Publié par : cnpert | 5 mars 2015

Skunk ou haschich : que choisir ?

Pédagogique, scientifique… et spectaculaire, la chaîne privée Channel 4 fait expérimenter les deux drogues à des volontaires.

Jon Snow, 63 ans, journaliste vedette de la chaîne, coprésentateur et cobaye vedette de la soirée, en inhale sous forme gazeuse dans un ballon, puis se soumet immédiatement à une IRM cérébrale. Pris de panique, il doit interrompre le scanner. L’ancien correspondant de guerre témoigne : « J’ai tenu à Gaza, j’aurais dû tenir… J’ai déjà fumé du cannabis, mais, après avoir pris de la skunk, j’ai été envahi par la pire peur de ma vieJe ne le referai jamais. »

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Les troubles du sommeil pourraient être liés à l’usage de psychotropes, notamment le cannabis. C’est ce qu’indiquent les conclusions d’une récente étude américaine, publiée dans le Journal of Clinical Sleep Medicine.

Tests d’endormissement et d’urine

Pendant dix ans, les chercheurs du Nationwide Children’s Hospital (Ohio) ont, en effet, examiné le comportement de 383 adolescents redirigés vers une consultation au Centre des troubles du sommeil de l’hôpital. L’objectif? Tenter de prouver que ces troubles étaient aussi liés à la consommation de cannabis.

Pour comprendre et diagnostiquer leur narcolepsie, les patients ont, donc, d’une part, passé un test appelé Tile (test itératif de latence à l’endormissement ou MSLT en anglais): leurs phases de somnolence ont été observées et leur temps nécessaire à l’endormissement enregistré. Mais ils devaient, d’autre part, également se soumettre à un test d’urine. Et bingo: 43 % des adolescents ayant un test pouvant être lié à la narcolepsie ou à de graves troubles du sommeil étaient également positifs au cannabis.

Un diagnostic avant toute prise en charge

«Nos découvertes soulignent et soutiennent l’importance de faire passer des tests d’urine, au préalable, à tous les patients de plus de 13 ans avant d’accepter de faire des examens complémentaires pour diagnostiquer leur narcolepsie», confie, au MD NewsDaily, Mark L. Splaingard, directeur du Centre des troubles du sommeil, et principal auteur de l’étude.

Un test de dépistage qui apparaît, aujourd’hui, «essentiel avant d’entamer un diagnostic», selon le chercheur, afin de ne pas «envisager une prise en charge de l’adolescent» pour des troubles importants du sommeil qui pourraient être évités tout simplement en arrêtant les stupéfiants.

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Publié par : cnpert | 22 février 2015

Ils sont à l’écoute des jeunes victimes d’addictions

Chaque année, le centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie accueille près de 200 jeunes en consultation. La moitié d’entre eux viennent pour la consommation de cannabis.

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Le cannabis en tête des produits consommés

Sur 171 patients de moins de 25 ans, le Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) a enregistré 82 cas de consommation de cannabis, en 2014. « Ça représente la moitié des personnes que l’on reçoit, explique le Dr David Le Boulanger. La plupart d’entre eux s’adressent à nous à la suite d’une décision de justice, pour un rappel sur la santé et une éventuelle évaluation d’un problème plus ou moins grave. » Il arrive aussi que des consommateurs viennent rencontrer un spécialiste pour en parler, de leur propre chef.

Si le cannabis est en tête des produits consommés, l’alcool représente 25 % des dépendances nécessitant l’attention du Csapa. « Mais pour les jeunes, l’alcool reste un produit festif. Ils vont se dire que c’est moins problématique que de fumer des joints », précise le Dr Le Boulanger. Le Csapa permet également d’appréhender des dépendances aux jeux d’argent, aux médicaments, au tabac, ou aux jeux vidéos, même si cela « reste à la marge ».

