Professeur Costentin
Ne l’ayant pas (encore ?) livrée, nous n’avons pas perdu la guerre contre les drogues. C’est pourquoi, en rangs serrés, elles ont envahi notre Nation, avec une agressivité croissante, usant de drogues de plus en plus puissantes et d’armes des trafiquants qui ne le sont pas moins, multipliant leurs victimes, constituant en de nombreux foyers une force d’occupation ; recrutant à l’envie une troisième colonne de 220 000 dealers, des défaitistes
(des politiciens, des appointés des médias, certains addictologues à contre-emploi…), tous prêts à la reddition.
La France est en Europe la première Nation victime du cannabis, qui s’abat sur sa jeunesse de plus en
plus précocement (dès le collège). Cette intoxication ne s’arrête plus à l’entrée dans l’âge adulte ; elle pourrait même concerner le troisième âge un jour prochain. En France, la banalisation de sa consommation est à l’origine du dépassement pour la première fois en 2023, de cinquante pour cent d’expérimentateurs (50,4%) parmi les 18-64 ans.
Les méfaits physiques et psychiques du cannabis, de mieux en mieux connus, ne sont révélés au
public que d’une façon différée, partielle et avec pusillanimité ; ce qui les rend trop faiblement dissuasifs.
A l’image des lemmings, une notable fraction de la population se précipite d’une façon suicidaire
dans les toxicomanies (13 millions de tabagiques, 75 000 décès annuels) .
Cessons de répéter que « notre législation sur le cannabis, parmi les plus sévères, n’a rien empêché »,
puisqu’elle n’a pas été enseignée, pas expliquée, pas justifiée et n’a jamais été réellement appliquée par
l’instance judiciaire, mais surtout combattue par ses contradicteurs bruyants.
Consommé par des individus en âge de procréer, le cannabis/THC modifie durablement, par un
mécanisme épigénétique, l’expression de certains de leurs gènes, les affectant très au-delà du séjour de la
drogue dans leur organisme. Qui plus est, ils peuvent transmettre ces modifications et les troubles qui leur sont associés à leur descendance ; avec, parmi ceux-ci, une propension aux addictions ; les drogués
engendrent des enfants vulnérables aux toxicomanies.
Les cannabis actuellement consommés (marijuana/la plante ou sa résine/shit/haschisch) sont 6 à 10 fois plus riches en THC (tétrahydrocannabinol) que ceux qui prévalaient, il y a un demi-siècle lorsque la
drogue a été prohibée De nouveaux modes de consommation décuplent sa cession à l’organisme, tandis
qu’apparaissent chaque mois de nouveaux cannabinoïdes de synthèse de plus en plus « puissants ».
Pourtant certains continuent d’en faire une « drogue douce ». Tels « ravis de la crèche », ils s’étonnent des relations du cannabis avec la schizophrénie, les troubles dépressifs, la crétinisation, les malformations fœtales, l’autisme, la vulnérabilité aux toxicomanies…effets pourtant documentés depuis plus de deux décennies (comme depuis lors nous nous échinons dans le désert à les faire connaître)
Entraver cette pandémie cannabique et ses conséquences graves constitue une urgence sanitaire, sociale et même sociétale.
Évoquons quelques pistes et suggestions : La très grande majorité du cannabis consommé en France provient du Maroc, particulièrement de la région du Rif, où sa culture est officiellement interdite. La France, au nom de l’amitié récemment réaffirmée avec le royaume chérifien, doit faire pression pour que soit respectée cette interdiction et empêcher l’exportation de cette drogue.
- Il faut enjoindre à tous les pro-légalisateurs du cannabis de cesser, pour complaire à ses onsommateurs, d’annoncer sa légalisation comme inéluctable et imminente. -Il est grand temps de dégonfler la baudruche du cannabis dit « thérapeutique » ; pour lequel l’académie de médecine conclue : « le cannabis :un faux médicament, une vraie drogue ». C’est le faux nez, le cheval de Troie, du cannabis dit « récréatif » avec une « récré » qui se termine souvent mal.
-Il importe de rappeler la loi de prohibition de 1970, toujours en vigueur, en l’expliquant, la justifiant, la faisant respecter par le recours, avec tact et mesure, aux différents degrés des sanctions comprises entre la peine maximale (d’un an de prison ou de 3 500 € d’amende, évitant le classement sans suite trop systématiquement choisi par l’instance judiciaire.
- C’est pour rompre avec ce « tout ou rien » et en fait ce très souvent rien, qu’a été instaurée une contravention de 200 euros. Outre son trop faible niveau (correspondant à une consommation de shit et de tabac d’une quinzaine de jours), son infliction, en solde de tout compte, prive d’un important levier d’action pour prévenir les récidives. Il serait facile, en 2024, d’instaurer un fichier informatique, instantanément consultable par l’officier de police qui dresse la contravention, lui permettant d’adapter son montant en fonction du nombre de récidives ; une forme de « cannabis à points ».
- Même au faible niveau de cette contravention, dans la majorité des cas elle n’est pas réglée. Quand très logiquement le président de la République s’en émeut il déclenche les aboiements de la meute de ceux qui veulent légaliser le cannabis avec, parmi eux, la Fédération Addiction, pourtant subventionnée par l’État.
