Publié par : cnpert | 23 avril 2014

L’ALLERGIE AU CANNABIS, ÇA EXISTE !

Les descriptions d’allergie aux drogues et aux stupéfiants sont rares, probablement en raison du caractère illicite de leur utilisation.

Pourtant, ces dernières années, on assiste à une forte hausse des cas d’allergies, notamment au cannabis.

Le cannabis : drogue illicite largement consommée
De plus en plus de cas d’allergies au cannabis

En 2009, le nombre de consommateurs illicites de cannabis a été estimé entre 125 et 203 millions de personnes, soit 2,8 à 4,5 % de la population adulte mondiale. À noter que dans certains pays, un usage à but médical lui est reconnu.

Les symptômes sont respiratoires (rhinite, asthme), surtout chez les fumeurs de marijuana via des allergènes aéroportés, lesquels peuvent aussi constituer une cause de sensibilisation passive, ce qui a récemment été suggéré chez un enfant de 5 ans.

Des symptômes cutanés immédiats peuvent aussi se manifester lors de contact avec la plante (urticaire, œdème…). Des anaphylaxies ont été signalées après ingestion de graines de cannabis ou avoir bu une infusion de marijuana. Enfin, les pollens de cannabis sont susceptibles de déclencher des symptômes respiratoires ou un asthme allergique.

Une sensibilisation au cannabis pourrait aussi engendrer une allergie croisée avec des céréales, des boissons alcoolisées (bière, vin), le latex et le tabac.

Le diagnostic de l’allergie au cannabis nécessite de consulter un allergologue lequel procèdera à des tests (prick-tests effectués avec une partie de la plante).

Sources : 9e Congrès francophone d’allergologie, 15-18 Avril 2014.

Source 

Publié par : cnpert | 22 avril 2014

Alcool et cannabis : il se jette du 5e étage

Un jeune de 18 ans a été retrouvé lundi après-midi sur le capot d’une voiture, rue Léon Jouhaux à Lyon 3e.

Il venait de chuter de cinq étages, depuis le balcon de l’appartement d’une famille où il était hébergé.

Originaire de Mions, il venait de consommer cannabis et alcool. Selon les personnes présentes dans l’appartement, pris de vertiges, il venait de vivre un "bad trip" et s’était jeté dans le vide sans que ses amis puissent intervenir.

Il est grièvement blessé.  Source

Publié par : cnpert | 22 avril 2014

Détente : Beau …. et sans danger !

Publié par : cnpert | 17 avril 2014

FUMER DU CANNABIS UNE FOIS PAR SEMAINE MODIFIE LE CERVEAU

Une nouvelle étude scientifique vient de paraître sur les effets du cannabis sur le cerveau, et elle ne va pas plaire aux consommateurs récréatifs. S’il faut souligner que l’étude, effectuée par des chercheurs de la Northwestern University aux Etats-Unis et publiée dans le Journal of neuroscience, porte sur un nombre limité de volontaires (20 fumeurs et 20 non-fumeurs âgés de 18 ans à 25 ans), ses résultats apportent un nouvel éclairage sur les dangers potentiels de la consommation de cannabis.

Il s’agit d’une des premières études à s’intéresser aux effets sur le cerveau chez les fumeurs récréatifs, a déclaré le directeur de l’Institut national sur l’abus de drogue américain à Associated Press.

Dans un communiqué publié par l’univeristé de Northwestern, le co-auteur Hans Breiter explique les résultats:

«Les gens pensent qu’une consommation récréative ne devrait pas poser de problème tant que la personne s’en sort dans son travail ou ses études. Nos données montrent clairement que ce n’est pas le cas. [...] Cette étude remet en question de manière importante l’idée selon laquelle une consommation occasionnelle de cannabis n’a pas de conséquences néfastes.»

