Publié par : cnpert | 27 janvier 2015

Votre ado vous inquiète ? Consultez !

Cannabis, alcool, écrans… Si vous craignez qu’il dérape, sachez qu’il existe 400 lieux d’écoute pour vous aider. Ces structures méconnues font actuellement l’objet d’une campagne d’information.

JULES* a 16 ans et demi et, depuis deux ans, il fume. Du cannabis. Presque tous les jours, parfois dès midi. Si ce lycéen de première sait « quand il est clair » que sa consommation, qui le scotche « en mode qué-blo sur le canapé » est malsaine, « quand il est en crise, en parler avec lui devient impossible.

Et surtout rien n’y fait », soupire Jeanne*. C’est une mère seule et à bout, qui a pris sa demi-journée pour venir pousser la porte du Trait d’union : un centre d’accompagnement et de prévention en addictologie, en plein centre-ville de Boulogne (Hauts-de-Seine).

Ici, se niche aussi une consultation jeune consommateur (CJC), faite pour ceux qui s’inquiètent de la dérive d’un adolescent de 12 à 25 ans vers la dépendance : à la drogue, à l’alcool, aux jeux ou aux écrans. Jamais entendu parler ? C’est pour cela qu’elles font l’objet jusqu’au 8 février d’une campagne à la télévision et la radio. Des CJC, ouvertes aux adultes et pensées pour accompagner leurs enfants, les empêcher de s’empêtrer dans une addiction qui deviendrait nocive et difficile à surmonter, il en existe 400 en France. Des consultations anonymes et gratuites. Instaurées en 2005, elles sont en pleine relance. Un besoin qui se ressent au vu des chiffres de l’OFDT (Observatoire français des drogues et  des toxicomanies), qui pointent un penchant inquiétant des jeunes Français pour les addictions. 42 % des ados de 17 ans ont déjà expérimenté le cannabis et 53 % ont bu au moins cinq verres dans le mois.

« Tous nos ados ne sont pas dans une démarche destructive, loin de là », sourit Jean-Pierre Couteron, psychologue et président de la fédération Addictions, qui anime ces consultations à Boulogne. « Mais il est important qu’on leur donne l’espace et les moyens de temporiser, avant que ça ne dérape vers des problèmes graves. Quand on est étudiant, on peut boire pour fêter un examen. Mais pas avant, ni systématiquement du jeudi au dimanche ! »

Les jeunes poussent évidemment rarement la porte les premiers. La première consultation s’adresse aux parents, pour trouver avec eux comment inciter leur enfant à venir au moins une fois. « Il faut lui présenter un intérêt à le faire », explique Jean-Pierre Couteron : « Si vous demandez à un adolescent d’aller se faire soigner d’une addiction il ne viendra pas. Si le rendez-vous est une obligation, il s’assiéra devant vous sans piper mot et il ne se passera rien. » Sceller une alliance pour parvenir à une transaction partagée, c’est tout l’enjeu quand le jeune vient à son tour. Pas de concessions. : « Quand ils répliquent tous que tout le monde le fait, la réponse est : Non, ce n’est pas vrai. » Pas question pour autant de se poser en juge, ni de nier l’aspect plaisir. « Depuis sa fenêtre, un ado ne voit que des avantages à fumer ou à boire. L’intérêt de cette consultation, c’est qu’il soit surpris de se trouver face à un adulte capable de reconnaître que sa drogue est pour lui à un moment donné une solution. » Juste par plaisir ou pour masquer un problème plus sérieux, comme Chloé (lire ci-contre), qui nécessiterait une prise en charge plus longue. Quelle place sa consommation occupe-t-elle dans sa vie ? « On l’oblige à faire un pas de côté pour se regarder, ensuite on peut lui fixer des objectifs atteignables. » La plupart du temps, en quelques séances, le pire est évité.

* Les prénoms ont été changés. L’annuaire de ces consultations fait l’objet d’une page spéciale sur le site Drogues-info-service.fr.

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Le NEJM, la prestigieuse revue médicale américaine, publie une révélation majeure concernant le risque de santé publique liée à l’utilisation de e-cigarettes : leur consommation entraine un risque de cancer des poumons entre 5 et 15 fois plus élevé que la cigarette.

