La première cigarette électronique à l’extrait de chanvre est menacée d’interdiction par le gouvernement pour incitation à la consommation de cannabis. Le concepteur du produit, a pourtant assuré ce mardi 16 décembre qu’elle est « 100% légale ».

« Je suis opposée à ce qu’un tel produit puisse être commercialisé en France », a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. « Cela constitue une incitation à la consommation de cannabis (…) potentiellement répréhensible par la loi », a-t-elle estimé sur la radio RTL.

La ministre a demandé à ses services « d’étudier de façon très précise la situation de ce produit » et a affiché « l’intention de saisir le juge pour faire interdire la commercialisation de cette cigarette électronique au cannabis ».

Pourtant Antonin Cohen, un des deux concepteurs de l’appareil baptisé Kanavape, a pris soin de souligner que cette e-cigarette contenant de l’huile de chanvre « n’avait aucun effet psychotique et psychotrope et ne pouvait pas être considérée comme une alternative au pétard ». Dans une présentation devant des journalistes dans un petit théâtre parisien, il a expliqué que Kanavape, qui ne serait disponible que début janvier, n’était en aucun cas un « e-joint », la version cigarette électronique d’un pétard.

Du cannabidiol à la place du THC

« Kanavape est un vaporisateur de chanvre, une variété (de la famille du cannabis, ndlr) qui n’a aucun usage récréatif puisqu’il ne contient pas de THC », le tétrahydrocannabinol qui est le principal principe actif du cannabis avec des effets euphorisants et psychotiques. Le liquide utilisé par cette cigarette électronique contient une autre substance cannabinoïde, tirée du chanvre industriel cultivé légalement en Europe : le cannabidiol ou CBD qui est un produit « anti-psychotique », « non-euphorisant » et « relaxant ».

« Les vertus du cannabidiol (CBD) sont nombreux avec notamment des bienfaits sur le stress, la relaxation, le sommeil », explique la société fondée par Sébastien Béguerie et Antonin Cohen qui militent pour l’usage médical du cannabis. Ce dernier a souligné que compte tenu de la concentration de CBD les effets seraient « très légers ».

« Un produit pour faire le buzz »

Les spécialistes des addictions et même les partisans de l’usage thérapeutique du cannabis s’interrogent sur « l’intérêt » d’un tel produit. « Ils sortent un produit pour faire le buzz, pour attirer l’attention », affirme Fabienne Lopez présidente de Principes Actifs, association pour la promotion de l’usage médical du cannabis.La militante doute de l’effet soulageant d’un tel produit et craint qu’il ne crée la confusion chez des personnes très malades à la recherche de produits anti-douleur au moment où arrive en pharmacie le Sativex, le premier spray à base de cannabis pour soulager les douleurs de type sclérose en plaques (SEP), délivré sur ordonnance.

Le spécialiste des addictions Laurent Karila est également critique. L’usage du cannabis « est une maladie de l’adolescent et du jeune adulte, le risque de sortir un produit de ce type est que les adolescents se l’approprient », met en garde ce psychiatre de l’Hôpital universitaire Paul-Brousse, près de Paris. Lui aussi s’interroge sur « l’intérêt de sortir un produit de ce type » qui sera perçu par le grand public comme un « joint électronique » et qui risque de « ternir l’image » de la cigarette électronique comme outil nouveau et relativement efficace pour arrêter ou diminuer la consommation de tabac.

L’usage récréatif du cannabis est strictement interdit en France, où il est théoriquement passible d’un an de prison et d’une amende de 3 750 euros. Une telle sanction reste exceptionnelle. Pour autant, le gouvernement, comme ses prédécesseur de droite, a toujours rejeté l’idée de sa dépénalisation.

Avec AFP

du 16/12/2014

 

Publié par : cnpert | 13 décembre 2014

Boire ou conduire, trop de Français ne choisissent pas

La stratégie du « conducteur désigné », celui qui ne boit pas lors d’une soirée, gagne cependant du terrain, et pas seulement chez les jeunes.

Qui dit soirée « festive » dit alcool. C’est du moins ce que pensent et légitiment une grande majorité de Français. Selon l’enquête publiée vendredi 12 décembre par les associations Prévention routière etAssureurs prévention, 83 % des Français qui se rendent à une soirée – fête, dîner entre amis ou au restaurant – y consomment de l’alcool. Les trois-quarts y voient une habitude culturelle française.

