qui  en est à la fois grand producteur, grande consommateur et grande exportateur.

On dénombre en France neuf millions d’usagers réguliers de boissons alcooliques, dont quatre à cinq millions d’« alcoolo-dépendants ». Cette expression indique qu’ils ont besoin, chaque jour, pour ne pas éprouver de mal-être, de consommer, à une ou plusieurs reprises, une boisson alcoolique. Parmi eux, il pourrait (on ne dispose pas de chiffres officiels) y avoir jusqu’à un million d’individus s’adonnant à un excès très manifeste d’alcool, en consommant par jour plus de six unités alcooliques,  i.e. plus de 60 grammes d’alcool pur par jour (et souvent bien davantage) ; ce sont les « alcooliques ». Toute connotation péjorative doit être exclue de cette appellation ; s’agissant de malades, de grands et même de très grands malades. A ces hauts niveaux de consommation, l’alcool est une drogue dure, très dure même. Un sevrage brutal pouvant être létal, il doit être réalisé en structures de soins.

Comment peut-on agir sur les causes et les effets de cette maladie qui associe à des troubles physiques des perturbations psychiques ?

Il faut s’appliquer à rompre le lien, tissé de très longue date dans notre société, entre la notion de fête et la consommation d’alcool, jugées inséparables. Une telle relation est démentie par des abstinents complets d’alcool, qui peuvent pourtant avoir le sens et le goût de la fête. Elle est démentie aussi par les adeptes de la religion islamique dont les fêtes se déroulent sans alcool.

Le degré alcoolique des bières et le volume de leurs cannettes s’accroissent régulièrement. Le degré alcoolique des vins s’envole lui aussi (avec des Côtes du Rhône communément à 14°5). Il faut revenir sur cette inflation, en taxant davantage les boissons au prorata de leur volume et de leur degré alcoolique. Il faut rappeler que chaque verre standard apporte en moyenne 10 grammes d’alcool pur.

L’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs doit être mieux respectée, et prolongée par l’interdiction faite aux mineurs de transporter des boissons alcooliques.

L’infirmière du collège ou du lycée doit être en mesure de pratiquer le dosage sommaire de l’alcool dans l’air expiré par un élève, à la demande d’un professeur constatant des troubles du comportement ; un résultat positif sera communiqué aux parents de l’élève, au médecin scolaire et au directeur de l’établissement.   

Le « champomy », dont le degré alcoolique doit être inférieur à 1°2 (moins de 12 g d’alcool pur par litre) pour justifier l’appellation de « boisson non alcoolique » (comme certaines bières) n’est en fait pas rigoureusement dépourvu d’alcool. Dans l’agitation d’un après midi de jeux et de danses, le gamin qui « siffle » sa bouteille de « Champo » boit l’équivalent d’un verre de vin standard. Le « Champo » installe très tôt chez l’enfant l’idée qu’à la fête doit être associé quelque chose qui ressemble au champagne. Le même raisonnement peut être appliqué aux autres boissons dites « sans alcool », comme certaines bières.

Des informations répétées devraient expliquer aux jeunes les conséquences souvent malheureuses des alcoolisations aigües : Le coma, les vomissements avec régurgitations dans les voies respiratoires (syndrome de Mendelson, souvent létal), l’induction d’un alcoolisme ultérieur ; les effets neurotoxiques, la désinhibition dangereuse pour soi comme pour autrui…

Forçant les oppositions des alcooliers, il importe d’intégrer une information et une prévention sur les dangers de l’alcool dans les programmes éducatifs, par une pédagogie précoce, étalée sur tout le cursus, depuis l’école primaire jusqu’au lycée (44% des élèves en classe de sixième ont déjà expérimenté l’alcool) ; cela en concerne les trois quarts (75%) en classe de troisième. Au collège, tous niveaux de classes confondus, six élèves sur dix déclarent avoir déjà consommé une boisson alcoolique et un sur dix a déjà connu une ivresse. Au lycée, l’usage de l’alcool tend à se généraliser, concernant neuf élèves de classe terminale sur dix (89%), tandis que près de la moitié des lycéens déclare avoir déjà été ivre. Les usages réguliers (10 fois au cours du mois) ont  plus que doublé entre la classe de seconde et celle de terminale (passant de 11% à 24,5%) et les alcoolisations ponctuelles importantes (le fait d’avoir bu 5 verres en une même occasion au cours du mois écoulé) passent de 36% en seconde à 52% en terminale. A l’université la fréquence des ivresses aigues s’envole et les comas alcooliques n’ont rien d’exceptionnel.