Certain consommateurs de e-cigarette imaginent encore que la fumée qu’ils absorbent est de la vapeur d’eau. Loin s’en faut. Le liquide contenu dans les e-cigarettes est une solution de propylène glycol, de glycérol ou des deux, à laquelle sont ajoutés de la nicotine et parfois des parfums. Et la transformation de ces produits chimiques liquides en produits gazeux nécessite une combustion qui produit du formaldéhyde, un cancérigène reconnu (cancérigène de classe 1 selon l’Agency for Research on Cancer) et produit de dégradation du propylène glycol, qui réagit ensuite avec le propylène glycol et le glycérol pour former des hémiacétals, des composés chimiques utilisés comme biocides industriels (étymologiquement : bio + cide = «qui tue la vie»), pesticides ou anti-parasitaires par exemple.

Dans la vapeur de e-cigarette, 2% des molécules sont transformées en formaldéhyde, une quantité supérieure à ce que la même e-cigarette contient comme nicotine. Cette dégradation survient, avec les e-cigarettes équipées d’un voltage de 5V au moment où l’aspiration du consommateur créé la montée en température de la e-cigarette transformant la solution liquide en solution gazeuse. A ce voltage, les scientifiques détectent 380 μg de formaldéhyde pour 10 bouffées. Ils mesurent ainsi qu’un utilisateur de e-cigarettes consommant 3 ml de solution par jour inhalera 14.4±3.3 mg de formaldéhyde. Un fumeur de cigarettes normales absorbe lui 3 mg de formaldéhyde en fumant un paquet par jour, soit 5 fois moins.

Connaissant le risque de survenue d’un cancer du poumon associé à l’inhalation de formaldéhyde en fonction du poids, il est facile de comparer le risque de cancer existant entre les consommateurs de cigarette et de e-cigarette. Les scientifiques évaluent ainsi qu’entre un homme de 70 kilogrammes fumant des e-cigarettes et le même homme fumant une quantité équivalente de cigarettes normales, le premier fumant des e-cigarettes présente un risque de souffrir d’un cancer des poumons entre 5 et 15 fois plus élevé.

L’argument selon lequel il est moins nocif d’utiliser des e-cigarettes que des cigarettes ne peut donc raisonnablement plus être évoqué. Par ailleurs, les preuves scientifiques manquent toujours pour commencer à penser que la e-cigarette pourrait aider à l’arrêt du tabac, sans compter que ce produit a montré qu’il était de plus en plus consommé par les jeunes n’ayant jamais fumé (cf article Docbuzz). Il est donc temps d’arrêter la machine infernale. Nos responsables de santé publique, ministère de la santé en tête se doivent de réagir très vite. Il parait évident que la e-cigarette présente un risque majeur de santé publique et doit donc très rapidement être totalement interdite à la vente. Les premiers consommateurs de e-cigarette qui souffriront d’un cancer des poumons sont invités à porter plainte contre les fabricants et les vendeurs de ce produit hautement cancérigène comme contre les responsables de notre santé publique qui l’auront laissé en vente.

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Vous avez un adolescent un peu « rebelle » et vous craignez qu’il fume des joints ? Vous savez qu’il en a déjà fumé ou vous vous inquiétez tout simplement de l’addiction à cette drogue douce ? Il existe un lieu où trouver quelques réponses : les Consultations jeunes consommateurs (CJC).

Car le problème du cannabis inquiète de plus en plus les parents.

La consommation de cannabis banalisée

Les joints sont courants chez les jeunes : 42% des moins de 17 ans auraient déjà fumé un joint. Tandis que 53% ont déjà bu plus de 5 verres d’alcool dans une soirée, allant jusqu’à l’ivresse. Autant de dérives et de comportements qui inquiètent des parents qui, souvent, n’arrivent pas à en parler avec leur enfant.

Les CJC accueillent donc ces parents inquiets (ils seraient 94% dans ce cas), que ce soit avec ou sans leur ado. Une consultation gratuite et anonyme qui permet de tirer au clair certains comportements, de trouver des réponses et surtout des solutions.

Pour les parents mais aussi et surtout pour les jeunes

Si les CJC acceptent de rencontrer les parents, ils sont surtout là pour accueillir les jeunes qui font face à des problèmes de drogue, d’alcool et de potentielles addictions à ces produits. Et ce sont souvent les parents qui conseillent à leurs enfants de s’y rendre, pour avant tout comprendre les risques.

Après avoir discuté avec les jeunes, le CJC met en place un objectif thérapeutique pour le bien-être de l’adolescent. Olivier Phan, responsable du CJC de Paris, explique que « l’arrêt des comportements addictifs et des consommations problématiques n’est pas un objectif en soi mais un moyen »

Bonnes pratiques et situations contre productives des relations adolescents / parents, très problématiques, y sont donc expliquées pour que l’adolescent arrête de fumer ou de trop boire.

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Publié par : cnpert | 13 janvier 2015

Quels sont les dangers du cannabis pour la santé ?