Sauf qu’une fois la soirée finie, il faut bien rentrer à la maison. Ce que 78 % des Français réalisent à l’aide d’une voiture ou d’un deux-roues, la moitié en conduisant et les 28 % restants en tant que passagers. Sont-ils certains dans ce cas de ne pas dépasser le taux légal d’alcoolémie fixé aujourd’hui à 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré ?

Près de 57 % des conducteurs jurent ne jamais prendre le volant dans ces conditions. Mais ils sont près de 29 % à reconnaître avoir déjà conduit avec un taux d’alcoolémie probablement supérieur au taux légal.« 3 % DES AUTOMOBILISTES CIRCULENT AVEC UN TAUX D’ALCOOLÉMIE NON CONFORME »

« Ce résultat est inquiétant, estime Jean-Yves Salaün, directeur général de la Prévention routière. Sachant par ailleurs que la moitié des personnes interrogées affirment ne pas connaître le taux légal d’alcoolémie, cela démontre qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. » « C’est un pourcentage important, renchérit le psychologue Jean-Pascal Assailly, chercheur à l’Ifsttar et spécialiste des comportements de conduite. Je ne pense pas que les Français seraient aussi nombreux à assumer un risque de cet ordre dans un autre domaine. »

Car risque il y a. « En moyenne, on estime que 3 % des automobilistes circulent avec un taux d’alcoolémie non conforme, assure Jean-Pascal Assailly. Mais ceux-ci sont concernés par 30 % des accidents mortels sur route, une différence qui prouve à quel point l’alcool altère la conduite ».

Pis, en cas d’ivresse, la probabilité d’être tué est plus importante que celle d’être blessé. « La présence d’alcool génère essentiellement des accidents mortels car elle est souvent associée à une vitesse excessive, des stupéfiants ou l’absence de ceinture de sécurité », note l’observatoire national interministériel de la sécurité routière.

« UNE CAUSE DIFFICILE À FAIRE ÉVOLUER »

Alors que la mortalité routière due à la vitesse a régressé ces dernières années, le facteur « alcool », lui, reste stable depuis vingt ans. « C’est la cause d’insécurité routière que l’on arrive le moins à faire évoluer »,constate Jean-Yves Salaün. En cause, la diversité des pratiques, du jeune qui sort de boîte à l’alcoolo-dépendant récidiviste.

« Surtout, on n’a pas trouvé en la matière de moyens de contrôle et de sanction équivalents aux radars pour la vitesse », rappelle Jean-Pascal Assailly. La quasi-certitude d’être verbalisé a eu un effet direct sur la baisse des vitesses moyennes pratiquées sur les routes de France ces dix dernières années. Or un automobiliste sera soumis une fois tous les cinq ans en moyenne à un contrôle d’alcoolémie.

« La propension à respecter une réglementation progresse avec la probabilité d’être contrôlé, reconnait Jean-Pascal Assailly. C’est ce que l’on appelle communément la peur du gendarme. »

LE MÉCANISME DU DÉNI

D’autres facteurs psychologiques interviennent dans le fait de prendre le volant après une soirée bien arrosée et en connaissance cause. « Les gens savent très bien qu’ils font quelque chose de répréhensible, poursuit Jean-Pascal Assailly. Pour éviter de se culpabiliser, ils entrent dans le mécanisme bien connu du déni. Soit en contestant la légitimité de la norme, soit en considérant qu’elle n’est pas adaptée à leur cas personnel. »

L’enquête de la Prévention routière et d’Assureurs prévention montre quand même une évolution positive. Désigner au préalable la personne qui ne boira pas et sera chargée de raccompagner les autres est la première mesure envisagée pour éviter l’accident de la route lié à l’alcoolémie.

Déjà très répandu chez les jeunes – selon une enquête précédente de la Prévention routière –, ce réflexe tendrait à se généraliser à l’ensemble de la population. « C’est une très bonne chose qui est le fruit des campagnes que nous menons avec les pouvoirs publics depuis quinze ans », se félicite Jean-Yves Salaün.

Reste à convaincre les 41 % de Français interrogés qui, questionnés sur la solution à adopter en cas d’alcoolisation excessive, indiquent au moins une fois une mauvaise option. Par exemple, boire de l’eau ou du café, ou circuler sur de petites routes peu empruntées, alors même que deux accidents mortels sur trois avec présence d’alcool se produisent sur des routes secondaires.

