(Ceux qui veulent légaliser le cannabis)
Pr. Jean Costentin
Ils, ce sont ceux qui glosent et caquettent pour obtenir la légalisation du cannabis. Lapauvreté psittacique de leurs arguments anesthésient leur capacité de s’informer et de se poser les bonnes questions. S’appliquant à rassurer ils redoublent nos craintes.
Ils Ignorent manifestement qu’on est incapable d’arracher à la dépendance au cannabis ceux qui s’y sont laissé prendre. Ils semblent ignorer que 20% de ceux qui ont expérimenté le cannabis en sont devenus dépendants et en font une consommation « problématique ».
Ils interdiront cette drogue aux mineurs, promis ! Juré ! Comme pour le tabac, quand plus de 60% des buralistes passent outre à cette interdiction et que ceux qui la respectent constatent des achats effectués pour les mineurs par des grands frères et déplorent que des dealers viennent proposer des cigarettes de contrebande à proximité de leurs civettes.
Ils ignorent l’étude Néo-Zélandaise (dirigée par Marie-Louise Arsenault), montrantque sur 1 000 gamins (11-15 ans) ayant expérimenté le cannabis au collège, 10% d’entre eux sont diagnostiqués schizophrènes à l’âge de 18 ans. D’autres le seront plus tard.
L’étude Suédoise de S. Andréason a montré, à partir des 50.000 conscrits de l’année 1971 que ceux qui avaient fumé plus de 50 joints durant leur adolescence avaient, au cours des 10 ans suivant leur conscription, un risque de devenir schizophrènes accru d’un facteur 6.
Environ 15% des schizophrénies seraient imputables au cannabis, soit près de 85.000 cas en France.
Ils ne peuvent ignorer que le cannabis, en perturbant l’éveil, l’attention, la mémoire, en induisant une ivresse, une démotivation, est la drogue de la crétinisation. Que s’abattant sur nos jeunes à la période de leur éducation (collège-lycée-université) elle brise des trajectoires qui s’annonçaient brillantes, et qu’elle fait voler chaque consommateur à une altitude plus basse que celle qu’il aurait emprunté s’il n’en avait consommé.
Ils l’autoriseront à 18 ans, à l’âge du permis de conduire ; alors que consommé seul il est impliqué chaque année dans 600 accidents mortels de la route et qu’associé à l’alcool il multiplie ce risque par 29.
Ils se gobergent en pensant aux taxes que rapporteraient la vente du cannabis d’État au budget de la Nation, voulant ignorer que les dépenses induites plomberaient davantage ce budget.
Ils ignorent sans doute qu’à 18 ans se poursuit la maturation cérébrale qui, débutée vers 12 ans, se prolonge jusqu’à 24 ans ; or cette maturation est perturbée par le THC du cannabis ; pouvant recruter différentes pathologies psychiatriques : anxiété, dépression, schizophrénie, déficience cognitive, vulnérabilité aux toxicomanies…Ils savent que c’est à partir de 22 ans que se concrétisent des projets familiaux, génésiques, professionnels, mais ignorent sans doute que le THC induit des modifications
épigénétiques, dont les manifestations perdurent très au-delà du séjour très long du THC
dans l’organisme. Ce « tagage » épigénétique de certains gènes modifie l’intensité de leur expression et, partant, le phénotype de ses consommateurs. Parmi leurs conséquences on mettra en exergue : l’accroissement durable de l’appétence pour certaines drogues (cocaïne, morphiniques) incitant à l’ajout d’autres drogues au cannabis, à l’origine de ces polytoxicomanies en pleine expansion ; la réduction des capacités cognitives, avec une diminution du Quotient Intellectuel ; le développement d’une anxiété, de troubles dépressifs ; la décompensation d’une schizophrénie latente ou l’aggravation d’une schizophrénie déclarée ; la dépression de l’immunité.
Chez la femme enceinte c’est l’induction de malformations fœtales, l’abréviation de la grossesse avec des nourrissons hypotrophiques présentant un risque accru de mort subite, un retard de leur développement psychomoteur, une plus grande fréquence d’hyperactivité avec déficit de l’attention, une vulnérabilité aux toxicomanies s’exprimant dès l’adolescence…
Ils feignent d’ignorer que le cannabis, par son oxyde de carbone et ses goudrons cancérigènes, est 6 fois plus toxique que le tabac (responsable annuellement en France de 75.000 morts et de nombreux estropiés). L’âge moyen d’apparition d’un cancer broncho-pulmonaire chez un fumeur de cannabis est de 53 ans, chez un fumeur de tabac de 65 ans, et chez un sujet non-fumeur de plus de 70 ans.
Pour conclure ces évocations, paraphrasant l’expression « On c’est un c.. », on dira Ils sont des imbéciles, et pour que cessent leurs péroraisons dangereuses il est urgent de leur claquer le beignet.
13 Mai 2024 at 11:29
Du Pr André Badiche , psychiatre des hopitaux , au Pr Jean Costentin
je suis d’accord je souhaiterais que vous mes donniez le texte en entier , si possible traduit en Français , de l’étude Néo -zelandaise dirigée par Marie-Louise Arsenault car elle fait un étude comparée entre ceux qui ne fument pas de cannabis et dont la prévalence de la schizophrénie est de 1 °/° et ceux qui fument du cannabis à l’âge de 15 ans et qui sont suivis pendant 10 ans : prévalence de la Schizophrénie 3 °/° est ce bien cela que vous avez lu ? l’avantage de cette étude sur le plan scientifique , c’est qu’elle compare 2 cohortes de jeunes , suivis pendant 10 ans de 15 à 25 ans !
merci de m’aider , et de poursuivre le combat , que nous menons ensemble!
bravo A.B.
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