Le mal être ciblé en priorité

Six spécialistes interviennent au quotidien, notamment auprès des jeunes. À savoir, deux médecins, deux infirmières, une psychologue et une éducatrice spécialisée. Leur rôle : comprendre le consommateur, mais aussi faire de la prévention. « L’important, ce n’est pas vraiment le stade de l’addictologie, même si nous cherchons à l’évaluer, mais pourquoi le patient consomme tel ou tel produit, indique le Dr David Le Boulanger. On ne travaille pas sur le produit consommé, mais sur la santé. On effectue une prise en charge axée avant tout sur le mal être. »

Régulièrement, l’équipe intervient dans les établissements scolaires. Par exemple, au lycée Victor-Hugo, un créneau a été mis en place le mardi, tous les quinze jours, pour les élèves qui cherchent de l’aide. « Depuis six mois, je ne suis pas intervenu car il n’y a pas eu de demandes, précise le spécialiste. C’est à l’élève de se manifester pour que je puisse en discuter avec lui. »

Pas d’évolution marquante de la consommation

Mais l’important aujourd’hui, c’est aussi de former les personnels encadrant des jeunes de moins de 25 ans a repérer les problèmes éventuels. Il y a cinq ans, le programme « Aimes ta vie » a été mis en place par le Csapa. « L’avantage, c’est qu’il y a un suivi de la personne formée pour l’aider en cas de situation délicate. » Mais pour le Dr le Boulanger, la priorité réside également dans la nécessité d’une proximité avec les jeunes. « Il nous manque une structure pour mettre en place une permanence, afin de rencontrer les patients à n’importe quel moment. »

En 2014, le Dr David Le Boulanger n’a pas relevé d’évolution marquante de la consommation des adolescents et jeunes adultes. Mais, il note une forte augmentation des consultations pour les personnes plus âgées. En cause : « Certainement le chômage et la vie quotidienne où, finalement, on ne nous laisse pas le droit à l’erreur si l’on veut rester dans la course. »

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Publié par : cnpert | 20 février 2015

Cannabis : il augmente le risque de narcolepsie

Le cannabis est la substance illicite la plus consommée en France avec plus de 41 % des jeunes de 17 ans qui en ont déjà pris. Attention, c’est un facteur favorisant le risque de souffrir de narcolepsie !

Une étude, réalisée par les chercheurs du Centre des troubles du sommeil à la Natiowide Children’s Hospital aux Etats-Unis, montre un lien entre la consommation de cannabis et la somnolence accrue chez les jeunes pouvant aller jusqu’à la narcolepsie.

Cette maladie du sommeil débute généralement à l’adolescence. Elle touche une personne sur 2 000.

Elle se caractérise par des accès de sommeil incoercibles qui surviennent n’importe quand : en travaillant, en mangeant, en discutant avec des amis…

Somnolence : elle touche plus de 40 % des fumeurs de cannabis

L’étude, qui a porté sur plus de 380 jeunes suivis pendant dix ans, montre un lien entre la consommation de cannabis et des habitudes anormales de sommeil. Ainsi, si votre adolescent fait des siestes répétées sans vrai raison, s’il vous semble amorphe toute la journée, s’il fait des nuits de dix à douze heures sans être sorti tard la veille, soyez vigilants.

Ces troubles du sommeil peuvent être le signe que votre jeune consomme du cannabis. Un simple dépistage urinaire peut permettre d’en savoir plus et d’orienter, si besoin, l’adolescent vers une structure qui l’aidera à se sevrer du cannabis.

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18/02/2015

Archiver
Le Centre de surveillance européen des drogues et des addictions (EMCDDA) vient de publier le sinistre portrait de la mortalité au sein des usagers de drogue européen. Selon l’EMCDDA, plus de 6 000 usagers de drogues meurent d’une overdose chaque année dans l’Union européenne.

En se basant sur des études de cohortes de consommateurs de drogues, issus de neuf pays européens, et totalisant 31 000 participants, ils ont calculé que le taux de décès toutes causes étaient de 14,2 pour 1 000 personnes-années, soit 10 fois plus qu’en population générale. Il y avait cependant de disparités géographiques, puisque ce taux oscillait entre 3,5/1 000 personnes-années (Malte) et 22,7/1 000 personnes années (Pologne) selon les cohortes. La majorité des décès par overdose intervenaient chez les 1,3 million de consommateurs d’opioïdes recensés en Europe en 2014. Les auteurs précisent d’ailleurs que la population européenne de consommateurs d’opioïdes était vieillissante et rencontrait de plus en plus de problèmes de santé.

L’overdose : première cause de décès des consommateurs de drogue

Parmi les morts documentées, les overdoses représentaient 35 % des causes de décès, une infection par le VIH était associée à 14 % des décès dont elle était la première cause médicale. Venaient ensuite les pathologies de l’appareil circulatoire (9 %) et du système respiratoire (5 %), et les suicides (5 %). Dans la moitié des cas, la cause de décès était externe : overdose, suicide, violence ou accidents. Les auteurs estiment que les décès des consommateurs de drogues sont, dans leur grande majorité,« prématurés et évitables ».