Bien qu’illégal, le cannabis fait partie des drogues douces qui continuent d’entrer en France et de se vendre, en cachette, auprès des connaisseurs. Ainsi, vous pouvez vous retrouver en contact avec cette drogue lors d’une simple soirée entre amis. Si les effets recherchés sont de l’ordre de l’euphorie et du plaisir, le cannabis peut entraîner une addiction dangereuse pour votre santé. Ensemble, nous allons voir de quoi il retourne.

Les effets immédiats du cannabis sur l’organisme

En consommant du cannabis, vous espérez sans doute rencontrer l’euphorie et développer votre sensibilité. Le cannabis est en effet la recherche d’un état second, inatteignable au naturel et rarement obtenu lorsque vous en consommez enfin. En effet, le cannabis entraîne des états seconds qui peuvent aller jusqu’au « bad trip » dans certains cas. Le bad trip est une mauvaise réaction face à la consommation de cannabis. Cela provoque un malaise caractérisé par des tremblements, des vomissements, une impression d’angoisse très forte ainsi que de confusion, voire d’étouffement.

Tout ce qui concerne votre perception visuelle, votre vigilance mais aussi votre mémoire et vos réflexes sont modifiés lorsque vous consommez du cannabis. Votre corps se relâche totalement, associant une perte de contrôle de vos mouvements à une perte de contrôle de vos pensées et de vos paroles. Ce qui devrait être un plaisir devient alors un cauchemar durant plusieurs heures.

Des manifestations physiques sont aussi à prévoir. Lorsque vous consommez du cannabis, les vaisseaux sanguins de vos yeux gonflent et ces derniers deviennent rouges. De même, vous avez soudainement faim, votre bouche est sèche et votre rythme cardiaque augmente comme si vous aviez fait un effort physique intense.

dangers du cannabis

 Les dangers à long terme du cannabis

De nos jours, en France, la consommation d’une drogue telle que le cannabis se fait de plus en plus jeune. En effet, dès douze ans, les jeunes gens commencent à tester cette drogue douce ainsi que l’alcool. Vers seize ans, la consommation peut être régulière. Cependant, à long terme, le cannabis a des répercussions dramatiques sur la santé physique et psychique de la personne.

Les échecs scolaires peuvent être la conséquence d’une consommation régulière de cannabis. Ce dernier diminue les capacités de concentration, ce qui joue alors en votre défaveur au sein d’une formation scolaire ou de votre travail. Les médecins expliquent aussi qu’une perte de motivation peut apparaître avec le cannabis, ainsi qu’un isolement social : le consommateur, se focalisant uniquement sur sa drogue, finit par s’éloigner de son environnement proche.

Dans certains cas, si vous êtes déjà victime de troubles psychiques (l’anxiété, la paranoïa, ou encore la panique), le cannabis peut aggraver ces troubles. De même, il développe les maladies mentales graves telles que la schizophrénie. Ainsi, en plus d’entraîner une addiction qui peut parfois se terminer par une hospitalisation du consommateur, le cannabis aggrave les problèmes psychologiques dont vous pouvez être victime et ce, même s’ils n’étaient que très peu développés chez vous.

Bon à savoir

Le cannabis est plus toxique que la cigarette.

Il possède plus de produits cancérigènes et favorise donc l’apparition d’un cancer du poumon ou de la gorge sur le long terme.

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Publié par : cnpert | 12 janvier 2015

Editorial. Tristesse et détermination. Janvier 2015

Prendre la plume peut tuer, triste constat d’un déni de toute démocratie et de toute humanité. Le massacre des dessinateurs de Charlie-Hebdo, des policiers, des clients du supermarché juif impose le recueillement et la compassion. Saluons ici le courage et la détermination  de tous ceux qui sont tombés soit pour avoir exprimé leurs idées, soit pour des raisons ethniques.

Ce massacre soulève une réprobation générale mais pose beaucoup de questions. Comment ces tueurs ont ils pu en arriver là ? S’ils ont appris à tuer  dans un autre pays, est-ce en France, sur notre sol, qu’ils ont acquis leur « formatage » initial et une haine telle qu’elle  les a conduits à assassiner. Qui le  leur a inculqué ? Il est temps de rechercher qui a formé ces assassins et de  neutraliser  leurs recruteurs.

Autre question, avec quel  argent ont-ils pu acquérir ces armes de guerre pour monter une pareille tuerie ? L’argent de la drogue, entre autres sources, y  contribue. Voila qui devrait faire réfléchir les tenants de la dépénalisation,  voire de la légalisation des  drogues.  Il est temps d’ouvrir les yeux, de refuser toute compromission et de s’opposer à ceux qui alimentent le marché du terrorisme international.

