L’histoire en bref :

 

La consommation de cannabis fait des ravages chez les jeunes. C’est une drogue très prisée et addictive qui ne manque pas de les séduire. 2 étudiants de l’université de Lancaster en ont fait les frais après avoir ingéré une drogue de substitution du cannabis mais leurs vies ne sont plus en danger !

Le cannabis, ce fléau chez les jeunes

Le cannabis n’a pas fini de faire des ravages. Les jeunes apprécient cette drogue « douce » malgré le fait qu’elle soit tout aussi dangereuse. Alors que la question de la légalisation du cannabis se pose chaque année, et que le gouvernement reste plutôt ferme quant à sa pénalisation, cette affaire ne vient que renforcer l’idée que cette drogue n’est peut-être pas aussi inoffensive qu’elle n’y paraît.

Des étudiants dans une situation critique

Deux étudiants de 19 ans continuent encore de lutter pour leur vie après qu’ils aient consommé une version synthétique du cannabis. L’université de Lancaster a confirmé la nouvelle aujourd’hui que ces deux étudiants seraient revenus à la vie après avoir été dans une situation entre la vie et la mort pendant une journée.

La police travaillerait en coopération avec l’école et l’hôpital afin de déterminer la nature exacte de cette drogue dangereuse. Le département psychologique de l’université a proposé ses services dans l’optique d’améliorer le suivi des élèves et leur éviter de tomber dans ces travers.

Trois autres étudiants qui ont consommé de cette substance ont été relâchés par l’hôpital. L’université se veut confiante sur le sort des deux autres restants. Leurs jours ne seraient plus en danger selon un tweet paru dans la journée hier.

Des actions de prévention

La police a émis un communiqué dans lequel elle explique que :

« Juste après 6h30 hier soir, 5 étudiants, tous âgés de 19 ans, ont été hospitalisés à l’infirmerie du Royal Lancaster après qu’ils aient pris une substance non identifiée. Trois des étudiants ont depuis quitté l’hôpital. Les deux restants à l’hôpital sont conscients et dans une condition stable.

La police travaille avec l’Université de Lancaster et le Royal Lancaster Infirmery pourdéterminer la nature exacte de la substance qui ,à ce stade, semble être une sorte de substitut du cannabis. »

Les enseignants n’ont pas manqué d’envoyer des e-mails aux 12 000 autres élèves de l’université pour les prévenir du danger.

Cette drogue, plus communément appelée Spice fait partie de ces nombreuses drogues de substitution inventées par l’Homme. Elle serait constituée de produits chimiques reproduisant les effets d’une drogue psychédélique.

Les usagers se sentent joyeux et relaxés. Le produit se présente sous la forme d’herbe qui auraient été pulvérisées avec des produits chimiques ce qui veut dire qu’il ne sentirait pas forcément comme du cannabis une fois allumé. SOURCE

Selon une étude, les ados qui consomment du cannabis depuis la puberté mesurent 10 cm de moins.

De nouveaux arguments scientifiques, s’il en fallait, contre la consommation de cannabis chez les adolescents : une étude présentée au Congrès européen d’endocrinologie qui se déroule actuellement à Dublin, montre que les adolescents qui fument du cannabis sont sujets à des problèmes de croissance.

Explications.

Des kilos et des centimètres en moins. L’étude a suivi plus de 430 jeunes garçons jusqu’à l’âge de 20 ans : la moitié était des fumeurs réguliers de cannabis, l’autre non. Tous ont été pesés et mesurés régulièrement, ils ont aussi eu des prises de sang et des prélèvements de salive. Les résultats sont édifiants : ceux qui ont consommé du cannabis depuis la puberté pèsent en moyenne 4 kilos de moins. Surtout ils sont beaucoup plus petits : de 10 cm en moins en moyenne.