L’étude a demandé aux volontaires d’estimer leur consommation de cannabis au cours des trois derniers mois, et montre que même ceux qui ne fumaient qu’une ou deux fois par semaine montraient des signes d’anomalies dans deux régions du cerveau, l’amygdale et le noyau accumbensimpliquées respectivement dans les émotions et la motivation, souligne le site Journal de la science. Hans Breiter a déclaré à Associated Press qu’il fallait maintenant mener d’autres études sur le plus long terme pour voir si les changements cérébraux entraînent des symptômes.

Comme l’écrit le Washington Post, les attitudes culturelles autour du produit évoluent très rapidement aux Etats-Unis:

«La décriminalisation et la légalisation du cannabis, qui étaient inconcevables il y a seulement une génération, ont eu lieu dans plusieurs Etats au cours des dernières années. Des nouvelles industries ont vu le jour autour de la plante dans le Colorado et l’Etat de Washington depuis qu’il ont légalisé cette drogue.»

Ailleurs, l’Uruguay est devenu le premier pays à autoriser et contrôler tous les aspects de l’industrie, de l’importation à l’exportation en passant par la plantation, la culture, la récolte, la production, l’acquisition, le stockage, la commercialisation et la distribution du cannabis et de ses dérivés.

En France, l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant milite pour des mesures similaires afin notamment de mieux protéger la santé des consommateurs et d’éradiquer le trafic. Environ 1,2 million de Français sont des consommateurs réguliers et fument du cannabis au moins 10 fois par mois, tandis que 3,8 millions ont fumé au moins une fois dans l’année.

Source 

La “Global Drug Survey” (GDS) est la plus grande enquête internationale sur l’usage des drogues, légales et illégales. Elle est fondée sur les réponses des consommateurs et milite pour une réduction des risques.

La Global Drug Survey (GDS) est la plus grande enquête internationale sur l’usage des drogues. Dirigée par le Dr Adam Winstock, psychiatre addictologue, son projet est de “donner la parole à ceux qui connaissent le mieux les drogues : les consommateurs”.

La GDS 2014 a été conduite en novembre/décembre 2013 sur un échantillon de près de 80 000 usagers de drogues à travers 18 pays. C’est par une application disponible sur les plateformes de téléchargements qu’ont été recueillis les résultats (Drugs Meter & Drinks Meter). Pour la première fois cette année, la France a pris part à l’étude (2 051 personnes ont répondu aux deux questionnaires).

L’enquête porte sur toutes les addictions, des drogues dures (cocaïne, héroïne) et illégales (comme le cannabis) aux substances légales (tabac ou caféine). L’enquête ne permet pas d’établir un constat représentatif, l’échantillon questionné représente une population jeune, allant jusqu’aux trentenaires, plutôt éduquée et qui a fréquenté des boîtes de nuit durant les quatre dernières années. Elle permet toutefois de dégager quelques tendances commune aux 18 pays concernés par l’enquête.

L’alcool, tout en haut du podium

Le constat est sans équivoque, en France (94,3 % des sondés en ont consommé) et globalement dans l’étude mondiale, l’alcool demeure “le plus gros problème et de loin la plus grosse charge pour les services de santé” d’après le Dr  Winstock. Plus inquiétant, de nombreux usagers ne mesurent pas les risques auxquels ils sont confrontés. En moyenne, plus de 40 % des consommateurs ne sont pas conscients de leur addiction (le pourcentage grimpe à 65 % pour l’Allemagne). Se basant sur  le World Health Organization Alcohol Use Disorders (Audit), 25 % des personnes qui ont obtenu un score de 20 ou plus (ce qui les classe comme dépendants) pensent que leur consommation se situe dans la moyenne voire au-dessous.

Pour le Dr Winstock, un début de solution peut se trouver dans l’application Drinks Meter qui, d’après l’analyse de votre consommation d’alcool sur la semaine écoulée, détermine le total d’unités d’alcool ingéré et sa conversion en calories (convertissant ce chiffre en nombre de burgers) : “Un des moyens les plus efficaces pour réduire la consommation excessive d’alcool consiste à simplement montrer aux personnes combien elles boivent.”Limpide comme de l’eau.