- Pour faire taire cette association, ainsi que d’autres au comportement nuisible, il faut arrêter de les
subventionner…. - Au-delà de trois récidives le contrevenant devrait se soumettre à un stage (payant) de deux jours, au cours duquel lui seraient enseignées ou rappelées les lois prohibant les drogues, en les justifiant à partir de leurs différents méfaits. Ce stage serait conclu par un examen qui contrôlerait que l’essentiel des messages a été compris et retenu ; un résultat insuffisant imposerait sa réitération (au même prix).
-Après ce stage le sujet serait soumis à un suivi médical. Il devrait tous les deux mois se présenter chez un médecin généraliste désigné, où il émettrait des urines, pour la recherche de cannabinoïdes et d’autres drogues usuelles. S’il était constaté que le sujet ne pouvait s’extraire de sa dépendance, son sevrage devrait alors être pratiqué en milieu fermé. - Une pédagogie, digne de ce nom, sous la forme d’une éducation civique à la santé, devrait être dispensée depuis l’école primaire jusqu’à l’Université, par des intervenants dont on s’assurerait qu’ils ne sont pas consommateurs de drogues (précaution qui n’a plus hélas rien de superfétatoire). Ils professeraient un contenu mis au point par la MILDECA épurée de ceux qui ont servi les présidences de l’institution ayant fait progresser l’idée de la légalisation du cannabis.
- Le CESER, qui vient d’émettre une proposition de légalisation du cannabis, totalement en dehors de l’expertise de ses membres, en faisant tenir la plume de ses rédacteurs (très marqués politiquement) par des pro-légalisateurs, met en péril la survie de ce conseil économique, social et environnemental régional, déjà très discutée .
- L’application de l’interdiction du tabac aux mineurs doit devenir plus rigoureuse, car il est la porte d’entrée principale dans la consommation du cannabis et à sa suite d’autres drogues.
- L’action doit s’attaquer aux lobbies qui subvertissent les médias et les représentants de la Nation ; la législation qui prohibe le cannabis le permet.
- Il faut concentrer les actions sur les consommateurs, par qui existent et prospèrent ces trafics.
- Détaillons aux jeunes consommateurs les bénéficiaires de l’argent qu’ils consacrent à cette drogue (très peu les fellahs du Rif, énormément les trafiquants, le terrorisme, les guerres, le Hamas, le Hezbollah…). Faisons-leur comprendre que la drogue est un élément de la guerre économique que se livrent les nations ainsi que de guerres de civilisations.
- C’est une aubaine d’avoir pour concurrent ou pour ennemi un État peuplé de « shootés », de « camés », de « paumés », de « résignés ».
- -Interdisons la vente du papier à cigarette de grand format qui n’a d’autres usages que la confection de « pétards » (cigarettes grossières de marijuana) ; interdisons la vente des pipes à eau et faisons respecter celle de la vente aux mineurs de cigarettes électroniques, alors que certains détournent avec de « l’huile de cannabis ».
- -Regardons de plus près les matériels vendus dans les « grow shops » (qui furent un temps à l’enseigne THC, qu’il fallait traduire non par tétrahydrocannabinol, mais par tout pour l’horticulture contrôlée, en insistant par l’image de feuilles de cannabis). Ils sont à l’origine de l’auto-culture de cannabis qui se développe.
- -Restreignons l’argent de poche donné aux « ados » qui, trop facilement gagné, repart très vite en fumée.
- -Encadrons leurs loisirs, en interaction maximale avec des adultes et optimalement avec leurs parents.
- -Effectuons des contrôles urinaires anonymes au collège, au lycée, pour mesurer le degré d’intoxication d’une classe, d’un établissement, et mettre en œuvre, le cas échéant, des actions appropriées.
- N’autorisons le passage de l’examen pour l’obtention du permis de conduire qu’après une visite médicale d’aptitude, comportant la recherche de cannabinoïdes et d’autres drogues illicites dans les urines collectées d’une façon contrôlée (comme lors des contrôles effectués sur les sportifs par l’agence française de lutte contre le dopage).
- Bannissons les drogues des « rave parties ».
- Multiplions les tests visant à prévenir la consommation de cannabis chez les conducteurs d’engins à moteur et dans les nombreuses activités professionnelles sensibles.
- Interdisons l’exercice de certains métiers et leur accès, à ceux qui sont incapables d’arrêter de le consommer.
- Informons, éduquons les professionnels qui approchent les adolescents ; en particulier ceux des professions de Santé, pour les armer à dissuader leur patientèle de sombrer dans les toxicomanies.
- Pourrissons l’activité des dealers, les traquant partout où ils sévissent.
- Pénétrons les quartiers de non-droit dans lesquels une fausse paix civile repose sur les trafics.
- Traquons les discours des médias inspirés par des rédacteurs consommateurs et/ou vendus aux lobbies prolégalisateurs.
-Érigeons en grande cause nationale la lutte contre le cannabis, le tabac, l’alcool et la cocaïne (en expansion rapide).
La mise en œuvre de ces dispositions est urgente, chaque jour recrutant de nouvelles victimes.
Professeur Costentin
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