Le VIH et les overdoses font moins de victimes

En comparant ces résultats à ceux de l’étude COSMO menée dans les années quatre-vingt-dix dans huit pays européens, les auteurs notent que la mortalité des usagers de drogues a baissé, entraînée par la diminution de la mortalité liée aux infections par le VIH et aux overdoses. Ils précisent cependant, que cette nouvelle estimation n’a que deux sites en commun avec l’étude COSMO, ce qui limite la portée de la comparaison. Les auteurs plaident d’ailleurs pour que d’avantage de cohortes de grande taille soient montées dans les pays de l’Union européenne.

Damien Coulomb

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(AFP) – La consommation fréquente d’une variété puissante de cannabis, comme la « skunk », augmente fortement les risques de développer une maladie mentale, selon une étude publiée mardi par la revue médicale britannique The Lancet.

Les personnes consommant de la skunk (une variété de cannabis avec une forte capacité psychotrope) tous les jours sont cinq fois plus susceptibles de développer une maladie mentale, selon cette étude réalisée dans le sud de Londres pendant six ans auprès de 410 patients atteints pour la première fois d’un trouble psychotique et de 370 personnes saines.

Cette probabilité tombe à trois fois plus en cas de consommation seulement le week-end et à deux fois plus pour une consommation réduite à moins d’une fois par semaine.

En revanche, l’étude n’a pas trouvé de lien entre la consommation de haschich (variété moins puissante de cannabis) et le développement d’une maladie mentale.

« Les résultats montrent que le risque de psychose chez les consommateurs de cannabis dépend de la fréquence d’utilisation et de la puissance du cannabis », a mis en avant le docteur Marta Di Forti, principal auteur de l’étude. « L’utilisation de haschich n’a pas été associée à un risque accru de psychose ».

Le haschich contient moins de THC (tétrahydrocannabinol, la molécule à l’origine des effets psychotropes du cannabis) que la skunk.

« Nos résultats montrent l’importance de sensibiliser le public au risque associé à l’utilisation de cannabis à forte puissance, en particulier à un moment où ces variétés sont de plus en plus disponibles », jugent les auteurs de l’étude.

« La tendance mondiale à la libéralisation de l’utilisation du cannabis rend en outre urgent le développement de l’éducation des jeunes sur les risques du cannabis à forte puissance », concluent-ils.

L’Uruguay est devenu l’année dernière le premier pays au monde à légaliser la production et la vente de cannabis tandis que quatre Etats américains ont réglementé son usage à des fins récréatives.

Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée en Europe (73,6 millions des 15-64 ans l’ont expérimenté dans leur vie, soit 21,7% des Européens adultes), selon le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

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La consommation de cannabis est liée à un risque accru de survenue d’un premier épisode de manie et à une exacerbation des symptômes de manie chez les personnes ayant déjà un diagnostic de trouble bipolaire, selon une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders.

Les symptômes de manie font partie du trouble bipolaire. Ils peuvent inclure un sentiment d’exaltation persistant, une énergie accrue, une hyperactivité et un besoin réduit de sommeil.
Un épisode de manie peut aussi inclure une tendance accrue à la colère et l’agressivité ainsi que des symptômes tels que des idées délirantes ou des hallucinations (ex. entendre des voix).

Steven Marwaha de l’Université de Warwick et ses collègues ont réalisé une revue de la littérature scientifique sur le sujet. Ils ont recensé 6 études impliquant 2,391 personnes ayant vécu des symptômes de manie et ayant été suivies pendant près de 4 ans en moyenne.

Ces études confirment une association entre la consommation de cannabis et l’exacerbation des symptômes maniaques chez les personnes ayant déjà reçu un diagnostic de trouble bipolaire. Une méta-analyse de deux études suggère que le cannabis est associé à un risque environ 3 fois plus élevé de première apparition de symptômes maniaques.

L’utilisation du cannabis avaient tendance à précéder l’apparition des symptômes de manie ou à coïncider avec cette dernière plutôt que de la suivre. Ce qui suggère une influence causale potentielle de la consommation de cannabis sur le développement de la manie.

Plus de recherche est nécessaire pour examiner les mécanismes spécifiques de cette associations et la façon dont ils peuvent être affectés par une vulnérabilité génétique et des facteurs de risque environnementaux, notent les chercheurs.