Un stress biologique ? Alors comment expliquer une telle différence ? L’hypothèse principale est que le cannabis entraîne une sorte de stress biologique sur l’organisme des ados en pleine croissance. Avec, par exemple, une augmentation du taux de testostérone qui accélère la puberté tout en bloquant la croissance. « La testostérone qui est l’hormone de la puberté permet d’accélèrer la croissance mais accélère aussi la consommation des cartilages de croissance. Du coup, cela entraine une poussée de croissance qui est probablement d’une durée plus courte », a expliqué à Europe1 le Dr Isabelle Flechtner, pédiatre- endocrinologue à Paris

L’étude montre aussi un taux plus important de cortisol chez les fumeurs. « C’est une hormone du stress que tout le monde fabrique mais quand on fabrique du cortisol en excès, cela a un effet de frein sur la croissance », a précisé la pédiatre-endocrinologue.

Des arguments de plus. Ces effets néfastes du cannabis pendant la puberté viennent s’ajouter à une longue liste de conséquences déjà connues sur les adolescents. Il faut savoir, par exemple, que chez les garçons qui consultent pour une poussée mammaire, très souvent, une consommation de cannabis est en cause.

Source

VERY BAD TRIP – Un couple habitant en Haute-Normandie a été condamné vendredi 15 mai à de la prison avec sursis pour « défaut de surveillance ». Leur tort ? Avoir laissé leur bébé de neuf mois absorber de la résine de cannabis, ce qui l’a plongé deux fois dans le coma.

Faut-il y voir un acte de maltraitance volontaire ? Ou l’accumulation d’inattentions successives qui ont failli provoquer un drame plus grave encore que ce qu’il s’est produit ? Toujours est-il qu’en Normandie, en octobre 2014, un bébé a été accueilli à deux reprises à l’hôpital après avoir ingurgité… du cannabis.

100 fois la dose d’un fumeur adulte

La première fois, la petite, âgée de seulement neuf mois, avait été hospitalisée au Havre. Tombée dans le coma, elle détenait dans son corps 114 nanogrammes de tétra-hydro-cannabinol, le THC, cette substance active du cannabis qui agit sur les neurones. Une forte quantité que le père attribue à la « très bonne qualité du shit » incriminé. Fort heureusement, le bébé finit par se réveiller. Impossible, pour autant, de déterminer si l’enfant était accompagné ou non à ce moment-là par ses parents. L’avocate du père, interrogée par Normandie Actu, déplorait lors de l’audience au tribunal correctionnel du Havre n’avoir jamais pu obtenir « d’explications claires de leur part ».

Deux semaines plus tard, le drame se reproduit. Cette fois, la petite fille se retrouve non pas avec 114 mais avec 162 nanogrammes de THC dans le corps ! Un taux « plus de cent fois supérieurs à celui relevé chez un adulte lui-même intoxiqué », avait expliqué un médecin légiste convoqué au procès.

Deux semaines après, nouvelle hospitalisation

Le nourrisson, qui était cette fois en compagnie de sa mère, a-t-il encore consommé de la résine de cannabis par défaut de surveillance ? Là encore, difficile de le savoir, tant les discours du couple, séparé à ce moment-là, peuvent varier. Si la mère opte pour l’hypothèse du « relargage » – un phénomène qui voit tout le THC concentré dans les graisses du consommateur s’en détacher, en quelque sorte, et faire revivre à ce dernier les mêmes effets que lors de la consommation initiale – le père, absent à ce moment-là, penche pour celle d’une nouvelle absorption.

Suite à ce nouvel incident, le bébé est de nouveau retombé dans le coma. Prise en charge à l’hôpital d’Avranches (Manche), la petite y passera quelques jours. Jugés cette semaine pour défaut de surveillance, les parents n’ont pas échappé à une sanction. 18 mois de prison dont six ferme pour le père, et pour la mère, six mois avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve.