Tabac et cannabis, médailles d’argent et de bronze

Le tabac (74,2 % des Français sondés) vient au deuxième rang du classement. Toutefois plus de la moitié de l’échantillon clame son “désir de fumer moins, voire d’arrêter”. L’étude coupe aussi court à l’idée selon laquelle la cigarette électronique tendrait à réduire la consommation de tabac “classique” des fumeurs. Seulement 10 à 20 % de ceux qui ont essayé la cigarette électronique, auraient remplacé leurs clopes pour une “vapoteuse”.

Troisième sur le podium (66,6 %) le cannabis (ainsi que ses dérivés) dont les amateurs ne diminuent pas. Toutefois les attentes des consommateurs apparaissent comme “paradoxaux”. Ils réclament un cannabis toujours pur pur (et donc plus fort en THC) mais en craignent les effets négatifs (troubles de la mémoire, hébétude, etc.)

Juste derrière ce tiercé gagnant, viennent MDMA, cocaïne, boissons cafféinées et cigarettes électroniques. Devant la cocaïne (24,4 %), jugée trop chère (en moyenne 100 euros le gramme en Europe, jusqu’à 250 euros en Nouvelle-Zélande) et de mauvaise qualité (une note moyenne de 3,4/10 pour le rapport qualité prix), la MDMA (23,1 %)  – issue de la même molécule que l’ecstasy – qui connaît un regain d’intérêt ces dernières années et la cigarette électronique (22,8 %), on retrouve les boissons énergisantes à base de caféine (37,9 %) dans la liste des addictions, qu’elles soient “légales” ou non.

Pour un usage raisonné des drogues

Une autre tendance est mise en lumière par l’étude, celle de la gueule de bois au travail. Près d’un tiers de l’échantillon reconnaît s’être rendu sur son lieu de travail avec la gueule de bois. Toutefois moins de la moitié de cet échantillon extrait avoue avoir en plus consommé de la drogue avant d’aller au travail.

Pour conclure, selon le Dr Winstock, l’enquête de la GDS peut se transformer en un outil pour les politiques publiques. Car ces dernières ne s’adressent en général qu’“à une minorité d’usagers qui ont développé une dépendance”, tout en ignorant tous ceux qui “aiment boire et prendre des drogues” pour leur prétendu côté festif. “La plupart des consommateurs ne subissent pas de conséquences graves, affirme le Dr Winstock. Le moteur n’est pas la dépendance, mais le plaisir.”  Il a ainsi mis au point le “High Way Code” (jeu de mots avec high, défoncé), lancé le 15 avril sur internet. Mis en place en collaboration avec des consommateurs, son but premier est de sauver des vies en promouvant une consommation “moins nocive des drogues”. Et ainsi accepter l’idée, selon Winstock, que la plupart des méfaits liés à la consommation de drogues peuvent être considérablement réduits par la façon dont vous les consommez.

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Publié par : cnpert | 13 avril 2014

Détente : La danse ? ça conserve !!

80 ans et toutes ….ses jambes

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Publié par : cnpert | 9 avril 2014

Le cerveau des jeunes sous influence

Et le cannabis dans tout cela? Faut-il le dépénaliser? Un constat: on fume aujourd’hui un joint comme autrefois une clope. Inquiétant.

Quoi qu’on en dise de la «joint-thérapie», de ses vertus relaxantes ou apaisantes, le cannabis fait débat. Faut-il le dépénaliser ou, à l’extrême, ouvrir des officines où on le trouverait à la vente, sur prescription médicale, comme dans certains coins des États-Unis? Le corps médical est divisé. À l’hôpital d’Auvelais, c’est clair, on estime que le cannabis, quoique répertorié comme drogue douce, fait des ravages dans le cerveau des jeunes. Il le ramollit, en brouille les connexions, soumet le consommateur à des hallucinations.

On n’est plus vraiment soi. On est sous influence euphorisante, d’où son succès.