Notre objectif est  de prévenir  les consommateurs éventuels ou confirmés des méfaits des drogues dans  un but de santé publique.  Mais ces tristes événements  démontrent à l’évidence d’autres  conséquences qui  dépassent les seuls consommateurs et prennent une dimension idéologique et criminelle. Ils attentent à l’humanité et à la démocratie. Nouvelle raison de réagir, Ils nous confortent  dans notre engagement et dans notre détermination à les combattre.

Aucune idée, aucune religion, aucune race ne justifie de tels actes.

JP Tillement et JP Goullé

cannabis

L’utilisation médicale du cannabis a très souvent été mise en avant par les apôtres de la libéralisation de cette drogue non seulement pour appuyer leur tentative de normalisation mais aussi pour en améliorer l’image en faisant passer cette drogue destructrice pour une alliée de la santé humaine. Cet argument médical est souvent utilisé par certain médias et personnages politiques en particulier de gauche. Le think tank Terra Nova, proche du Parti Socialiste, avançait récemment qu’un cadre moins répressif pourrait avoir un résultat plus satisfaisant pour limiter la consommation. Dans ce contexte,  une nouvelle étude menée chez des patients cancéreux et démontrant que le cannabis ne soulage absolument pas les douleurs de ces patients doit être considérée.

 

En 2009, le journal Le Monde publiant un article au titre évocateur, “Le cannabis, une drogue aux vertus thérapeutiques“. Il récidivait le 19 décembre 2014 prônant la libéralisation du cannabis, dans un article incluant (online) une vidéo avec ce commentaire «Cannabidiol au Brésil: des familles dans l’illégalité pour leurs enfants : Le cannabidiol, dérivé du cannabis, est l’un des médicaments utilisé pour traiter des patients atteints d’épilepsie grave». Cela sous-entendait évidemment au sein de ce dossier ouvert par un éditorial intitulé “Pour la légalisation du cannabis”, que refuser le cannabis, revenait à refuser un traitement médical efficace à ces malades, en particulier ici des enfants. Qui ne s’exclamerait pas à ce moment, libéralisation au moins médicalement ! La manipulation était grossière ; mais elle reste très utilisée dans cette stratégie de tentatives répétées de légalisation du cannabis. Pour en revenir à cet exemple de l’utilisation des dérivés des cannabinoïdes dans l’épilepsie, il n’existe actuellement aucune étude sérieuse randomisée, contrôlée, en double-aveugle, sur les effets du THC ou du cannabidiol dans l’épilepsie. L’intérêt des dérivés du canabinnoïde dans la prévention des récidives de crises d’épilepsies est à ce jour pure spéculation, et bien sur aucun pays au Monde n’a jamais autorisé l’utilisation de ce dérivé du cannabis chez ces patients, encore moins chez des enfants. Une étude chez des mineurs épileptiques est prévue au Etats-Unis mais avec un produit dénommé Epidiolex, purifié de tout tetrahydrocannabinol (THC). Il existe également quelques publications de cas individuels mais rien de suffisant pour affirmer un effet favorable.

l’intérêt du cannabis a également souvent été évoqué dans le soulagement des douleurs cancéreuses.Le Sativex, un traitement dérivé du cannabis (delta-9-tétrahydrocannabinol + cannabidiol) produit par la société GW Pharmaceuticals/Otsuka a obtenu une indication chez certains patients atteints de sclérose en plaques, pour soulager les contractures sévères (spasticité), résistantes aux autres traitements. Afin d’évaluer son intérêt chez les patients cancéreux, il a été évalué chez des 399 patients ayant un cancer à un stade avancé et insuffisamment soulagés par les opiacés. Ces patients ont donc été séparés en deux groupes, l’un recevant le Sativex et l’autre un placebo, en plus des opiacés. Le soulagement de la douleur était mesuré sur échelle analogique (de 0 à 10). Après 5 semaines de traitement, il n’y avait aucune différence entre l’intensité des douleurs ressenties par les patients traités par Sativex et les patients traités par le placebo, indique un communiqué de presse rendu public avant la publication de l’étude. Les résultats pour les critères secondaires suivent la même tendance.

Les patients traités par Sativex avaient par ailleurs plus de somnolence, (12% vs 4%) et plus de vertiges (8% vs 5%).

Cette étude démontre une nouvelle fois que l’intérêt médical du cannabis et de ses dérivés n’est toujours pas démontré et qu’avant de prêter attention aux apôtres de la libéralisation du cannabis sous prétexte d’aider à soulager des patients, des études doivent sérieusement en démontrer l’intérêt.