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Publié par : cnpert | 14 février 2015

La mortalité liée au tabac est sous-estimée

La mortalité précoce chez un fumeur est 2 à 3 fois plus élevée que chez une personne qui n’a jamais fumé. L’excès de mortalité est actuellement expliqué par 21 pathologies dont le tabac accroit la fréquence. Parmi elles, 12 types de cancers, 6 types de maladies cardiovasculaires, le diabète, les pathologies pulmonaires obstructives chroniques et les pneumonies. Ces différentes pathologies tuent 500 000 américains, et plus de 100 000 français chaque année au total 7 millions d’êtres humain par an. Il semble cependant que le nombre de pathologies favorisées par le tabac soit encore très largement sous estimées. Plusieurs études épidémiologiques comparant la mortalité liée au tabac aux causes de décès ne pouvaient s’expliquer par les seules 21 pathologies.

Pour identifier d’autres pathologies dont la prévalence serait augmentée par le tabac et conduirait à un décès, des scientifiques américains ont utilisé les données d’une étude ayant suivi pendant 10 ans une population d’hommes et de femmes âgés de plus de 55 ans. Deux groupes étaient constitués, les fumeurs et les non fumeurs.. Un participant ayant arrêté de fumer était considéré comme fumeur. La consommation présente ou passée de chacun était analysée. Il s’avère que la très grande majorité des participants considérés comme fumeurs avaient en fait arrêté de fumer plus de 10 ans avant le début de l’étude. Les causes de décès ont été ensuite analysées pour 52 pathologies chez les fumeurs et les non fumeurs. D’autres facteurs confondant étaient pris en compte.

Sur les 10 années considérées, le nombre de décès/1000 personnes.année était de 3037 chez les non-fumeurs et 6 462 chez les fumeurs, respectant le doublement du risque de mortalité précoce identifié chez les fumeurs. Les 21 pathologies ne recouvraient que 83% des décès. Les autres étaient reliés à l’une des 31 autres pathologies que l’on ne pensait pas auparavant liée au tabagisme.

Il est important de rappeler que les participants avaient arrêté de fumer depuis 10 ans, soit vers 45 ans, démontrant que même après l’arrêt du tabac, le risque de mortalité précoce persiste et ne se normalise pas en comparaison à une population n’ayant jamais fumé. Les chiffres de mortalité auraient probablement été pires s’ils avaient continué de fumer

Les fumeurs avaient un risque de mortalité précoce accrue pour chacune des 52 pathologies recherchées en comparaison à ceux n’ayant jamais fumé. De nombreuses pathologies qui ne sont aujourd’hui pas répertoriées comme accrues par le tabagisme apparaissent finalement directement en lien avec le tabagisme. Ainsi le risque de mourir précocement d’un cancer de la prostate augmente de 40% chez les fumeurs, et le risque de mourir d’un cancer du sein de 30% chez les femmes. Les risques accrus de décès précoces par d’autres pathologies sont identiques chez les fumeurs et les fumeuses et considérablement augmentés en comparaison aux non fumeurs : le risque de mourir précocement d’une infection s’accroit de 230%, d’une insuffisance rénale de 200%, d’une ischémie intestinale de 600%,et d’une cirrhose de 300%.

L’importance du tabagisme joue également un rôle ; parmi les fumeurs, le risque de chacun de ces décès était d’autant augmenté que la consommation de cigarettes quotidiennes était importante,augmentant significativement par exemple le risque de cancer du sein ou d’insuffisance rénale au sein du groupe des fumeurs. Une bonne raison d’arrêter de fumer précocement est tout de même retrouvé : le risque de mourir précocement de toutes ces pathologies, mis à part de la cirrhose déclinait au fur et à mesure que s’éloignait le moment où fut fumé la dernière cigarette. Un risque persiste donc chez les ex-fumeurs, toujours plus important que chez les non-fumeurs mais qui peut se réduire.

Cette importante étude révèle qu’environ 20% des décès liés au tabac sont pour l’instant ignorés, ces pathologies ne rentrant pas dans les maladies reconnues comme liées au tabagisme. Elle révèle que nombre de pathologies gastro-intestinales sont accrues par le tabac, comme la cirrhose hépatique, ou la maladie de Crohn. De même pour les risque de cancers, auparavant limité à 12 types de néoplasies et dont dorénavant la liste s’allonge dramatiquement et inclue le cancer du sein, de la prostate et d’autres, où encore le risque d’insuffisance rénale, et d’infections

Ainsi les scientifiques estiment que le nombre des victimes du tabagisme est encore plus élevé qu’estimé, cette étude relevant le nombre de décès d’environ 60 000 victimes supplémentaires, pour les Etats-Unis (soit environ 10 à 15 000 pour la France).