«Aujourd’hui, explique Claire Ketels, psychologue chez Zéphyr, on fume un joint comme autrefois une cigarette. Le cannabis est banalisé. Or, chez des personnes fragiles, sa consommation peut générer de l’angoisse, une perte de confiance en soi ou de l’agressivité. »

Parfois, cela peut être une crise de panique, le ressenti d’une terreur insoutenable.

Avec du cannabis dans le sang, les jeunes – (plus de 30% des 15-24 ans en a déjà consommé au moins une fois) – font ce qu’on appelle des (very) «bad trips ». Mais le voyage, beau au début, peut-être extatique, vire toujours au cauchemar. La «descente » qui s’ensuit peut donner lieu à un désordre comportemental inquiétant. On n’en sort jamais totalement indemne. En cas de consommation non maîtrisée, le cannabis cause des séquelles. Dans tous les cas, le corps trinque.

Une nouvelle vie

Recourir au sevrage est alors vital. Se sevrer, c’est cesser de s’intoxiquer. C’est se déclarer abstinent total. Cette épreuve implique un strict suivi médical voire une hospitalisation, sous peine de mettre sa vie en danger. La sensation de manque, très intense durant les 10 premiers jours, peut donner lieu à des nausées, des vomissements, de l’anxiété ou de l’irritabilité, des insomnies ou encore de l’hypertension artérielle. «C’est difficile d’arrêter mais c’est faire le choix d’une nouvelle vie ». C’est le prix de la liberté. Faut s’accrocher. P.W.  Source

Les producteurs marocains de cannabis se sont réunis samedi dans le Rif pour discuter de "leur métier", et trouver des débouchés à une filière qui fait vivre plus de 96.000 familles de ces régions rudes du Maroc.

Le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), parti proche du Palais royal, veut porter le dossier de la culture du cannabis devant le parlement.

C’est à l’initiative du parti de l’Authenticité et de la modernité (PAM), que cette rencontre des cultivateurs de cannabis s’est tenue à Bab Brerred, dans les montagnes de l’Atlas, au Rif marocain, où est cultivé à grande échelle le cannabis, ou chanvre indien. Une rencontre qui a regroupé entre 1.500 à 2.000 agriculteurs spécialisés dans la culture du cannabis.

Outre la PAM, l’Istiqlal, un des plus vieux partis marocains, fait partie des promoteurs de ce regroupement, avec comme objectif de porter le dossier de la culture du cannabis devant le parlement pour ensuite entamer un débat de fond sur les suites à donner à cette culture interdite. Mais, selon le quotidien L’Economiste, il s’agit surtout de "trouver des réponses aux problèmes de ces cultivateurs d’un genre particulier", qui travaillent dans l’insécurité et la clandestinité.

Culture clandestine

Les chiffres donnés par le ministère marocain de l’Intérieur sont inquiétants : près de 48.000 agriculteurs versés dans la culture du cannabis vivent dans la plus grande clandestinité dans les montagnes du Rif, entre Nador, Koutama et El Hoceima. Le PAM veut lancer un débat national sur la culture du cannabis, et même sa légalisation pour un usage thérapeutique. "Une idée qui permettrait de faire d’une pierre deux coups, améliorer le quotidien des agriculteurs et redorer l’image du Maroc, qui souffre de la réputation d’être l’un des premiers producteurs de résine de cannabis au monde", estime L’Economiste.

Le PAM a été créé en août 2008 par la fusion de cinq petits partis politiques proches du Palais. Le principal initiateur de ce rapprochement est Fouad Ali Al Himma, ancien ministre délégué à l’intérieur, et proche d’entre les proches de Mohamed VI avec lequel il avait fait ses études au collège royal de Casablanca.