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Publié par : cnpert | 8 janvier 2015

Addictions : comment les repérer en 5 minutes

La Haute Autorité de Santé  publie un outil d’aide au repérage précoce des conduites addictives (alcool, cannabis). Grâce à un questionnaire du médecin qui dure 5 mn.

Alcool, tabac, cannabis : ces trois substances psychoactives, dont l’une est illégale, sont les plus consommées en France. Face à ce constat, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie ce jeudi un outil d’aide au repérage précoce et à l’intervention brève (RPIB). L’objectif, « que les médecins apportent une réponse individuelle à des consommations à risque de dommages physiques, psychiques ou sociaux de leurs patients. » Un travail qui s’inscrit dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017.

Un simple questionnaire
La HAS indique que « les professionnels de santé de premier recours (1), notamment les médecins généralistes, sont confrontés à des difficultés en matière de repérage de la consommation de substances psychoactives (alcool, tabac, cannabis, ). » Elle rajoute que « alors que la consommation de tabac figure souvent dans le dossier des patients, la consommation d’alcool ou de cannabis est peu documentée. »

Alors, pour aider les professionnels de santé à repérer précocement et à suivre les consommations addictives, la HAS met désormais à leur à disposition un simple questionnaire avec des questions de ce type : « Vous est-il arrivé de consommer de l’alcool le matin pour vous sentir en forme ? »
Ces questions permettent d’évaluer le risque encouru par le patient. Selon la HAS, cet exercice « doit avoir lieu idéalement au moins une fois par an, ainsi que pour des situations particulières : grossesse, précarité, conduite de véhicules, échec scolaire, examens, changement de travail, retraite, divorce, deuil, etc. »

5 minutes pour sensibiliser les patients
Par ailleurs, la notion d’intervention « brève » en alcoologie existe depuis 2005, explique la HAS. Et le travail de la HAS a permis « son extension au domaine de la consommation du tabac et du cannabis », poursuit-elle.
Pour la Haute Autorité, la durée de cette intervention est variable : 1 minute peut suffire à recueillir l’information concernant la consommation déclarée d’une substance, « alors que 5 minutes permettent de délivrer une information sur les résultats du questionnaire, les conséquences potentielles de cette consommation et de demander au consommateur s’il envisage de réduire sa consommation. »

Le but ultime de ce travail est bien évidemment de se diriger vers l’abstinence et les autres conduites favorables à la santé (alimentation, exercice physique, etc.)
Enfin, « les pratiques à risque comme la consommation épisodique massive d’alcool (binge drinking, etc.) et les associations alcool/cannabis ou alcool/autres substances psychoactives feront l’objet d’une prise en charge adaptée », conclut la HAS.

(1) Médecins généralistes, pédiatres, sages-femmes, pharmaciens d’officine, infirmier(e)s, dentistes, ainsi que les médecins du travail et les médecins scolaires

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Les émotions trop fortes, violentes, peuvent être à l’origine d’un processus d’addiction chez la personne qui y est sujette.

Apprenez à détecter les signaux qui disent « danger ! », grâce à ce troisième volet de notre série consacrée à la gestion des émotions.

Atlantico : Qu’est-ce qui fait qu’une personne deviendra « addict » (drogue, cigarette, aliments, sport, etc.) et qu’une autre ne développera pas de tendance addictive?

Sylvie Protassieff : Pour qu’une addiction se développe chez une personne, il faut la conjonction de trois facteurs : un produit, un milieu, une personnalité. Il faut entendre le terme « produit » au sens large, on y trouve bien sûr l’alcool, le tabac, tous les psychotropes, (ce qu’on appelle dans la langue courante les drogues et tous les produits utilisés comme tels, colles, etc.), mais aussi les médicaments. Le milieu agit comme un facteur d’entraînement et parfois même de justification pour l’usage du produit.

Pour un adolescent par exemple, s’il est physiquement fragile et s’il se trouve dans un milieu qui va le mettre en présence de telle ou telle substance, ces facteurs vont l’encourager à la consommation. Ils peuvent également devenir un code de reconnaissance entre plusieurs jeunes. Un adulte seul, peut trouver une satisfaction en jouant au poker. De plus, se retrouver en groupe avec d’autres joueurs va entraîner une tendance à adopter des comportements. Utiliser des substances, adopter un comportement est généralement encouragé par le groupe. C’est ce que l’on constate aussi la plupart du temps à propos de la cigarette. La personnalité présente en général des carences de l’axe narcissique. Autrement dit, pour avoir un axe objectal, c’est-à-dire être capable de parler, d’échanger avec les autres, il faut déjà avoir une bonne assise intérieure personnelle. C’est ce qu’on appelle le narcissisme (dans le sens positif du terme). Les carences dans l’appréciation de soi se trouvent souvent dans le sentiment de ne pas avoir été aimé, de ne pas être l’enfant choisi par ses parents ou de ne pas être celui que ces derniers attendaient. C’est alors un vécu qui peu être le lit d’une addiction ultérieure, qui viendra palier un manque. Le problème de l’appréciation de soi est aussi fréquent chez beaucoup de personnes non « addicts ».

