Publié le 01/01/2026 21:42 Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
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Article rédigé par France 2 – E. Lagarde, A. Tribouart, T. Guéry, M. Weil – Édité par l’agence 6Medias
Avec le 1er janvier vient le temps des bonnes résolutions et, pour certains, le dry January, un mois sans alcool. D’autres vont plus loin : ils ont décidé d’arrêter complètement. Il y a quelques années,
ils se sentaient parfois jugés. Aujourd’hui, le regard change, l’abstinence s’affirme et se banalise. Ils racontent pourquoi ils ont dit stop à l’alcool.
Le réveillon promet de durer une bonne partie de la nuit. Et pour certains, ce sera la fête sans alcool. Un trentenaire ne boit plus d’alcool depuis la Saint-Sylvestre, il y a deux ans. La cuite de trop. « Comme on est désinhibé, on n’a plus envie, il n’y a plus la volonté, il n’y a plus la barrière de dire non. Si on y va, on se lance. Et le lendemain, je finis éclaté », raconte Hervé Bingue.
Depuis sa décision, le jeune homme a dû beaucoup se justifier auprès de son entourage. « Je n’aime pas le goût de l’alcool. Je n’aime pas les effets de l’alcool. Je trouve qu’il n’y a pas forcément d’avantage à boire de l’alcool », répète-t-il. « Je suis ok avec ça, c’est son choix. On arrive à se retrouver, à passer des soirées sans boire d’alcool et à refaire le monde, à avoir des fous rires pas possibles », confie l’un de ses proches.
Des effets positifs sur la santé
Mais pourquoi arrêter totalement plutôt que boire avec modération ? Une évidence pour un Nantais, il y a huit ans déjà, en pleine crise de la quarantaine. « J’avais besoin de répondre à plusieurs questions, à savoir qui j’étais sans l’alcool et de savoir aussi pourquoi c’était toujours si difficile de dire non au troisième, au quatrième ou au cinquième verre une fois qu’on avait bu les deux premiers. Le fait de dire non tout le temps a été plutôt facilitant de mon côté », partage Jérôme Cuny. Avec un vrai bénéfice sur sa santé. « Rapidement, j’ai vu une amélioration de mon sommeil et une amélioration aussi, par exemple, de mes performances sportives », poursuit-il.
La difficulté pour l’épicurien, c’est qu’on ne lui propose plus que des jus de fruits, des boissons d’enfants selon lui. De cette frustration, il en a fait un métier : caviste sans alcool. Une façon de conserver le plaisir de boire des breuvages subtils et de ne plus se sentir exclu de la fête. « C’est vrai que si on est sans alcool, on est de facto un peu en dehors parce qu’on n’a pas le même verre que les autres. Aujourd’hui, heureusement, il y a de plus en plus d’alternatives », rappelle le Nantais. Selon une étude récente, 15 % des Français déclarent ne pas boire d’alcool du tout.
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