Les « happy hours », par une consommation d’alcool à un prix réduit, privilégiant les grands formats aux heures habituellement creuses des bars, devraient être interdites en raison de leur incitation à l’ivresse.

Des contrôles d’alcoolisation devraient être pratiqués, à la seule vue d’un comportement anormal dans l’espace public, même sans relation avec la conduite d’un véhicule ; les niveaux d’alcoolémie supérieurs à 0,50 g/L (soit 0,25 mg/L d’air expiré) devraient être verbalisés et une mise en cellule de dégrisement interviendrait pour des alcoolémies supérieures à 1g/L.

Les prix des alcools forts devraient atteindre des niveaux très dissuasifs. Le niveau des taxes devrait être revu considérablement à la hausse, leur montant actuel ne couvrant que 37% des soins des maladies engendrées par l’alcool.

Les contrôles routiers d’alcoolémie devraient être multipliés. Chez les titulaires depuis moins de trois ans d’un permis de conduire (moto ou auto) l’alcoolémie devrait être nulle, pour instaurer le principe du « boire ou conduire, il faut choisir », en espérant que l’abstinence  perdurera au-delà de cette période probatoire.

Tous les restaurants devraient proposer, outre les bouteilles et demi-bouteilles usuelles, du vin au verre et des pichets de volumes variés (125, 250 mL).

On sait désormais détecter l’importance et la durée de la consommation d’alcool d’une personne, par la mesure dans ses cheveux d’un produit de transformation métabolique de l’alcool, l’éthylglucuronide. Ce dosage pourrait être réalisé lors du recrutement pour l’exercice de certaines fonctions, ainsi qu’inopinément au cours de leur exercice.

La restitution d’un permis de conduire, après sa suppression pour état d’ivresse, devrait être conditionnée à la tempérance vérifiée par le dosage capillaire de l’éthylglucuronide,  ainsi qu’à la pose dans le véhicule de l’impétrant d’un dispositif empêchant le démarrage si, dans l’air qu’il expire, est décelé une imprégnation alcoolique. Un tel dispositif pourrait d’ailleurs être généralisé à tous les véhicules.

Les contrôles d’alcoolémie en milieu professionnel devraient être plus systématiques, dans les postes de sécurité en particulier et lors de la prise de poste d’activités requérant une parfaite lucidité.

Devraient être supprimés l’alcool dans les buvettes de stade, ainsi que les « troisièmes mi-temps » qui font suite aux manifestations sportives.

Devraient être effectivement interdits les bizutages, qui visaient  l’intégration à une culture, à un groupe, à l’exercice d’une tradition et qui se sont laissés dénaturer par des ivresses donnant lieu à des exactions intolérables.

 Doit être interdit aux alcooliers le don d’alcool pour des soirées estudiantines,  conçues comme une initiation aux ivresses.

Les boissons non alcooliques ou à faible degré alcoolique devraient être plus facilement  accessibles, à des prix plus attrayants que ceux des boissons alcooliques (par exemple jus d’orange vs. bières).

Une « nouvelle gastronomie » devrait être conçue pour être associée à des boissons non alcooliques. Cependant notre gastronomie nationale, mondialement appréciée, largement bâtie au contact des boissons alcooliques de leur terroir d’origine, mérite d’être respectée, tout comme la modération qu’implique cette permissivité.

Les personnels des cafés ne devraient plus servir de boissons alcooliques à des sujets présentant les prémices de l’ivresse. Le constat d’individus ivres à la sortie de ces établissements devrait aussi davantage engager la responsabilité des cafetiers.