Quelle différence peut-on établir entre l’addiction à une substance et l’addiction à un comportement ? Qu’est ce qu’on appelle une addiction comportementale ? Peut-on vraiment qualifier « d’addiction » un comportement dans lequel aucune substance n’intervient ?

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Source : Teen prescription opioid abuse, cigarette, and alcohol use trends down

National Institute on Drug Abuse (NIDA), December 16, 2014

Présentée comme un outil d’arrêt du tabac par ses producteurs et comme une nouvelle incitation à fumer et à contourner les lois anti-tabac par ses détracteurs, la e-cigarette poursuit sa conquête du monde. Alors que l’Australie a définitivement interdit la e-cigarette et que l’OMS en réclame une restriction plus forte, une étude menée aux Etats-Unis montre que la e-cigarette est dorénavant le moyen le plus utilisé par les plus jeunes pour fumer, devenant ainsi la première technique d’initiation au tabagisme.

Cette situation nouvelle, inédite mais logique après les investissements publicitaires massifs des industriels de la e-cigarette, met également en lumière l’incapacité voire l’abandon des instances de santé publiques face à un outil dont les dangers restent ignorés de leurs utilisateurs. Il faut bannir la e-cigarette avant qu’il ne soit trop tard.

L’étude menée aux Etats-Unis  par l’Institut National des abus de drogues (NIDA) a mesuré chez des adolescents du collège au lycée, l’utilisation d’alcools, de drogues, tabac et e-cigarettes, dont de précédentes études avaient retrouvé une augmentation exponentielle d’utilisation parmi les plus jeunes, cible marketing privilégiée des fabricants. 41 000 jeunes ont répondu à un questionnaire.

L’étude retrouve que les plus jeunes fument dorénavant plus de e-cigarettes que de tabac, banalisant dangereusement le fait de fumer selon les experts.  17% des 17-18  déclarent avoir utiliser une e-cigarette dans les mois précédents ainsi que 13.6% reconnaissaient avoir fumer des cigarettes. Parmi les 15-16 ans, les résultats montrent une utilisation respectivement à 16% et 7% et parmi les 12-14 de 8.7% et 4%. Si la consommation de e-cigarette explose en comparaison aux études réalisées en 2013, l’usage de toutes les autres drogues, cigarettes, médicaments  opiacés, MDMA, K2/spice (MJ synthétique) et alcool, sont eux en décroissance chez les moins de 18 ans.

A l’heure où les Etats-Unis, à la différence de la France, a réussi à faire passer le nombre de fumeurs en dessous de la barre des 18% de la population (36% en France), la e-cigarette pose un problème terrible de santé publique. Certes, il reste probable que fumer une e-cigarette est moins toxique que de fumer du vrai tabac, mais toujours beaucoup plus que de ne rien fumer ;  Or cette étude montre un engouement et une utilisation de plus en plus fréquente de la e-cigarette chez des jeunes non-fumeurs. Ces e-cigarettes peuvent contenir de la nicotine, substance addictive déjà rencontrée dans la cigarette, mais aussi en fonction des fabriquant, contenir des éléments nocifs, cancérigènes ou autres.

Cette année, nous sommes très inquiets du niveau d’utilisation des e-cigarettes chez les adolescents“ expliquait Lloyd D. Johnston, médecin et principal auteur de cette étude “Ce serait une tragédie si ce produit détruisait les grand progrès obtenus dans la lutte contre le tabagisme des plus jeunes”.

Par ailleurs dans les Etats ayant normalisé la vente du cannabis, l’étude retrouve un taux d’utilisation de cette drogue chez 40% des 17-18 ans, souvent mixée avec de la nourriture, alors que ce taux d’utilisation n’est que de 26% dans les Etats n’ayant pas libéralisé la vente de medical marijuana, un argumenta allant contre ceux plaidant pour sa libéralisation, comme le plaidait encore récemment le quotidien Le Monde, sous prétexte que l’interdiction favorise la consommation. C’est le contraire.