Est-il encore nécessaire de se demander ce qu’attendent les pouvoirs publics pour agir? Accepterait-on qu’un médicament non indispensable et qui aurait tué précocement 30 personnes ne soit pas retiré du marché ? Le fait qu’il s’agisse de plus de 70 000 morts causés par le tabac rend t-il la lutte moins crédible ? Quelles complicités sont donc en oeuvre pour ne pas agir ?

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Publié par : cnpert | 12 février 2015

Débat sur Europe 1 : Faut il légaliser le cannabis ?

Légalisation du Cannabis : solution contre le trafic ou fausse bonne idée ? (12 fév 2015)

Charles Prats, magistrat, membre du conseil scientifique du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS).

Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran, co-auteur (avec Serge Supersac) de « Pour en finir avec les dealers » chez Grasset.

Cliquez sur la photo et déplacer la ligne vidéo jusqu’à 1h 22′

Europe 1 Debat 2015 02 12

Publié par : cnpert | 10 février 2015

C dans l’air (France 5 le 10/2/2015)

 Cette vidéo est disponible jusqu’au 16/2/2015 en cliquant sur l’image ci dessous.

A remarquer un passage de 3 minutes (de 47’28 » à 51’40 ») 

(Faites glisser la ligne d’avancement de la vidéo si vous ne voulez voir que ce passage)

c dans l air

Publié par : cnpert | 9 février 2015

L’impact psychologique du cannabis (Le Figaro)

Si l’on n’évalue pas encore ses conséquences à long terme, ses effets immédiats sur la personnalité sont décryptés.

Jack a 17 ans. Il consacre ses journées à fumer des joints, traquer les lieux où acheter des «barrettes de shit», traîner avec ses copains… Mais la plupart du temps, il s’efforce de rassembler ses idées, d’y voir plus clair dans ses petits méfaits du quotidien et de calmer ses peurs.

Jack est le héros d’un premier roman best-seller en Suisse (Ils sont tous morts, éd. L’Age d’homme) qui, bientôt adapté au cinéma, a fait de son auteur, Antoine Jaquier, le lauréat du prestigieux prix Édouard Rod 2014 et l’une des personnalités les plus remarquées du pays. Si les aventures quelque peu pathétiques de ces ados en errance se passent dans les années 1980, c’est parce que le romancier les a lui-même vécues. Il a donc su raconter «de l’intérieur» les effets du voyage haschischin, jusqu’à la dérive dans des drogues plus dures.

Aujourd’hui, outre l’écriture, Antoine Jaquier est animateur social à Lausanne et très engagé auprès de jeunes en difficulté. Parmi ceux-ci, beaucoup sont des fumeurs réguliers de cannabis, mais ils ne ressemblent pas vraiment à celui qu’il était. «À mon époque, fumer des joints signifiait qu’on ne voulait pas s’intégrer à la société telle qu’elle était, explique-t-il. Aujourd’hui, c’est juste une source de “business” ou, comme chez les skateurs, très nombreux ici, un élément de code culturel.»

Crises d’anxiété et altération de la mémoire

En revanche, Antoine Jaquier reconnaît ces «états anesthésiés» qui ont tellement marqué sa jeunesse: «Comme pris dans une bulle avec ses potes de consommation, on se retrouve dans une réalité parallèle, se souvient-il. Passer un coup de téléphone pour faire avancer des projets auxquels on tient pourtant peut prendre des mois.» Cette léthargie lui a coûté cher en son temps: «Une année de plus de formation parce que je n’allais pas assez en cours.»

Cette difficulté dans l’action et l’engagement est appelée aujourd’hui «syndrome amotivationnel» par les chercheurs en addictologie, qui s’intéressent de plus en plus aux effets du cannabis sur la psychologie du fumeur. «Auparavant, on s’est beaucoup focalisé sur les conséquences quant à la santé, constate Étienne Quertemont, professeur de psychologie et directeur de recherches sur les dépendances à l’université de Liège, qui a notamment participé à l’ouvrage Regards croisés sur le cannabis (Éditions Mardaga). Mais les liens du cannabis avec la psychose ont suscité de nouveaux intérêts, plus centrés sur les altérations du système cognitif.»