Source

 

Publié par : cnpert | 14 mai 2015

Cannabis : 25 % des étudiants fument

Les étudiants sont nombreux à consommer du cannabis, selon une étude qui sonde les addictions des jeunes et révèle aussi leur rapport au tabac et à la e-cigarette.

Plutôt joint que vapoteuse. Un sondage mené par Harris Interactive sur 1200 personnes et commandé par la SMEREP, passe au crible les tendances estudiantines en matière d’addictions et de comportements à risques. Il révèle entre autre un penchant pour le cannabis, bien plus prononcé que pour les cigarettes nouvelle génération.

Génération tabac

Ainsi, plusieurs éléments sont passés en revue dans ce sondage, qui confirme les tendances évoquées dans les différents rapports de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies). D’abord, le tabac. La hausse vertigineuse du prix du paquet et les campagnes choc de prévention ne semblent pas avoir particulièrement rebuté ces jeunes consommateurs.

En effet, plus d’un tiers (36%) fume du tabac, dont 28% de manière régulière – des données similaires à celles relevées en population générale. La « génération sans tabac » voulue Marisol Touraine devra certainement s’appuyer sur les plus jeunes…

De plus, le succès de la e-cigarette ne semble pas avoir traversé les portes des facultés et des écoles. Si 27% la jugeaient mieux qu’une cigarette traditionnelle en 2013, ils ne sont plus que 16% aujourd’hui. Ainsi, 40% des fumeurs ont essayé la vapoteuse pour ensuite revenir au tabac classique.

Le cannabis contre le stress

Vient ensuite l’usage du cannabis, dont la prévalence parmi les jeunes Français est régulièrement pointée du doigt. Le sondage confirme qu’un étudiant sur quatre en consomme régulièrement. Mais ce qui étonne, ce sont les motifs qui poussent à la consommation.

Loin de l’esprit « peace and love », les jeunes voient dans le cannabis un moyen de lutter contre le stress et la pression, pour plus de 60% d’entre eux.

La moitié des sondés fume pour « oublier les problèmes », et la même proportion « pour faire comme les autres ». Le cannabis figure ainsi parmi le top 3 des produits psychoactifs, en troisième position après la caféine et les compléments vitaminiques.

Source

Le député de Paris Philippe Goujon regrette que des manifestants favorables à la légalisation du cannabis aient défilé « un joint à la bouche ».

Philippe Goujon a interrogé mercredi le gouvernement après une manifestation à Paris pour la dépénalisation du cannabis. « Beaucoup ont défilé un joint à la bouche en infraction totale avec la loi de 1970« . « Interdirez-vous à l’avenir ce type de manifestations illégale incitant à la consommation de drogue ? » demande le député UMP.

Réponse de Marisol Touraine : « Ce ne devrait pas être un sujet de polémique c’est un enjeu de santé publique« . La ministre de la Santé le réaffirme : « le gouvernement refuse toute banalisation du cannabis. Mais la liberté de manifester est une liberté protégée par notre constitution et la convention européenne des droits de l’homme.

Il peut y avoir des manifestations qui demandent de choses que le gouvernement n’accordera pas« , conclut-elle.

Voir la video

C’est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur.

Selon la dernière étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, plus d’un jeune sur deux aurait « expérimenté » le cannabis avant l’âge de 17 ans.

Une pratique qui touche désormais tous les milieux.

Nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes consommateurs: ce qui les motive, le budget qu’ils y consacrent, comment ils mentent à leurs parents et parfois l’engrenage pour ceux qui n’arrivent pas à décrocher.

Un document « Grand Angle BFMTV » du mardi 12 mai 2015.