Le club de réflexions Terra Nova, proche des socialistes, propose de légaliser la vente du cannabis et de créer un monopole pour en assurer la commercialisation. Cette opération devrait rapporter environ 2 milliards d’euros de taxes par an au Trésor public. En effet, ce nouveau service public vendrait le cannabis à un prix intégrant une taxation importante. Ce prix élevé devrait faire baisser la demande. Ainsi cette opération serait bénéfique pour le budget de l’État et pour la santé publique. Les coûts liés à la lutte contre le trafic de cannabis pourraient être divisés par deux selon Terra Nova.

Toutefois ce raisonnement néglige la réaction prévisible des individus après la création du monopole public. Les consommateurs de cannabis ne changeront rien à leurs habitudes. Ils iront s’approvisionner auprès des trafiquants en place. Pourquoi payer plus cher un produit disponible auprès de leur dealer habituel à meilleur marché ? Il faut être un socialiste naïf pour croire que les drogués vont se précipiter vers le monopole pour contribuer au comblement du déficit budgétaire de l’État. Certains qui avaient peur de faire une mauvaise rencontre dans les cités chaudes se laisseront tenter par cette opportunité. Mais l’essentiel du trafic passera toujours par les trafiquants illégaux.

L’État se trouvera en concurrence avec des trafiquants qui auront refusé de céder la place. Actuellement, les assassinats permettent une autorégulation dans ce milieu. Mais on imagine mal les pouvoirs publics utiliser la même méthode pour assainir le marché. Il reste l’option d’un démantèlement légal des réseaux. Toutefois les pouvoirs publics ont pris l’habitude de fermer les yeux sur les trafics dans les cités pour acheter la paix sociale. De plus, les trafiquants sont souvent d’origine étrangère. Or Terra Nova a recommandé au PS de devenir un prestataire de services pour les minorités. Les vendeurs de cannabis d’origine étrangère appartiennent à une minorité qu’il faut respectée. L’arrestation de ces « chances pour la France » constituerait un mauvais signal.

En conclusion, la proposition de légaliser la vente de cannabis est une idée fumeuse. Elle provoquerait une augmentation de la demande qui ne contribuerait que marginalement au renflouement du budget de l’État. Cette proposition permet surtout de saisir l’état d’esprit de notre élite intellectuelle. Ces bobos, en dignes héritiers des babas cool, considèrent que fumer des substances illicites est une conquête individuelle sur une société injustement répressive. Après avoir probablement fumé la moquette de leur club, ils ont eu l’idée de joindre l’utile à l’agréable : donner une nouvelle liberté qui contribue au renflouement des finances publiques. Mais les socialo-bobos, en habillant leur désir hédoniste de raisonnements économiques, ont surtout démontré leur incompréhension totale de l’économie libérale.

Source

Patrice QueneauUn livre de notre collègue et ami le Doyen Patrice Queneau aux Editions Glyphe, Paris,  2014, 138 pages

L’auteur, professeur émérite de Thérapeutique médicale, spécialiste de la douleur, est  un soignant et un enseignant. Il décrit dans un langage simple, didactique ce que  doit être la démarche d’un médecin devant un syndrome douloureux, comment appréhender la souffrance qui en résulte par une double démarche, celle qu’il doit mener et celle qu’il doit suggérer pour guider et accompagner son patient. Double réflexion où l’on reconnait le spécialiste mais aussi et surtout l’humaniste.

Sa démonstration  s’appuie sur des témoignages éloquents, qui mieux que les artistes  pouvaient observer, transcrire et restituer  l’intimité de la souffrance pour tenter de la maîtriser. Il fait appel aux travaux de peintres, de sculpteurs,  d’ écrivains qui ont exprimé leurs propres blessures ou celles d’autre souffrants qui les ont interpellées . il en résulte un ouvrage magnifiquement illustré qui rassemble des tableaux célèbres, des sculptures, des textes mais aussi des caricatures où chacun à sa manière démystifie la souffrance, la rend accessible et finalement au moins en partie maîtrisable.

Les médicaments ne sont pas oubliés, l’auteur leur donne toute leur place et souligne leur efficacité, il les situe dans une démarche globale faite d’une écoute attentive et d’un suivi personnalisé .

Traité de Thérapeutique que devraient lire tous les soignants et d’abord tous les étudiants, il intéressera  aussi ceux qui souffrent, ceux qui les entourent et plus simplement  ceux et celles pour qui l’humanisme médical  reste un pilier de notre métier.