Si l’euphorie, l’état de relaxation et de bien-être pendant la période d’intoxication si savamment dépeinte par Baudelaire sont confirmés par la science, on observe aussi chez certaines personnes des crises d’anxiété et de paranoïa. Autres effets immédiats observés: l’altération de la mémoire et de la flexibilité mentale: «Le fumeur a du mal à se rappeler ce qu’il a vécu quand il était sous l’effet de la drogue, explique Étienne Quertemont. Et même, certains faux souvenirs peuvent faire intrusion dans son récit d’un fait passé.» Aussi les témoignages de fumeurs de cannabis sont-ils considérés comme peu fiables dans certaines enquêtes policières.

Quant à la rigidité du comportement, elle empêche la personne de s’adapter à tout événement inhabituel. «C’est pour cela que le risque d’accidents de voiture sous consommation cannabique est décuplé, explique le chercheur. Freiner soudain, changer brutalement de route est difficile car, d’une part, les réflexes du conducteur sont ralentis, et d’autre part il n’a pas la mobilité psychique nécessaire pour faire face à l’imprévu.»

«On peut vraiment s’en sortir»

Ajoutez à cela la distorsion du sentiment du temps (observé même chez les animaux), l’impression d’avoir des pensées profondes – «Ce qui n’est pas celle de vos interlocuteurs!», précise Étienne Quertemont -, une intensification des perceptions pouvant mener à des hallucinations, et la «douceur» présumée du cannabis vacille, d’autant plus que la concentration de son principe actif et addictif (le THC) s’est largement intensifiée depuis quelques années.

Mais le réel point de controverse concernant cette drogue est celui de la durée de ses effets à long terme sur le psychisme. On ignore encore si des phénomènes cognitifs comme la démotivation ou le manque de concentration peuvent perdurer, voire devenir permanents chez les gros consommateurs, ou s’ils se résorberont, même chez cette population.

Pour Antoine Jaquier, «on peut vraiment s’en sortir». Selon lui, il faut pour cela accompagner les jeunes dans l’accomplissement de leurs potentiels en se concentrant sur leurs désirs profonds: projets artistiques, formations. «Au lieu de se concentrer uniquement sur leur dépendance, les inviter à se projeter dans un avenir qui leur fera plaisir», résume l’écrivain.

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Publié par : cnpert | 6 février 2015

Des chocs électriques pour soigner l’addiction

Un traitement à base de petites décharges électriques dans le cerveau de souris supprime les signes d’addiction. Des essais cliniques chez l’homme sont envisagés

La stimulation électrique cérébrale profonde via l’implantation d’électrodes dans le cerveau est pratiquée depuis plus de vingt ans dans le traitement de la maladie de Parkinson. Pourrait-on adapter cette technique pour soigner une addiction sévère? C’est la question posée par le neuroscientifique Christian Lüscher et son équipe à l’Université de Genève. Les chercheurs ont réussi, chez la souris, à faire disparaître les symptômes d’addiction à la cocaïne en stimulant électriquement une zone du cerveau en combinaison avec une substance pharmacologique. Leurs travaux sont publiés ce vendredi dans la revue Science.

«L’addiction est un comportement compulsif en dépit des conséquences négatives, explique Christian Lüscher. Elle se distingue de la dépendance qui est la manifestation de symptômes de sevrage à l’arrêt brusque de la consommation d’une substance.» Les mécanismes cérébraux de l’addiction diffèrent de ceux de la dépendance. Depuis plusieurs années, l’équipe genevoise a publié de nombreuses études qui décryptent les effets de la cocaïne sur le cerveau de souris. «La consommation de cocaïne remodèle les connexions entre neurones, poursuit le chercheur. Elle renforce certaines voies de transmission de signaux entre des neurones du cortex – partie superficielle du cerveau – et d’autres plus profonds, regroupés en une structure appelée noyau acubens.»

On appelle plasticité cette capacité des neurones à changer leurs réseaux de communication, un processus clé dans l’apprentissage. Dans l’addiction à la cocaïne, la drogue détourne ce processus qui s’emballe et affecte le comportement des souris. Leur locomotion en particulier est modifiée: les rongeurs sont agités et courent plus que les souris contrôles. Un comportement adaptatif que les scientifiques appellent «sensibilisation locomotrice».