Il convient d’agir contre la publicité pernicieuse réalisée par des viticulteurs et des consortiums alcooliers, publicité conçue pour donner aux jeunes le goût du vin et des autres boissons alcooliques ; il convient d’interdire, par exemple, un livre sur la vigne, financé par le syndicat du vin, destiné aux élèves des petites classes, qui fait un panégyrique de la production du vin, en ne comportant aucune mention de la dangerosité de l’alcool. L’Etat doit être très attentif à la communication insidieuse du lobby alcoolier.

A la formule « l’abus d’alcool est dangereux » doit être substituée « la consommation d’alcool est dangereuse ».

Chez les femmes enceintes toute consommation d’alcool doit être exclue, afin de prémunir du syndrome d’alcoolisation fœtale, qui concerne encore 1 p 1000 des nouveau-nés ; un pictogramme qui le rappelle, apposé sur toute bouteille contenant une boisson alcoolique, doit enfin être parfaitement lisible.

              Chez les individus ayant une consommation excessive d’alcool, une prise en charge médicale est indispensable. Si, lors des consultations, les médecins généralistes s’enquièrent aisément de la consommation de tabac de leurs patients ils sont souvent inhibés pour aborder la question de leur consommation d’alcool. Cette pudeur malencontreuse doit être dépassée, afin d’en parler et de rappeler les niveaux de consommation tolérés : « pas plus de deux verres de vin par jour et pas tous les jours ».

Propositions du CNPERT : B – Prévenir l’intoxication tabagique des jeunes Français

L’Irlande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont programmé l’éradication du tabac, s’accordant

un délai de 20 à 30 ans pour laisser aux uns le temps de s’en désintoxiquer et aux autres le temps d’en mourir. Une semblable détermination doit s’appliquer dès maintenant en France,  pour prévenir l’enrôlement de nouvelles jeunes recrues. Le Président Emmanuel Macron ambitionne de parvenir à une génération sans tabac en 2030, alors qu’actuellement un quart de nos concitoyens fument quotidiennement et que nos adolescents fument de plus en plus précocement. Cette ambition devrait constituer un impératif catégorique pour des politiciens attentifs à la longévité et à la qualité de vie de leurs électeurs.

En France, où le tabac tue chaque année 75.000 des nôtres (soit près de 10% des décès annuels), engendrant de multiples handicaps qui altèrent la qualité de vie des survivants et grèvent le budget de la sécurité sociale ; la lutte anti-tabagique doit être érigée en une grande cause nationale.

Un programme d’éducation civique sanitaire doit être mis en oeuvre dès l’école primaire, mettant en place une prévention précoce, imprimant plusieurs recommandations dans l’esprit très réceptif des enfants. Ultérieurement il faudra renforcer cette prévention en s’appuyant sur les neurosciences, l’épidémiologie, la clinique.

Il faut marteler que le tabac est le seul produit en vente libre qui tue, à plus ou moins long terme, un sur deux de ses consommateurs ; que l’espérance de vie d’un fumeur est réduite en moyenne de vingt à vingt-cinq ans ; que le tabac est la première cause de mort évitable ; qu’il tue chaque jour 205 Français, soit 23 fois plus que la route ; qu’avant de tuer, et même sans tuer, il altère à des degrés divers la qualité de vie des fumeurs. Quand le fumeur invétéré fume sa nième cigarette de la journée, s’il en ressent encore un peu de plaisir, celui-ci est très faible, relativement aux risques nombreux qu’il encourt. On dénombre 13 millions de fumeurs quotidiens ; 8% des collégiens de classe de sixième l’ont expérimenté ; leur nombre a presque quintuplé en classe de troisième (38%). C’est surtout entre les classes de cinquième et de quatrième que s’accélère la diffusion du tabagisme, qui passe de 14% à 26%. Cette diffusion s’accroît lors du passage au lycée, avec une expérimentation de 53%. En terminale 22% des élèves fument quotidiennement. Ce chiffre rejoint la moyenne nationale, ce qui montre bien que la prévention doit intervenir très en amont.