Source

Publié par : cnpert | 12 décembre 2014

Alcool, tabac, cannabis : les ados risquent gros

Selon une expertise collective de l’Inserm, les niveaux de consommation d’alcool, de tabac et de cannabis « demeurent élevés » chez les jeunes.

Les experts relèvent que les effets neurotoxiques de l’alcool sont plus prononcés chez les adolescents.

Une consommation régulière de cannabis peut altérer les résultats scolaires.

Quels messages de prévention convient-il de tenir pour les adolescents qui consomment de l’alcool, du tabac ou du cannabis ? Et comment aider les parents à dialoguer avec eux sur le sujet ? « Ce sont des questions compliquées. Et pour y répondre, la priorité est d’abord de se baser sur des connaissances scientifiques incontestables », souligne Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). C’est la raison pour laquelle cette instance a demandé à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de faire le point sur les conduites addictives des adolescents. Rendue publique jeudi 6 février, son expertise collective constate que les niveaux de consommation de l’alcool, du tabac et du cannabis « demeurent élevés » chez les jeunes.

ALCOOL DES EFFETS NEUROTOXIQUES PLUS PRONONCÉS À L’ADOLESCENCE

C’est à la fin des années collège qu’apparaissent les usages réguliers d’alcool : en 2010, 7 % des élèves de 3e déclaraient avoir bu au moins 10 fois dans le mois écoulé. Ensuite, l’usage se poursuit au lycée. En 2011, cette consommation régulière concernait 15 % des garçons et 6 % des filles de 17 ans. Au même âge, 53 % des garçons et des filles déclaraient avoir vécu, dans le mois écoulé, une alcoolisation ponctuelle importante (au moins cinq verres bus en une même occasion). Familièrement appelée« binge drinking », cette pratique est en hausse puisqu’elle n’était déclarée que par 46 % des jeunes de 17 ans en 2005.

Ces chiffres inquiètent les experts car il est désormais acquis que le cerveau des adolescents est plus vulnérable que celui des adultes face à cette consommation d’alcool surtout lorsqu’elle est massive et sur un temps très court. « Des études récentes montrent que le cerveau connaît un important processus de maturation jusqu’à l’âge de 20-25 ans. Ce processus de maturation cérébrale entraîne une plus grande vulnérabilité des adolescents chez lesquels les effets neurotoxiques de l’alcool sont plus prononcés », explique Mickael Naassila (université de Picardie).« Chez eux, l’alcool peut entraîner des atteintes des fonctions cognitives avec un impact sur la mémoire et un retard au niveau de l’apprentissage scolaire », poursuit le chercheur. Autre constat : plus la consommation d’alcool est précoce plus grand est le risque de devenir alcoolo-dépendant à l’âge adulte.

TABAC 30 % DES FILLES ET 33 % DES GARÇONS DE 17 ANS SONT DES FUMEURS QUOTIDIENS

À 17 ans, 30 % des filles et 33 % des garçons sont des fumeurs quotidiens. Chaque année, on recense 70 000 décès en France liés au tabac dont les conséquences sanitaires (cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires) sont bien connues. Mardi, en présentant le 3 e  plan cancer, François Hollande a marqué les esprits en affirmant qu’un « jeune sur deux qui fume régulièrement à 17 ans mourra avant 60 ans ». « C’est une réalité qu’il faut maintenant intégrer dans des messages de prévention qui pourront convaincre les jeunes », indique Danièle Jourdain-Menninger, en reconnaissant que la tâche n’est pas simple. « On sait que le discours ‘‘le tabac, c’est risqué pour la santé’’, cela ne marche pas chez les ados », ajoute-elle.

CANNABIS UN RISQUE DE DÉPENDANCE

En 2011, 42 % des ados de 17 ans déclaraient avoir déjà fumé au moins une fois. Quant à l’usage régulier (au moins 10 fois dans le mois), il concerne 2 % des élèves de 3e , 6 % de élèves de seconde et 7 % de ceux de terminale. À 17 ans, 5 % des jeunes présenteraient un risque « d’usage problématique » : 7 % des garçons et 3 % des filles. Les experts notent que, dans les heures suivant l’usage de cannabis, on observe des troubles cognitifs portant sur l’attention, le temps de réaction, la mémoire.« Plus on fume et plus on a du mal à organiser sa pensée. Une consommation régulière peut altérer les résultats scolaires », indique Alain Dervaux, addictologue à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.

