Le prix du paquet de cigarettes augmente chaque année pour dissuader les fumeurs, mais aussi remplir les caisses de l’Etat. Pourtant, les finances publiques sont déficitaires à ce sujet, et le « coût social » des substances addictives est encore bien plus élevé.
Par Joséphine Boone
Un paquet de 20 cigarettes à 11,50 euros ? Une fortune pour les fumeurs, quand on se souvient du prix d’il y a quelques années : cinq euros seulement en 2005, puis sept euros en 2014. L’année dernière, le budget moyen consacré au tabac par les fumeurs français a atteint 207 euros par mois .
Si cela peut paraître énorme, le coût de l’addiction, lui, est bel et bien supporté par l’Etat et le contribuable. Et l’ensemble des produits addictifs coûte plus cher aux finances publiques que ce qu’il ne leur rapporte.
Coût social exorbitant
Sur un an, le tabac coûte 156 milliards d’euros à la société française.
Ce « coût social » est calculé par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) à l’aide de deux indicateurs. Le coût externe, qui comprend la valeur des vies humaines perdues, la perte en qualité de vie et en production pour les entreprises. On lui ajoute le coût pour les finances publiques : la prévention et les soins pour les personnes addictes ou malades en raison de ces produits.
C’est 102 milliards pour l’alcool et près de 8 milliards pour les drogues illicites.
En outre, chaque année, l’Etat est déficitaire pour le tabac : il a perdu 1,6 milliard d’euros en 2023. Et, sans surprise, le coût global du tabagisme est encore plus élevé pour la société dans son ensemble.
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