80% de la production « exportée »

Le Maroc est considéré comme le premier producteur de cannabis au monde, devant l’Afghanistan. Selon l’organisation des Nations-Unies contre le crime et la drogue (ONUDC), la superficie réservée à la culture du cannabis au Maroc serait de 72.000 hectares, outre les lopins de terre isolés dans les montagnes, non recensées. La superficie cultivée pour le cannabis au Maroc varie autour d’une moyenne de 140.000 hectares, selon L’Economiste pour une production d’environ 7.000 tonnes dont plus de 80% destinée à l’exportation, notamment vers l’Espagne et la France

Les réseaux de trafiquants en tirent un chiffre d’affaires annuel de plus de 12 milliards d’euros, quand les cultivateurs ne "récoltent" que 2.000 dollars par an comme salaire brut. Globalement, l’ONUDC établi à un peu plus de 600 millions de dollars le revenu global annuel de la production de cannabis par les agriculteurs marocains.

Source

On estime à plus d’un million le nombre de consommateurs réguliers de drogues en France. Inquiétant quand on connaît les effets de la conduite sous stupéfiants. Gros plan sur les effets des stupéfiants sur la conduite avec la brigade motorisée d’Arras, qui livre également les points de contrôle vitesse mis en place la semaine prochaine.

Les effets des drogues sur la conduite automobile :

– Morphine, héroïne, méthadone : baisse des capacités physiques et mentales, perte de coordination, somnolence, vision trouble.

– Cocaïne, amphétamine, ecstasy : comportements à risque, agressivité, faux sentiment de confiance, somnolence, état dépressif, inattention.

– LSD, champignon hallucinogène, kétamine : hallucinations, perte de sens de la réalité, problèmes de coordination.

Les effets les plus insidieux sont certainement attribuables au cannabis, qualifié de drogue douce, dont la consommation a été multipliée par quatre entre 1993 et 2012. L’usage du cannabis perturbe les fonctions cognitives (difficultés à percevoir son environnement), complique la concentration, augmente le temps de réaction. Il induit des troubles anxieux et dépressifs et peut entraîner ou aggraver des troubles psychotiques (schizophrénie). La désinhibition induite par le cannabis est facilitatrice de comportements à risque et participe au bilan des accidents. Les méfaits du cannabis sont également connus et prouvés : cancers ORL et bronchopulmonaires, cancer du testicule, infarctus et AVC.

Les sanctions : le code de la route punit la conduite en ayant fait usage de substances ou de plantes classées comme stupéfiants. Pour la justice, peu importe que vous soyez sous l’effet d’un produit, tant qu’il est détectable dans le sang, vous êtes en infraction. Les peines encourues : deux ans de prison et amende de 4500 €, retrait de 6 points sur le permis. Le titulaire d’un permis de conduire probatoire peut voir son permis invalidé pour perte totale de points. Les peines sont majorées si le test révèle également l’empire d’un état alcoolique.  Source

Publié par : cnpert | 2 avril 2014

Valls : Cannabis : contre la légalisation

Publié par : cnpert | 27 mars 2014

Détente : 3 minutes de magie !!

Publié par : cnpert | 26 mars 2014

L’Académie nationale de médecine persiste et signe!

L’expansion de la consommation de cette drogue, sous des formes commerciales dont la concentration en principe actif, le delta-9-tetrahydrocannabinol (THC) a été multipliée par 4 entre 1993 et 2012, affecte principalement les jeunes français [1,2].

Ils sont les plus grands consommateurs en Europe. On dénombre en France 1.300.000 usagers réguliers et 550.000 consommateurs quotidiens [3]. Cette constatation amène l’Académie nationale de médecine à rappeler la convergence des données neurobiologiques, cliniques et épidémiologiques attestant de la toxicité somatique et psychique du cannabis d’autant qu’il existe une accumulation du THC dans le cerveau responsable d’une période de latence entre l’arrêt de l’intoxication et la cessation des effets.

L’usage du cannabis perturbe les fonctions cognitives, en particulier à l’âge des acquisitions scolaires et universitaires. Il peut induire des troubles anxieux et dépressifs avec leur risque suicidaire. Il peut entrainer ou aggraver des troubles psychotiques, à type de schizophrénie. Il est facilitateur de la consommation d’autres drogues, tabac, alcool, voire opiacés ou psychostimulants.