Ces troubles cognitifs ont tendance à disparaître dans le mois suivant l’arrêt de la consommation. Mais « certains de ces troubles peuvent persister, y compris après sevrage, en particulier si la consommation a débuté avant l’âge de 15 ans », souligne l’Inserm, en précisant que les troubles cognitifs à long terme sont corrélés à la dose, la fréquence, la durée d’exposition et l’âge de la première consommation.

« Contrairement à ce qu’on pensait il y a dix ans, on sait désormais que le cannabis peut induire une dépendance. Quand on fume beaucoup, on peut se retrouver avec une envie de consommer qu’on n’arrive pas à réprimer », indique Alain Dervaux. Enfin, les experts relèvent que le cannabis peut « précipiter » la survenue de troubles psychiatriques : troubles anxieux ou dépressifs, symptômes psychotiques et schizophrénie.« Cela peut déclencher une schizophrénie chez des sujets prédisposés. C’est un événement grave mais qui reste rare puisqu’il concerne une personne qui fume sur 2000 environ », ajoute le chercheur.

Source

 

Publié par : cnpert | 6 décembre 2014

Premiers tests salivaires pour les conducteurs

Près d’un quart des accidents de la route sont dus à la consommation de drogue, en particulier de cannabis.

Des nouveaux tests salivaires viennent d’être mis en place.

test salivaire

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Publié par : cnpert | 28 novembre 2014

Quand le cannabis abîme le cerveau

Recherché par les consommateurs pour ses effets stimulants, le cannabis est aussi connu pour altérer la mémoire et perturber les réflexes. Autrement dit, la marijuana impacte directement le cerveau dès lors qu’elle est consommée régulièrement sous forme de joints. Ainsi, « dix ans après leur première prise, une réduction du volume cérébral est observée chez les gros fumeurs », viennent de découvrir des chercheurs américains.

Dans les premières années de consommation, certains jeunes fumeurs de cannabis présentent « une stimulation cérébrale au-delà de la moyenne », ont démontré les auteurs d’une étude récemment publiée dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Autrement dit, l’adolescent ou le jeune adulte adepte peut au départ être plus réactif que ces camarades abstinents et ne présenter en premier lieu aucun trouble de la mémoire ni d’apprentissage.

6 à 8 ans plus tard

Mais positives en apparence, ces réactions ne sont que passagères et seraient même le moyen de cacher un trouble cérébral plus profond. « Six à huit ans après la première prise, le câblage entre les neurones est fortement endommagé si l’adolescent fume régulièrement », ont en effet contrebalancé les chercheurs. Des dommages cérébraux d’autant plus importants que la première prise est précoce.

Pour le prouver, l’équipe du Pr Francesca Filbey (Université de Dallas, Texas) a suivi 62 abstinents et 50 fumeurs réguliers. Chaque consommateur a dû fumer 3 joints chaque jour. Les 112 volontaires ont ensuite été soumis à des tests cognitifs par IRM. Chez les fumeurs uniquement, les chercheurs ont pu mettre en évidence une réduction de la masse cérébrale dans le cortex orbitofrontal, siège de l’addiction. Raison pour laquelle à terme, cette atteinte pourrait déclencher une forte tendance à la polyconsommation, soit une porte d’entrée vers la dépendance à d’autres produits (cigarettes, alcool, drogues dures…).

« Encore partiels, ces résultats sont tout de même à prendre au sérieux », a tenu à préciser le Pr Francesca Filbey. Depuis 2007, les Etats-Unis ont en effet enregistré une hausse de la consommation de cannabis dans la population adolescente. En France, et ce malgré une législation des plus strictes, les jeunes sont classés parmi les plus gros consommateurs d’Europe. Source

Publié par : cnpert | 27 novembre 2014

Défigurés par la drogue

L’effet dévastateur de la drogue sur la santé n’est plus à prouver. Les animations réalisées par le site Rehabs sur les transformations physiques des drogués font froid dans le dos.