Cliquez ici pour voir la video du 12/5/2015

 

 

Publié par : cnpert | 7 mai 2015

Ces chercheurs de l’Université Johns Hopkins suggèrent aux Autorités de tirer aujourd’hui les leçons de la lutte contre le tabagisme ou la consommation d’alcool chez les jeunes pour éviter l’expérimentation massive du cannabis par les enfants et les adolescents. Une inquiétude renforcée aux Etats-Unis, où 4 États ont déjà autorisé le cannabis à usage récréatif. Leurs conclusions, présentées dans la revue Pediatrics, appellent à saisir cette fenêtre d’opportunité unique pour créer un environnement réglementaire qui minimise l’accès des jeunes au cannabis. Au même titre qu’à l’alcool et au tabac.

Rappelons l’état des lieux aux Etats-Unis : Un américain sur 10 est en possession d’une carte d’autorisation d’usage de cannabis médical ou connaît quelqu’un dans ce cas. Certains états, comme le Michigan, ont mis en œuvre des règles strictes pour l’usage chez l’enfant. D’autres états, comme le Maine, sont encore plus stricts et menacent de retrait de l’autorité parentale les parents consommant en présence des enfants. Enfin, dans le Connecticut, les législateurs envisagent un projet de loi qui permettrait d’élargir l’usage du cannabis médical à l’Enfant. Dans le New Jersey, un pas en avant vient également d’être franchi vers l’autorisation de l’usage médical chez l’Enfant. Enfin, au Colorado ce sont certaines souches de cannabis qui sont autorisées pour l’usage pédiatrique. Si l’opinion publique américaine est très favorable à la libéralisation de l’usage médical élargi, voire à la dépénalisation de l’usage récréatif, aujourd’hui 4 Américains sur 5 restent opposés à son utilisation, même médicale, en présence d’enfants. Une récente étude de l’Université du Michigan vient de révéler la conscience des adultes américains sur les effets cérébraux possibles d’une expérimentation et d’une consommation à l’adolescence. Une précédente étude de chercheurs de Boston a posé la question de l’usage médical du cannabis chez l’Enfant, en cas de troubles du développement et du comportement, face une pratique réelle, aux Etats-Unis, dans la prise en charge pédiatrique de l’autisme, et autres troubles.

Ces premiers jours de légalisation du cannabis sont à considérer comme « une fenêtre d’opportunité unique » pour règlementer afin de réduire l’accès des jeunes au cannabis, explique l’auteur principal, le Dr Brendan Saloner, professeur au Département de politique et de gestion de la santé à l’École Bloomberg. « Notre priorité numéro un doit être de protéger nos enfants ».

Car la légalisation du cannabis est en marche aux Etats-Unis, 4 Etats, le Colorado, Washington, l’Oregon, l’Arizona ont déjà adopté des lois qui légalisent son usage récréatif et d’autres états pourraient suivre. Un certain nombre d’Etats débattent activement sur la dépénalisation.

4 stratégies sont ici proposées pour prévenir la consommation de cannabis chez les mineurs :

  1. Le recours aux taxes et aux prix élevés, les jeunes étant particulièrement sensibles aux prix. Une stratégie efficace contre le tabagisme des jeunes.
  2. La régulation de l’accès au cannabis, même si en dépit des limites d’âge, de nombreux adolescents parviennent à obtenir de l’alcool et des cigarettes dans les points de vente. Ici, les auteurs appellent à plus de contrôles et à des sanctions plus sévères, ainsi qu’à la règlementation des emplacements des détaillants de cannabis.
  3. Prévenir l’ingestion accidentelle par les enfants, en imposant une signalétique sur les aliments contenant du cannabis et en limitant la concentration de THC dans ces aliments.
  4. Adopter aussi un étiquetage neutre pour les produits du cannabis et limiter leur promotion !

Cette arrivée du cannabis va créer son lot de questions bien au-delà de ce qui s’est produit avec le tabac et l’alcool. En particulier parce que le cannabis peut être cultivé à la maison. Des données existent déjà sur l’efficacité des interventions de prévention contre le tabac et l’alcool, utilisons-les !