Pour vous procurer ce livre cliquez ici ; un cadeau de Nouvel An original et instructif

Publié par : cnpert | 1 janvier 2015

Détente : Commençons l’année avec du champagne !

L’équipe du CNPERT vous présente ses meilleurs voeux pour 2015 et vous propose de commencer l’année avec le sourire !

Publié par : cnpert | 24 décembre 2014

Joyeux Noël autour du monde !!

Cliquez sur la photo pour télécharger le diaporama

Christmas-SilverBell

Publié par : cnpert | 24 décembre 2014

L’utilisation de la E-Cigarettes explose chez les plus jeunes

Présentée comme un outil d’arrêt du tabac par ses producteurs et comme une nouvelle incitation à fumer et à contourner les lois anti-tabac par ses détracteurs, la e-cigarette poursuit sa conquête du monde. Alors que l’Australie a définitivement interdit la e-cigarette et que l’OMS en réclame une restriction plus forte, une étude menée aux Etats-Unis montre que la e-cigarette est dorénavant le moyen le plus utilisé par les plus jeunes pour fumer, devenant ainsi la première technique d’initiation au tabagisme. Cette situation nouvelle, inédite mais logique après les investissements publicitaires massifs des industriels de la e-cigarette, met également en lumière l’incapacité voire l’abandon des instances de santé publiques face à un outil dont les dangers restent ignorés de leurs utilisateurs. Il faut bannir la e-cigarette avant qu’il ne soit trop tard.

L’étude menée aux Etats-Unis  par l’Institut National des abus de drogues (NIDA) a mesuré chez des adolescents du collège au lycée, l’utilisation d’alcools, de drogues, tabac et e-cigarettes, dont de précédentes études avaient retrouvé une augmentation exponentielle d’utilisation parmi les plus jeunes, cible marketing privilégiée des fabricants. 41 000 jeunes ont répondu à un questionnaire.

L’étude retrouve que les plus jeunes fument dorénavant plus de e-cigarettes que de tabac, banalisant dangereusement le fait de fumer selon les experts.  17% des 17-18  déclarent avoir utiliser une e-cigarette dans les mois précédents ainsi que 13.6% reconnaissaient avoir fumer des cigarettes. Parmi les 15-16 ans, les résultats montrent une utilisation respectivement à 16% et 7% et parmi les 12-14 de 8.7% et 4%. Si la consommation de e-cigarette explose en comparaison aux études réalisées en 2013, l’usage de toutes les autres drogues, cigarettes, médicaments  opiacés, MDMA, K2/spice (MJ synthétique) et alcool, sont eux en décroissance chez les moins de 18 ans.

A l’heure où les Etats-Unis, à la différence de la France, a réussi à faire passer le nombre de fumeurs en dessous de la barre des 18% de la population (36% en France), la e-cigarette pose un problème terrible de santé publique. Certes, il reste probable que fumer une e-cigarette est moins toxique que de fumer du vrai tabac, mais toujours beaucoup plus que de ne rien fumer ;  Or cette étude montre un engouement et une utilisation de plus en plus fréquente de la e-cigarette chez des jeunes non-fumeurs. Ces e-cigarettes peuvent contenir de la nicotine, substance addictive déjà rencontrée dans la cigarette, mais aussi en fonction des fabriquant, contenir des éléments nocifs, cancérigènes ou autres.

Cette année, nous sommes très inquiets du niveau d’utilisation des e-cigarettes chez les adolescents“ expliquait Lloyd D. Johnston, médecin et principal auteur de cette étude “Ce serait une tragédie si ce produit détruisait les grand progrès obtenus dans la lutte contre le tabagisme des plus jeunes”.

Par ailleurs dans les Etats ayant normalisé la vente du cannabis, l’étude retrouve un taux d’utilisation de cette drogue chez 40% des 17-18 ans, souvent mixée avec de la nourriture, alors que ce taux d’utilisation n’est que de 26% dans les Etats n’ayant pas libéralisé la vente de medical marijuana, un argumenta allant contre ceux plaidant pour sa libéralisation, comme le plaidait encore récemment le quotidien Le Monde, sous prétexte que l’interdiction favorise la consommation. C’est le contraire.

Source

« Si vous avez mal à la tête prenez des feuilles de saule, l’aspirine est faite avec des feuilles de saules ».

Réagissant sur BFMTV au rapport de Terra Nova prônant une légalisation du cannabis dans le cadre d’un monopole public, le député UMP Bernard Debré s’insurge contre une telle proposition. « Quand on fume cannabis longtemps (…) ça donne des troubles psychotiques gravissimes« , selon le médecin.

Cliquez ici pour voir la video sur BFMTV (1’40 »)

 

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