La toxicomanie, à l’instar d’autres addictions, a un effet dévastateur sur le corps humain. Des photomontages ont été réalisés par l’organisation Rehabs pour un projet américain « Faces of Addiction ».
Et les images interpellent sans doute bien plus que les mots.
On y voit les dégâts progressifs provoqués sur une dizaine des visages d’hommes et de femmes. Les conséquences physiques de cetteaddiction à la drogue sont multiples.
On découvre que cela peut provoquer de nombreuses plaies sur la peau, les dents sont abîmées, le vieillissement prématuré…
L’organisation souhaite sensibiliser à la toxicomanie et à ses dangers. Elle aide également les toxicomanes à travers différents programmes. Source

Publié par : cnpert | 26 novembre 2014

Un court-métrage d’animation éprouvant sur l’addiction

Andreas Hykade, directeur d’animation allemand, a réalisé un court-métrage visant à mettre en lumière tout le mal que peut faire l’addiction. Entendez par là toute forme d’addiction, drogue douce ou dure.

Relayé par Konbini, ce court-métrage intitulé « Nuggets » met en scène un oiseau qui va, au fil des 5 minutes du film, s’autodétruire à cause de son addiction. L’élément addictif est ici représenté par ce qui semble être une pépite d’or.

Si au début l’oiseau n’y prête pas la moindre attention, il va très vite se laisser tenter. Puis au fil de l’avancement du film il ne pourra plus s’en passer.

Ce qui le conduira à sombrer pénombre. Un film plein de sens à découvrir ci-dessous.

Source

Publié par : cnpert | 26 novembre 2014

Le cannabis, cette plante toxique

Cannabis 1 joint 7 cigarettes« Il n’y a aucune raison de penser que la fumée du cannabis est moins toxique que celle de la cigarette », ont confirmé les auteurs d’une récente étude américaine. Et pour cause, si les émanations de chanvre et de cigarette dégagent les mêmes produits cancérigènes. Les précisions du Pr Nicolas Bonnet, pharmacien et directeur du Réseau des Etablissements de Santé pour la Prévention des Addictions (RESPADD).

« La fumée émanant du cannabis après combustion est aussi toxique que celle dégagée par le tabac », souligne le Pr Nicolas Bonnet, pharmacien et directeur du Réseau des Etablissements de Santé pour la Prévention des Addictions (RESPADD). Et pour cause, les volatiles dégagés par la marijuana dans l’air ambiant présentent autant de risque sur le plan cardiovasculaire que ceux de la cigarette.

Ainsi, une étude récente menée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par le Pr Bonnet le pneumologue Bertrand Dautzenberg comparait la toxicité du cannabis à celle de la cigarette. « Nous avons analysé la composition de la fumée des deux substances après combustion ». Pour ce faire, 200 joints ont été confectionnés et fixés à des machines spécifiques. Utilisées pour évaluer la concentration en goudrons, elles sont composées d’un filtre auquel on fixe le joint ou la cigarette.

1 joint = 7 cigarettes ?

Bilan, les filtres de joints se noircissaient bien plus rapidement comparés à la cigarette. « On a pu mesurer que la fumée d’un joint entier, fait de résine ou d’herbe, dégageait l’équivalent de 6 à 7 cigarettes en produits goudronnés potentiellement cancérigènes », souligne le Pr Bonnet.

Pour autant, cette seule proportion ne veut pas dire qu’un joint est 6 à 7 fois plus dangereux qu’une cigarette. On peut en revanche confirmer qu’un joint est aussi toxique pour les poumons que 2,5 à 5 cigarettes. « Il s’agit d’une estimation et non d’une donnée précise ». Plusieurs paramètres entrent en effet en ligne de compte. La quantité de composés toxiques émanant du tabac ou de la marijuana varie en fonction de la façon dont la personne tire sur la cigarette ou sur le joint, de la régularité de la consommation, mais aussi de la qualité du tabac ou du cannabis consommé.

« Certes, la fumée de la cigarette et du cannabis ont la même composition chimique », complète le Pr Bonnet. Mais le mode de consommation du cannabis en augmente sa dangerosité. « Par ailleurs l’impact du chanvre, dépend pour beaucoup de la qualité de la résine ou de l’herbe initiale, c’est-à-dire comment l’herbe a été coupée, si elle est récente ou ancienne », décrit le Pr Bonnet. Et plus elle sera ancienne, plus elle sera oxydée. Elle va dans ce cas dégager davantage de produits nocifs pour les fumeurs… mais aussi pour les non-fumeurs exposés au « cannabisme passif ».