Pediatrics May 4, 2015, doi:10.1542/peds.2015-0436 Policy Strategies to Reduce Youth Recreational Marijuana

Source: 

 

Publié par : cnpert | 6 mai 2015

Lycée sans drogue : Madame Pécresse a raison

POLITIQUE – Enfin allais-je dire! Au lendemain de la publication des chiffres alarmants sur l’évolution de la consommation de cannabis chez les jeunes, une responsable politique s’intéresse à la chose. Les chiffres sont têtus. L’enquête ESCAPAD réalisée lors de la journée Défense et citoyenneté, dans l’ensemble des centres métropolitains et ultramarins, a porté sur 26.351 adolescents et les résultats diffusés récemment concernent les pratiques des jeunes de 17 ans de métropole, soit 22.023 jeunes. Excusez du peu! Les chiffres sont là, sans ambiguïté: il est observé une « recrudescence importante de l’expérimentation (plus de 6 points) qui concerne filles et garçons. En 2014, parmi ceux qui ont fumé du cannabis dans l’année, un garçon sur quatre (25,7%) présente un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance. Près d’un jeune de 17 ans sur 10 consomme au moins 10 fois par mois ».

A 17 ans, les jeunes sont encore au lycée: alors on fait quoi? On met tout sous le tapis en attendant de bonnes résolutions?

Nier le lien entre la consommation de cannabis chez les jeunes et le risque de décrochage scolaire signe une méconnaissance totale et du décrochage, et des effets du cannabis. De nombreuses études y compris de très récentes, plaident en faveur d’un lien entre les conduites à risque et la motivation scolaire. Les troubles de la mémoire et des facultés d’apprentissage induits par la consommation peuvent retentir sur le travail scolaire et l’adaptation sociale. Un des effets pharmacologiques majeur et bien identifié du produit chez les adolescents est la démotivation; la repérer le plus précocement possible est une approche cohérente et efficace dans la problématique du décrochage scolaire. Le « suivi pédagogique » mis en avant ne suffit pas pour aider les décrocheurs. C’est une approche hautement « intégrative », et qui prend en compte le comportement individuel qui doit être préconisée. Le repérage précoce des conduites à risque en fait partie.

Avant de critiquer les propositions, il faut relire l’expertise collective INSERM sur le cannabis. Il ne s’agit pas de prise de position politique mais d’expertises scientifiques: repérer précocement, aider, accompagner, proposer, tenir enfin compte des effets délétères à long terme sur le cerveau des adolescents.

Pour ces problèmes de conduites à risque, tout le monde est démuni: parents, communauté éducative. Le constater n’accuse personne. Par contre chercher ensemble des solutions, poser des mots sur le problème, associer habilement un cadre réglementaire et une stratégie de prise en charge sont des pistes qu’il faut explorer au sein des établissements scolaires. Ne pas laisser seuls ni les parents, ni les élèves, ni les enseignants. Dans les établissements, personne n’est ni formé, ni lisible pour assurer la prise en charge de ces problèmes. Entre le personnel de santé réparti sur plusieurs établissements et le personnel éducatif peu ou pas formé au repérage, on fait quoi? On en fait quoi des élèves concernés? On ne sait même pas identifier les structures d’aval pour leur prise en charge. Les interventions de prévention en classe par des addictologues spécialistes est ponctuelle, nécessaire, mais pas suffisante. La problématique n’est pratiquement jamais portée par le projet d’établissement, au même titre que la réussite des élèves. Les raisons sont nombreuses; le manque de portage politique fort en fait partie.

Oui, installer dans les établissements des « référents addiction », formés, qui repèrent, dialoguent, rendent lisibles les structures de prise en charge, c’est un premier pas audacieux pour aider les élèves.
C’est aussi mettre en œuvre les recommandations préconisées par les spécialistes.

Enfin, quelqu’un en parle et s’en préoccupe.