Or, en 2011, Christian Lüscher et ses collègues ont réussi à faire disparaître la sensibilisation locomotrice des souris induite par la cocaïne, grâce à une technique très fine, l’optogénétique. Celle-ci consiste dans un premier temps à modifier génétiquement des neurones afin de les rendre sensibles à la lumière. Puis à les stimuler avec le faisceau lumineux d’une diode implantée dans le cerveau des rongeurs. Ils ont observé que l’activation ciblée des neurones du cortex au niveau de leur zone de contact avec les neurones du noyau acubens – une zone appelée synapse – rétablit une locomotion normale chez les souris «accro». La stimulation par la lumière a déclenché des signaux électriques de basse fréquence (10 à 15 pulsations par seconde) dans les neurones du cortex qui ont modifié la surface des neurones du noyau acubens au niveau des synapses et rendu le comportement des animaux normal.

«L’optogénétique nous a permis d’établir un lien de causalité entre les modifications de ces synapses et le comportement des souris, précise Christian Lüscher. Cette stratégie a renversé les effets de l’addiction à la cocaïne. Mais elle est très compliquée à transposer chez l’homme, à cause des manipulations génétiques des neurones. D’où l’idée d’essayer de reproduire cette réversion avec la technique de stimulation électrique profonde.» Cette méthode, mise au point il y a 25 ans dans le traitement de la maladie de Parkinson, consiste à implanter dans le cerveau des micro-électrodes qui produisent des pulsations électriques. Chez les patients parkinsoniens, la fréquence des stimuli est élevée – une centaine de décharges par seconde. Christian Lüscher et ses collègues ont eu l’idée d’implanter des électrodes dans le cerveau de la souris au niveau des synapses du noyau acubens et d’observer l’effet des décharges électriques sur la sensibilisation locomotrice. Une fréquence de 130 pulsations par seconde (130 hertz) n’a pas rétabli une locomotion normale chez les souris «accro». Plus surprenant, une fréquence plus basse (12 hertz) proche de celle de l’optogénétique, n’a eu aucun effet non plus. Les chercheurs ont par la suite découvert que la stimulation électrique provoque la libération de dopamine dans cette région du cerveau, ce qui annule l’effet des décharges. En ajoutant un composé chimique qui bloque l’effet de la dopamine, ils ont enfin pu normaliser la communication entre les neurones.

«Les travaux de l’équipe de Christian Lüscher sont très intéressants, car non seulement ils proposent une méthode pour réduire certains symptômes de l’addiction chez la souris, mais surtout ils décrivent très précisément les mécanismes cellulaires qui sous-tendent ces résultats», commente Eric Burguière, neuroscientifique à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

La transposition de ces résultats chez l’homme est-elle envisagée? «Il faut inciter la communauté médicale à lancer une étude à large échelle chez l’homme, avec très probablement une étape intermédiaire d’essais chez le primate», répond Christian Lüscher qui ajoute qu’au préalable, un cadre éthique clair devra être mis en place. «L’avantage d’adapter la stimulation cérébrale profonde pour l’addiction est que son utilisation est déjà encadrée depuis longtemps pour d’autres maladies», continue-t-il. «De plus, les effets bénéfiques de ce nouveau protocole de stimulation électrique sur l’addiction chez la souris sont durables, ajoute Eric Burguière. Ce qui présenterait un avantage évident chez l’homme, car des stimulations moins fréquentes augmenteraient l’autonomie des batteries des implants, voire même un traitement unique qui ne nécessiterait pas une implantation durable d’électrodes.»

D’autres maladies psychiatriques sont aussi dans la ligne de mire de la stimulation électrique profonde. Comme la dépression ou le trouble obsessionnel compulsif (TOC). Luc Mallet, psychiatre et directeur de recherche à l’ICM, qui a été un des premiers à diriger des études pour le traitement du TOC par stimulation cérébrale profonde a, d’ailleurs, récemment rejoint les Hôpitaux universitaires de Genève.

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En Russie, les conducteurs utilisent des caméras fixées à leur tableau de bord pour filmer ce qui se passe devant eux.
Ça évite peut-être d’avoir recours à des témoins en cas d’accident ? Quoiqu’il en soit, ces caméras captent parfois des scènes assez irréalistes …

Publié par : cnpert | 3 février 2015

Un spot pour lutter contre les addictions à la drogue

Les étudiants de la Master Class ont remporté le Prix Prévention Addiction grâce à leur clip contre les addictions à la drogue.