Source

Publié par : cnpert | 25 novembre 2014

Eloge du Professeur Claude ADOLPHE (1931 – 2014)

Adolphe Claude 1

Claude ADOLPHE nous a quittés le 3 Novembre 2014 à l’issue d’une longue maladie d’abord maîtrisée, puis acceptée avec courage et discrétion.

Il était notre référence dans la qualité de l’exercice professionnel. C’était aussi un ami fidèle, celui de tous les combats, scientifiques et sanitaires  mais aussi plus personnels, philosophiques et humains. Nous partagions ses convictions morales, son sens des valeurs et ses engagements.

Claude avait reçu une double formation, il était pharmacien, diplômé de la Faculté de Pharmacie de Paris et physicien, titulaire d’une licence puis d’un doctorat ès Sciences physiques obtenus à la Faculté des Sciences. Cette double qualification lui a permis d’accéder rapidement au professorat ; agrégé à 33 ans, il est devenu l’un des plus jeunes titulaires cinq ans plus tard.

Il a poursuivi parallèlement une carrière hospitalière féconde. Interne en pharmacie des hôpitaux de Paris (reçu second), chef de laboratoire puis pharmacien-chef des hôpitaux de Paris, il termina sa carrière en tant que chef de service de biologie de l’Hôtel-Dieu.

Parallèlement, comme le veut la fonction de professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH), il a développé une activité de recherche en physique structurale d’abord orientée vers l’organisation atomique de substances minérales comme les sulfures de lanthanides puis très vite vers la cristallographie de molécules biologiques correspondant à ses activités hospitalières. Deux étapes ont marqué ce volet recherche : une mission à Berkeley et la création d’un laboratoire de biocristallographie et RMN biologiques (UMR 8015, CNRS). Ses travaux ont donné lieu à plus de 100 publications écrites, affichées ou sous forme de conférences nationales et internationales.

Il a été appelé à prendre des responsabilités administratives importantes. Dans l’enseignement supérieur il fut Président de l’UER des Sciences pharmaceutiques appliquées à la biologie, membre élu du Conseil de faculté puis du CNU. Il a présidé et participé à plusieurs jurys d’agrégation. Dans le domaine de la Santé publique, il fut expert auprès de la Cour d’appel de Paris, Président de la Commission chargée par le Directeur général de la Santé du contrôle de la publicité des objets, appareils et méthodes présentés comme bénéfiques pour la santé

Derrière le professionnel se cachait l’homme de conviction. Après les événements de Mai 68 il devint secrétaire général du syndicat autonome des enseignants de pharmacie : il le restera pendant 10 ans. Il rejoindra quelques années plus tard le cabinet de François Fillon alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : le résultat dont il était le plus fier était d’avoir obtenu le rétablissement du concours d’agrégation pour la nomination des professeurs d’université, selon lui la meilleure méthode de sélection. Il avait pu obtenir également que les étudiants en pharmacie disposent d’un enseignement hospitalier (loi J. Delong), à l’évidence nécessaire, qui a été jusqu’à une date récente le seul cadre administratif à la disposition des pharmaciens hospitaliers.

Au titre du bénévolat, il a participé aux activités du Secours catholique et de l’enseignement dit « de l’école à l’hôpital » apportant un enseignement individuel personnalisé à des élèves et à des étudiants hospitalisés leur permettant de terminer leurs années d’études avec succès  ou même de réussir certains concours universitaires.

Voici une vie professionnelle particulièrement bien remplie. La nation ne s’y est pas trompée, elle lui a décerné les distinctions de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques et d’Officier dans l’Ordre National du Mérite.

Un détail très significatif révèle l’engagement professionnel de Claude. Lorsqu’on l’interrogeait sur la plus forte de ses motivations, il répondait sans hésiter « ma passion pour l’enseignement ». L’exercice pédagogique qui consistait à lire avec lui, un article scientifique, à en faire l’analyse pour en dégager les lignes de force avant de les restituer soit sous forme d’un rapport soit, de façon plus concise pour une question d’oral d’internat de dix minutes, était un moment fort, privilégié, riche d’enseignement et contagieux. Il alliait un esprit logique et rationnel qu’il a su transmettre.