On ne peut que regretter qu’au nom d’un grand élan de déni politique, l’amendement qui demandait « qu’à compter de la rentrée scolaire de 2016, chaque établissement du second degré doit désigner un référent pour la prévention en matière de drogue et d’alcool au sein de l’équipe pédagogique existante » et déposé par Valérie Pécresse dans le cadre de l’examen de la loi de Santé ait été rejeté.

Dommage, il eut été enfin possible d’installer des actions cohérentes et lisibles en matière de lutte contre les addictions dans les lycées.

Source

Cliquez sur la photo pour voir la vidéo

Soeur Valls

Cet appel, signé par sa Présidente, Thérèse Hannier, aborde un sujet grave, souvent tabou, celui du suicide, en particulier des jeunes.

Elle en suggère des causes et des solutions. L’usage des drogues qui nous préoccupe plus particulièrement, est souvent associé au suicide, recours inopérant et manifestement impuissant contre la détresse et la solitude. 

L’éducation, le dialogue et la solidarité sont les meilleures préventions  de l’un et de l’autre.

Ce sont aussi nos objectifs, c’est pourquoi nous sommes heureux de relayer cet appel.

 Jean-Paul Tillement

Parler du suicide, oui mais… pour le prévenir !

Par Thérèse HANNIER, Présidente de PHARE Enfants-Parents
Le paradoxe veut que les cas de suicide spectaculaires, comme celui du crash de l’A320 soient surmédiatisés et qu’à l’inverse les campagnes d’informations et de sensibilisation ciblées fassent peur.

Si le suicide du copilote de la Germanwings est avéré, provoquant la mort de 150 personnes, il constitue un acte exceptionnel, qui doit rester exceptionnel !
Au nom des milliers de familles endeuillées par le suicide d’un proche, qui ont pu se sentir blessées par l’utilisation répétée du mot suicide avec cet accident meurtrier, il est important de rappeler la réalité du suicide : deuxième cause de mortalité chez les moins de 24 ans et première cause chez les 25 – 34 ans. En France, le suicide fait près de 10 500 victimes par an, dont près de 1 000 jeunes de moins de 30 ans et 35 de moins de 14 ans !
Aussi tragique que soit cet événement, il ne doit pas laisser penser qu’une personne qui se suicide est forcément atteinte d’une pathologie psychiatrique avérée. Dans la plupart des cas, l’acte suicidaire s’effectue dans la solitude et sous l’influence d’une souffrance poussée à son paroxysme.
La problématique du suicide est extrêmement complexe et suppose la convergence de multiples facteurs (individuels et environnementaux). Le phénomène touche tous les milieux, tous les âges. En l’absence d’études précises sur les suicidés, il est difficile de dégager des traits communs. Mais en toile de fond, et surtout chez les jeunes, émerge une hypersensibilité aux maux de notre société.
Des signes avant-coureurs existent et nécessiteraient qu’ils soient portés à la connaissance de tous. Et c’est là le cœur de la prévention et ce sur quoi travaille PHARE Enfants-Parents. La prévention relève d’une volonté politique mais beaucoup de chemin reste à parcourir pour qu’elle soit réellement mise en oeuvre, tant reste tenace en France le tabou, en particulier en milieu scolaire. En effet, l’idée que la simple évocation du mot suicide puisse inciter au suicide conduit à refuser des actions de prévention. Or, oser aborder la question du suicide avec les jeunes permet de libérer la parole, de reconnaître l’importance du mal-être, d’apporter des informations sur les signes précurseurs et de supprimer les idées fausses.
Prévenir le suicide, c’est avant tout permettre le dialogue dès le second cycle scolaire. C’est apprendre à écouter, à se respecter et à accepter les différences et comprendre que des paroles, des attitudes peuvent avoir un impact négatif ou positif sur l’autre. C’est aussi savoir quoi faire et vers qui se diriger quand on est confronté au mal-être d’un camarade ou d’un membre de son entourage.