La désinhibition induite par le cannabis est facilitatrice de comportements à risque, auto- ou hétéro-agressifs et elle participe au bilan meurtrier des accidents de la route. Les méfaits somatiques du cannabis sont également connus : cancers O.R.L. et broncho-pulmonaires ; cancers du testicule ; troubles cardio-vasculaires (artérites, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux) ; troubles broncho-pulmonaires ; perturbations endocriniennes ; conséquences sur le déroulement de la grossesse et sur l’enfant qui en naîtra…

L’apparition sur le marché de nombreux cannabinoïdes de synthèse encore plus puissants que le THC aggrave les risques induits par ces consommations.

L’Académie Nationale de Médecine souligne la gravité des conséquences de l’expansion de la consommation de cannabis.

Ceci impose la mise en œuvre de mesures capables d’informer les jeunes et leurs éducateurs et de dissuader et punir ceux qui œuvrent pour cette pandémie.

1) Des campagnes d’information doivent être mises en œuvre sur les dangers du cannabis et des cannabinoïdes de synthèse pour la santé physique et psychique, en particulier durant la période du développement du système nerveux, c’est-à-dire l’enfance et l’adolescence. Ces campagnes doivent s’adresser aux adultes (parents, enseignants) ainsi qu’aux enfants, adolescents et étudiants. La lutte contre la consommation de cannabis doit-être érigée au rang de cause nationale.

2) Les effets délétères du cannabis et des cannabinoïdes de synthèse chez les personnes déjà porteuses de troubles mentaux justifient que les établissements accueillant ces malades veillent à prévenir toute forme de commerce et de consommation du cannabis en leur sein. Ceci doit être pris en compte dans le processus d’accréditation des établissements spécialisés en psychiatrie. Le taux de prévalence élevé des addictions en population carcérale doit être davantage pris en compte par l’autorité pénitentiaire, par la mise en œuvre d’actions de prévention auprès des populations concernées et, bien évidemment, par toutes mesures empêchant la circulation des drogues dans les lieux de privation de liberté.

3) Des mesures doivent être inscrites dans la loi pour empêcher, dans des boutiques, ou via l’internet, l’achat : de matériels et de semences permettant la culture du chanvre indien ; de cannabinoïdes de synthèse ; la vente aux mineurs de « vapoteurs », de pipes à eau, et de papier à cigarette « grand format » qui sont détournés pour la consommation du cannabis. Les arguments sanitaires ayant fondé la loi de 1970 [4] interdisant la consommation et le commerce de cannabis doivent être rendus accessibles à la population.

4) En matière de sécurité routière, une surveillance toute particulière doit viser à mieux prévenir et sanctionner la conduite de tout véhicule sous l’empire du cannabis et des cannabinoïdes.

[1] – Mura P, Brunet B, Dujourdy L, Paetzold C, Bertrand G, Sera B, et al. Cannabis d’hier et cannabis d’aujourd’hui. Augmentation des teneurs en THC de 1993 à 2004 en France. Ann. Toxicol. Anal. 2006; 18 : 3-6.
[2] – Drogues et addictions, données essentielles 2013. Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT). 30 mai 2013, mise à jour 14 juin 2013. 401 p.
[3] – Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) – Chiffres clés, 4ième édition, 2012, cannabis.
[4] – Loi n° 70-1320 du 31décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et à la répression du trafic et de l’usage illicite des substances vénéneuses.

Les médias en parlent : Actu santé  - Le Figaro - Santé log

"Si tu en prends, tu es coincé pour le reste de ta vie" voilà ce que disent la plupart des gens à propos des drogues d’abus. Mais ils oublient de préciser le vrai piège qu’elles referment: "si tu essaies et que tu es assez fort pour arrêter, soit prêt à vivre toute ta vie avec un spectre qui t’attend au carrefour de tes appétits". Une fois que vous avez flirté avec la drogue, vous avez réveillé pour de bon une muse fantomatique.