Plusieurs mesures législatives ou réglementaires indiquées ci-dessous doivent être prises et celles déjà prises doivent être réellement appliquées :

– intégrer une information et une prévention sur les dangers du tabagisme dans les programmes éducatifs, par une pédagogie précoce, étalée sur tout le cursus, depuis l’école primaire jusqu’au lycée (50% des élèves en classe de troisième ont déjà fumé) ;

               – accroître le prix du tabac pour qu’il atteigne un niveau dissuasif et même prohibitif pour les ressources usuelles des adolescents ; faire en sorte qu’il ne coûte plus au budget de la nation, son niveau de taxation actuelle ne couvrant que 40% du coût des soins engendrés par sa consommation ; aussi son prix actuel devrait-il être plus que doublé ;

               – faire scrupuleusement respecter l’interdiction de la vente aux mineurs par les buralistes ; verbaliser les contrevenants qui, en cas de récidive, pourraient être privés de leur licence. Plus de soixante-dix pour cent des lycéens fumeurs quotidiens déclarent acheter eux-mêmes leurs cigarettes chez un buraliste ;

               – prolonger la durée du séjour quotidien des élèves dans les lycées et collèges ; les intercours n’ayant plus lieu à l’extérieur, l’intervalle entre deux cigarettes successives s’en trouvera ainsi allongé ;

               -instaurer les facultés sans tabac, avec interdiction de fumer dans leur enceinte et, si possible, à l’entour ;

               – instaurer les hôpitaux sans tabac, tant pour les patients que pour les personnels. Dans le processus d’accréditation périodique de ces établissements de santé les actions déployées à l’encontre du tabac devront être particulièrement considérées ;  

               – faire respecter l’interdiction du tabac dans tous les lieux publics ;

               – mener la guerre aux jets de mégots (chaque année la ville de Paris collecte 350 tonnes de mégots), en verbalisant les contrevenants comme cela est prévu par la réglementation (68 euros) ; certaines villes ont institué des amendes plus dissuasives (450 euros à Nice) ;

               – interdire aux mineurs de fumer dans l’espace public, avec des contraventions acquittées par leurs parents, à qui un fascicule serait remis. Intitulé « Donner la vie impose sa protection ultérieure », ce livret rappellerait les risques sanitaires que fait encourir le tabac ;

               -interdire la vente de recharges de cigarettes électroniques associant à la nicotine des saveurs et des parfums destinés à rendre captifs les jeunes utilisateurs ;

               – interdire la vente de cigarettes électroniques et de leurs recharges aux mineurs ;

               -le service national de la jeunesse qui se met en place (à l’opposé de l’ancien service militaire qui a précipité dans le tabagisme une forte proportion de ses appelés) doit être aussi mis à profit pour détourner les jeunes recrues des drogues et des toxicomanies ;

               – doter les laboratoires de biologie des collèges et des lycées, ainsi que les clubs sportifs, d’appareils de mesure de l’oxyde de carbone (CO) exhalé pour détecter le tabagisme et expliciter les méfaits liés à ce CO ;

               – annihiler les menées de l’industrie du tabac qui, de longue date, associe cette drogue à des images valorisantes ; on y substituera l ‘énumération de ses multiples méfaits, insistant sur les modifications de la voix, du teint, la mauvaise haleine, la baisse des performances sportives, les défaillances de l’érection masculine, les perturbations de la grossesse et les déficiences des nourrissons qui naîtront, les risques cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, artérites, accidents vasculaires cérébraux) ;

aggraver le caractère triste du paquet neutre et ses images dissuasives fortes ;

               – demander à des malades atteints d’un cancer du larynx ou des bronches, à un artéritique amputé d’une jambe, à une victime d’une broncho-pneumopathie obstructive (BPCO), d’exprimer publiquement leurs plaintes, leurs regrets, leurs recommandations ;

               – renforcer les propositions d’aide au sevrage tabagique en associant, pour épauler l’action des médecins généralistes, d’autres professionnels de santé (pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes..) et assurer le suivi des patients engagés dans un processus de sevrage ;

– améliorer la prise en charge par l’Assurance maladie des diverses modalités thérapeutiques au service du sevrage et de son maintien.

Prochain Article : C – Agir contre l’alcoolisation de nos concitoyens, et en particulier des plus jeunes le 21 Juin

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