Site Internet de Phare

Outre-Atlantique, les étudiants condamnés pour possession ou trafic de stupéfiants sont déclarés inéligibles, pour un à trois ans, aux aides financières de l’État. En cas de « multirécidive », la sanction devient définitive.

Quelques jours seulement après le 4/20 [«four-twenty», en anglais], journée dédiée à la marijuana aux États-Unis, Le Student Loan Ranger rappelle la possibilité, souvent oubliée des étudiants, de se voir refuser bourses et prêts spéciaux, en cas de condamnation liée à la drogue (possession, vente, etc.). Le blog américain explique que, depuis 2009, la sanction pour «possession d’une drogue illicite» est établie selon trois niveaux: une perte d’éligibilité d’un an pour une première infraction, une de deux ans pour une deuxième infraction, une permanente pour une troisième infraction.

Pour «ventes ou volonté de vendre une drogue illicite», la sanction, plus lourde, est établie selon deux niveaux: une perte d’éligibilité de deux ans pour une première infraction, une perte d’éligibilité permanente dès la deuxième infraction. Les législateurs, conscients de peut-être aggraver le problème en amenant ces étudiants à quitter l’école pour plusieurs mois, ont néanmoins pensé à quelques systèmes de «remise de peine». Sous réserve de suivre un programme de réhabilitation et d’accepter de subir deux tests inopinés, les étudiants de bonne volonté peuvent ainsi réduire «sensiblement» leur durée d’inéligibilité.

A noter également qu’aucune aide financière de l’État n’est «supprimée» pendant sa période de perception ; il s’agit là d’inéligibilité, et non de suspension ou suppression. En outre, l’attribution de la sanction dépend de la date de condamnation, et non de la date d’infraction. «Imaginons qu’un étudiant ait été arrêté en janvier, alors qu’il était inscrit dans une école et percevait des aides financières de l’État, mais qu’il n’ait été condamné qu’en Juin, date à laquelle son année était terminée. Dans ce cas, son éligibilité future aux aides est remise en cause. A contrario, si l’arrestation a lieu en Juin mais la condamnation au mois de Janvier suivant, les aides financières de l’État perçus par l’étudiant ne sont pas remises en cause dans l’immédiat», écrit le Student Loan Ranger.

Source

Publié par : cnpert | 26 avril 2015

CANNABIS: Il emmêle le réel et l’imaginaire

Source : Santélog

Actualité publiée le 25/4/2015 par Molecular Psychiatry

Cette étude américaine démontre pour la première fois que les consommateurs de cannabis ont un hippocampe moins actif, une structure clé impliquée dans le stockage des souvenirs. Pour le coup, ces usagers sont plus enclins à mélanger le vrai et le faux, à créer des distorsions de mémoire et à développer de faux souvenirs. Ces travaux, présentés dans la revue Molecular Psychiatry, suggèrent aussi qu’un usage chronique de cannabis pourrait accentuer les problèmes de mémoire liés à l’âge.

Cette recherche de l’Université de Barcelone menée avec l’utilisation de techniques de neuro-imagerie, a comparé les souvenirs de consommateurs de cannabis à ceux de témoins, afin d’identifier des différences dans la rétention de séries de mots. Après avoir écouté la première série de mots, les participants en ont écouté une seconde comportant de nouveaux mots, sémantiquement ou non reliés à ceux de la première série. Les participants devaient identifier les mots appartenant à la liste originale. L’expérience montre que, les consommateurs de cannabis vs témoins,

  • associent fréquemment à tort les nouveaux mots comme sémantiquement liés aux premiers, suggérant une tendance à la distorsion de mémoire et la création de faux souvenirs (voir le visuel en cliquant ici)
  • montrent une activation plus faible dans les zones du cerveau liées aux processus de mémoire et au contrôle général des fonctions cognitives, et d’autant plus faible que la consommation de cannabis à vie était élevée
  • présentent des lacunes de mémoire, même un mois après avoir cessé de consommer du cannabis,
  • sont enfin toujours plus susceptibles de souffrir de distorsion de mémoire, même des semaines après l’arrêt du cannabis.