Comment expliquer aux jeunes les dangers de la drogue ? Telle est la question que se sont posés les étudiants de la Master Class Luc Besson. Ces derniers ont réalisé une courte vidéo d’une minute dans le cadre du concours de scénario organisé par SOS Addictions et le laboratoire RB Pharmaceuticals. IntituléMon Addiction, ce clip a remporté le Prix Prévention Addiction.

Afin de sensibiliser les jeunes aux dangers de la drogue, les étudiants de la Master Class Luc Besson ont imaginé un scénario qui suit un adolescent dans sa vie de tous les jours. Ce dernier va tomber peu à peu dans l’enfer de la drogue et va se trouver à chaque fois des excuses afin de reprendre une autre dose de drogue. Peu à peu son addiction va lui gâcher la vie.

Sélectionnés par un jury de professionnels composé notamment de ou Vincent Moscato, les gagnants de ce concours vont voir leur spot publicitaire diffusé à la télévision mais également dans les salles de cinéma.

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Un spot efficace contre l’addiction aux drogues… par konbini

Lieu : Amphithéâtre de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), place Saint Georges, Paris

Nous avons été très aimablement accueillis par monsieur Chrétien (Président de Familles de France) et monsieur T. Vidor (directeur général de Familles de France)

Absents excusés : Mme le Pr. M. Adolphe, Mme le Dr. C. Bravard, Mr. P. Beyries, Pr. J.-P. Giroud, Pr. P. Joly,  Pr. B. Kerdehlué, Pr. M . Lhermite, Mme Mahuzier, Dr. P. Mura, Pr. M. Paris, Pr. P. Queneau, Pr. J.-P. Tillement, Mr. G. Millant

Rappel de nos thèmes d’actions présents (Pr. J. Costentin) :

Notre opposition :

  1. aux « salles de shoots pour les toxicomanes » ;
  2. au cannabis « médicament » ;
  3. à la dépénalisation et plus encore à la légalisation du cannabis
  4. aux détournements de la buprénorphine à haut dosage (Subutex)
  5. au tabac chez les jeunes
  6. à l’alcool chez les jeunes (Premix, alcoolisations aigues…)

Notre attention portée :

  1. à la prévention
  2. à la bonne gestion des cigarettes électroniques/vapoteurs

Bilan financier (Mr. G. Renaillé) :

Cette année encore notre budget a été légèrement déficitaire, ce qui a contraint notre trésorier à puiser environ 600€ dans nos réserves (d’environ 16.000 €).

La cotisation de base de l’année a été portée à 25 € ; les membres sont sollicités pour acquitter une cotisation de 50 €, faisant d’eux des membres bienfaiteurs. Cela devrait équilibrer notre exercice 2015. Nous remercions chaleureusement Mr G. Renaillé pour l’amabilité et la qualité de sa gestion.

Communication sur le blog http://drogaddiction.com

Sa consultation est en régulière progression. Nous remercions le Pr. Tillement et Mr. G. Millant des efforts qu’ils déploient et des heureux résultats qu’ils obtiennent ; ce blog crée un lien quasi permanent entre les membres du CNPERT ; il est en outre un moyen de communication vers l’extérieur, très important

Communication sur la Lettre du CNPERT

Sa fréquence de parution bimensuelle est raisonnable ; sa taille (6 pages) n’est pas excessive (i.e. non dissuasive pour le lecteur ; plusieurs lecteurs nous disent apprécier les blagounettes, les sujets traités sont tous au cœur de nos thèmes d’action

Projet de réalisation d’un livret sur le cannabis, par les membres du CNPERT

Son originalité résiderait dans la réponse aux questions que se posent les adolescents sur cette drogues ; (questions collectées par des enseignants et infirmières des collèges et lycées) ; ainsi que dans le démontage des idées fausses qui ont cours parmi les jeunes, et parfois les adultes, avec une attention toute particulière pour les enseignants. Un recueil des propositions et des suggestions des membres du CNPERT va être effectué, en vue d’arrêter une méthodologie opérationnelle ; et d’abord de s’assurer que cette initiative a l’aval des membres du CNPERT (est-ce opportun ?)

Débat final  

A l’issue de cette A.G. un large débat s’est engagé,  auquel ont pris part : Mme Pic, le Pr. A. Coquerel, Mr. X. de Beaurepaire, le docteur Fabre, Mr Chrétien, le Pr. J.-P. Goullé, le Pr. J. Costentin, Mr G.Renaillé, le Dr. Semery, le Dr. J. Pic, le Pr. C. Giudicelli.

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