Toutes les drogues d’abus (i.e. l’héroïne, la cocaïne, la marijuana, etc.) ont au moins un mécanisme en commun: elles augmentent la concentration de dopamine dans le cerveau.La dopamine est un neuro-modulateur qui permet d’anticiper la récompense. Que cela signifie-t-il ? Essayons d’imaginer. Souvenez-vous de votre béguin au lycée. Elle – ou il mais prenons elle ici – prend d’habitude le bus 79 à un arrêt en amont du vôtre. Quand vous parvenez à votre arrêt, vous regardez la circulation qui arrive et distinguez le signe 79 sur le bus qui s’approche. A ce moment, votre séquence mentale est: le 79 approche. Il est huit heure moins le quart, elle devrait être dedans. Une chance. Ces pensées rapides, presque réflexes, sont générées par – ou avec – le relargage de dopamine. Cette dernière inondant une partie de votre cerveau, vous êtes à présent en train de prévoir, d’anticiper, et d’attendre, un moment excitant, potentiellement agréable.

De façon plus intéressante, si, Lire la Suite…

Les dépistages de prise de stupéfiants, une logistique plus lourde. S’il suffit d’un éthylotest puis d’un éthylomètre pour caractériser la conduite sous l’emprise de l’alcool, c’est moins simple pour les stupéfiants. Traquer la consommation de drogues d’un automobiliste nécessite en effet une certaine logistique. Pour cela, les gendarmes disposent de tests salivaires de deuxième génération, « fiables à 99 % pour ne pas dire 100 % », selon M. Woussen, de la brigade motorisée (BMO) d’Arras. De marque DrugWipe, ces tests ont été ventilés dans la région il y a plusieurs mois. Les gendarmes en étaient déjà dotés au Teknival en mai 2013. La salive est apposée sur le test, qui se colore selon le type de produits stupéfiants consommés. Cannabis, amphétamines, métamphétamines, ecstasy, cocaïne, opiacés, chaque produit a sa couleur.

C’est là que ça se complique pour les gendarmes, par rapport aux dépistages d’alcoolémie. Un examen médical doit en effet suivre le test salivaire positif et il ne peut se faire que par un médecin, le plus souvent dans un hôpital. Les gendarmes doivent alors accompagner le suspect. Les enquêteurs fournissent deux tubes pour une prise de sang, une seringue et une aiguille. Deux tubes car il faut en garder un en cas de demande de contre-expertise.

Comment sont ciblés les automobilistes dépistés ? Pas de délit de facies, évidemment, mais les gendarmes ont leurs petits trucs. Il vaut mieux cibler car la logistique est lourde. «Un test va prendre beaucoup de temps, s’il est positif ça fait deux personnels mobilisés pour aller à l’hôpital » détaille M. Woussen.

Les plaques d’immatriculation servent encore de repère. On sait par exemple que les habitants de Seine-Maritime (76), de région parisienne ou de Bretagne revenant des Pays-Bas passent par chez nous.

« On cible plus les jeunes car ils sont de plus en plus touchés, détaille M. Woussen. Le joint s’est banalisé. À chaque sortie de discothèque, on a du stupéfiant. C’est une constante ». Il est évident que la mère de famille avec ses deux enfants à l’arrière aura ainsi moins tendance à être contrôlée qu’un jeune seul dans une voiture brinquebalante.

L’odeur dans la voiture peut aussi renseigner le gendarme (surtout si le chauffeur a fumé du cannabis, qui sent fortement), de même que les réactions physiques comme la rétractation ou non des pupilles. L’intérieur de la voiture est aussi observé. Des feuilles à rouler ou des gros pots de tabac peuvent trahir les consommateurs de cannabis.

Source

Beau score pour les douanes. Les saisies de cannabis ont plus que triplé, passant de 24 tonnes en 2012 à 86 tonnes en 2013, a annoncé ce mercredi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici.

Au cours d’une conférence de presse à Bercy, Pierre Moscovici a ajouté que les saisies de cocaïne étaient passées de 4,6 tonnes en 2012 à 7,2 tonnes en 2013, tandis que celles de khat (feuilles hallucinogènes de la Corne de l’Afrique qui se mâchent) décuplaient, passant de 4,5 à 49 tonnes.

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