Le cannabis mélange le réel et l’imaginaire : Ces données suggèrent que le cannabis aurait un effet prolongé sur les mécanismes cérébraux qui nous permettent de faire la différence entre le réel et l’imaginaire. Des erreurs de mémoire qui peuvent causer des problèmes au quotidien, et d’un point de vue plus clinique, aggraver les problèmes de perte de mémoire liée à l’âge.

L’effet pourrait aller jusque-là se rappeler ce qui n’est jamaiq arrivé, précisent les auteurs, notre mémoire se construisant progressivement et étant vulnérable à ces distorsions. Ainsi, ces « faux souvenirs » sont fréquemment identifiés dans plusieurs troubles neurologiques et psychiatriques, et deviennent plus fréquents avec l’âge.

Nous avons tous nos faux souvenirs, sur notre enfance par exemple. Le contrôle sur la « véracité » de nos souvenirs est une tâche cognitive complexe qui, en fait, nous permet d’avoir notre propre sens de la réalité.

Source: Molecular Psychiatry 31 March 2015 Telling true from false: cannabis users show increased susceptibility to false memories (Visuel@ Hospital Sant Pau)

Publié par : cnpert | 23 avril 2015

La dopamine dans tous ses états

Le Professeur Costentin, Président du CNPERT , vient de publier

« La dopamine dans tous ses états« 

dont un chapitre (Martin se drogue) est consacré aux toxicomanies

Pour avoir toutes les informations sur ce livre, cliquez iciDr Costentin

Costentin Livre Avril 2015Pour vous procurer ce livre cliquez ICI

 

Publié par : cnpert | 23 avril 2015

La lettre du CNPERT d’Avril 2015

Pour télécharger la lettre N° 36 (Avril 2015) cliquez ICI

Si l’enquête publiée mardi par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle que les adolescents fument de plus en plus de cannabis, elle constate aussi que cette évolution est plus forte chez les jeunes filles. Malgré tout, celles-ci restent moins nombreuses que les garçons à se droguer. Y a-t-il une question de genre derrière le rapport à la drogue ? Nos questions à François Beck, directeur de l’OFDT.

Lefigaro.fr/Madame. – Dans votre étude, on remarque que la hausse de la consommation de cannabis par les adolescentes est forte.
François Beck. – 
Cette évolution chez les jeunes filles est très étonnante, puisqu’elles sont passées de 38,9 % à avoir testé la drogue en 2011 à 45,8 % en 2014 et sont 5,8 % à en consommer régulièrement, contre 3,4 % trois ans plus tôt. C’est elles qui portent la tendance à la hausse de la consommation chez les adolescents : 47,8 % des jeunes ont déjà fumé au moins une fois du cannabis en 2014, contre 41,5 % en 2011. Depuis 2002, on était sur une tendance à la baisse, jusqu’à cette reprise, qui est assez forte.

Comment expliquer cette tendance marquée chez les jeunes femmes ?
Historiquement, la consommation de cannabis est plus forte – et relativement stable – chez les garçons, alors que les femmes ont toujours eu tendance à consommer plus de médicaments légaux ayant des effets sur le psychisme. De manière générale, quelles que soient les drogues, leur usage est bien plus répandu dans l’univers masculin que dans l’univers féminin. Mais la société change, et les comportements aussi. Comme avec le travail et la cigarette par le passé, les femmes « investissent » un domaine qui leur était assez inaccessible auparavant. Ce phénomène est particulièrement notable dans les catégories professionnelles hautes, notamment chez les cadres, où les femmes ont un niveau de consommation beaucoup plus proche de celui des hommes.

La relation à la drogue est-elle donc identique chez les hommes et chez les femmes ? Lire la Suite…

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