Ses étudiants ont salué la qualité de ses cours en lui remettant une distinction qui leur était propre, après un vote à bulletin secret sur la valeur de l’enseignement reçu : elle s’appelle le caducée, il l’a reçue quatre fois puis, en fin de carrière, le caducée d’honneur pour l’ensemble de son enseignement.

Tous ses élèves s’en souviennent aussi. L’auteur de ces lignes peut en porter témoignage, il a été mon conférencier d’internat, mon chef de laboratoire à l’Hôtel-Dieu et celui qui m’a convaincu de l’importance de l’enseignement oral direct lorsqu’il est construit, clair, précis. Il a été à l’origine de mes choix universitaire et hospitalier. Il a aussi soutenu dés ses débuts la lutte contre les drogues qu’avec quelques collègues pharmaciens, nous menons  dans le cadre du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les drogues et les Toxicomanies (CNPERT) : il a été un des premiers abonnés du blog (que vous lisez) et n’a  ménagé ni son soutien, ni ses conseils. Un de nos piliers dans ce combat difficile a disparu et nous manquera.

L’originalité de sa réflexion se retrouvait aussi dans ses convictions chrétiennes non seulement compatibles mais indissociables, partie intégrante de ses choix scientifiques

Ainsi, beaucoup d’entre nous ont eu la chance de profiter de ses talents pédagogiques, de son humanisme et de bénéficier de ses conseils. Expliquant à ses élèves comment il fallait construire un projet de carrière, son message se résume ainsi : une carrière médicale doit s’appuyer d’abord sur une activité hospitalière, assumer la routine, y développer des projets de recherche et apporter un enseignement de qualité. Le message est reçu et transmis, merci Claude, nous ne l’oublierons pas.

Nous présentons à Monique, son épouse qui a du l’aider, l’entourer et l’accompagner de façon aussi efficace que discrète, nos sentiments amicaux de vive sympathie.

Nous y associons ses deux fils, leurs épouses et ses quatre petits-enfants. Ils peuvent être fiers de leur héritage.

Jean-Paul Tillement

Publié par : cnpert | 24 novembre 2014

Détente : Splendeur des cavernes de marbres en Patagonie

Unique au monde !

mais il faut faire 2000 km en avion depuis Santiago et 200 km sur une route ensablée

Cliquez sur la photo pour télécharger le diaporama

cavernes de marbre

Publié par : cnpert | 20 novembre 2014

Drogue en Russie: plus de 50.000 jeunes morts par an (FSKN)

Près de 50.000 jeunes Russes par an trouvent la mort suite à leur addiction à la drogue, a annoncé jeudi le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.

« La consommation de drogues provoque une mortalité sans précédent parmi les jeunes âgés de 15 à 34 ans, au moins 50.000 personnes meurent par an suite à l’usure pathologique des organes intérieurs », a déclaré le responsable lors d’une réunion du gouvernement russe.

Selon M.Ivanov, la Russie dépasse sensiblement dans ce domaine les pays industrialisés de l’Europe et de l’Asie.

« Au Japon, la drogue tue 20 fois moins de jeunes qu’en Russie et en Europe, le nombre de jeunes  toxicomanes morts est 12 fois plus bas qu’en Russie », a ajouté le directeur du FSKN.

Source

Un ou peut-être deux morts, des dizaines de jeunes placés en soins intensifs, partout en Suède, rien que ces derniers jours.

Les forces de l’ordre et les autorités sanitaires du royaume tirent la sonnette d’alarme. Le spice, un cannabis de synthèse, fait des ravages dans le pays

Vendu sur Internet, officiellement comme de l’encens à brûler, «impropre à la consommation humaine», le spice circule en Suède depuis plusieurs années. Mais ce n’est que récemment que sa consommation a progressé. Sur l’île de Gotland, dans l’est du pays, les policiers seraient prêts à contrôler les casiers des élèves à l’aide de chiens de détection. «On en trouve désormais, sous diverses formes, dans tous les collèges et les lycées de l’île», témoigne un policier. Les saisies effectuées par les douanes ont plus que doublé depuis deux ans. Et si 236 personnes ont dû être soignées l’an dernier après en avoir consommé, ils étaient déjà plus de 300 sur les neuf premiers mois de l’année. Même constat dans les centres de désintoxication : alors que les patients étaient avant accrocs à l’alcool, ils sont de plus en plus nombreux à venir chercher de l’aide pour une dépendance au spice.

Pour la Suède, c’est une situation inédite. La consommation de drogue y a toujours été inférieure à la moyenne européenne. «C’est en partie en raison de notre Etat-providence, qui prend en charge les gens et leur offre un filet de sécurité. Nous sommes très bien informés sur ce qu’il est dangereux de consommer pour la santé», affirme Christopher Landin, chef de l’unité de police antidrogue à Stockholm.

Mais les habitudes changent, avec les voyages et Internet. «La Suède n’est plus aussi isolée.» Le Pr Fred Nyberg, spécialiste du sujet, met en cause la libéralisation du cannabis et les succès de ses partisans, notamment aux Etats-Unis : «La marijuana attire de plus en plus. Mais comme elle est toujours illégale en Suède, ses consommateurs se dirigent vers les drogues qui ne le sont pas, comme le spice, contre lequel on ne peut rien faire : les substances utilisées dans sa fabrication changent en permanence. Elles sont indétectables.» Mikael Carlsson, policier à Stockholm, confirme : «Dès qu’une substance devient illicite, une autre apparaît.»

Or la drogue est beaucoup plus puissante que le cannabis. Comme ses utilisateurs peuvent faire leurs mélanges, des erreurs de dosage provoqueraient des overdoses. Les symptômes sont variés : «Perte de conscience profonde, convulsions, accident vasculaire cérébral, manque d’oxygène dans le cœur, insuffisance rénale aiguë», énumère le toxicologue Kai Knudsen. Et dans certains cas, la mort.  Source
Publié par : cnpert | 15 novembre 2014

Lettre du CNPERT et AG 2014

La Lettre du CNPERT de Novembre 2014 est téléchargeable en cliquant sur : CNPERT- lettre N° XXXIII B

L’Assemblée Générale aura lieu le 8 Décembre 2014 à Paris : cliquez sur convocation à l’A.G. du CNPERT 2014

 

Publié par : cnpert | 14 novembre 2014

Le cannabis modifie la structure du cerveau

Fumer régulièrement du cannabis a un impact sur le volume de la matière grise du cerveau et sur la connectivité entre les neurones, selon une nouvelle étude scientifique américaine.

Le cannabis modifie la structure du cerveau

Consommer régulièrement du cannabis modifie la structure du cerveau, selon une nouvelle étude scientifique présentée dans les Actes de l’Académie des Sciences Américaine (PNAS). En effet, la substance psychotrope du cannabis, le THC réduirait le volume de matière grise du cerveau, mais augmenterait la connexion entre les neurones.

Les chercheurs des universités du Texas et du Nouveau-Mexique ont comparé par IRM (imagerie par résonance magnétique), la structure du cerveau et les connexions neurologiques de 48 participants consommateurs de cannabis et de 62 non-fumeurs. Les scientifiques ont aussi évalué le type de consommation, le QI et les troubles socio-psychologiques des participants grâce à des questionnaires.

La consommation chronique de cannabis diminue le volume de matière grise du cerveau

Les résultats de l’étude révèle que le volume du cortex orbitofrontal (la région-clef du cerveau pour des prises de décision, le système de récompense et les comportements addictifs) des fumeurs était moins volumineux que celui des autres. Et que ces modifications étaient corrélées à l’âge du premier joint et à la durée de la consommation de cannabis.

Les chercheurs ont aussi observé que la connexion entre les neurones des fumeurs était plus importante que les autres.

«La consommation de cannabis conduit à des altérations neuronales qui sont modulés selon l’âge de début et la durée d’utilisation. Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent la consommation chronique génèrent des processus neuroadaptatifs complexes. En effet, cette « sur connectivité » entre les neurones serait un moyen pour le cerveau de compenser la mauvaise performance de la matière grise moins volumineuse » explique Francesca M. Filbeya, chercheur au centre de la santé du cerveau de l’Université du Texas, et co-auteur de l’étude.

« Mais d’autres études sont nécessaires pour déterminer si ces changements sont définitifs ou si l’abstinence prolongée de la consommation de marijuana peut rétablir l’équilibre du cerveau », conclut Francesca M. Filbeya.

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Publié par : cnpert | 14 novembre 2014

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