Tchin•Treize influenceurs sont concernés par cette décision de justice. L’association Addictions France salue une décision qui lève une « ambiguïté » promue par les producteurs d’alcool

20 Minutes avec AFP ‘ Publié le 19/08/2025

Une victoire pour l’association Addictions France. La justice française a fait retirer à Meta une vingtaine de publications sur Facebook et Instagram faisant la promotion de l’alcool. Le juge a également enjoint à la multinationale de transmettre à l’association les données d’identification des auteurs de ces contenus. Parmi les publications épinglées, on retrouve ainsi 13 influenceurs, dont le chef cuisinier Juan Arbelaez ou encore l’animatrice et ex-Miss France, Malika Ménard.

Les publications concernées ne sont désormais plus visibles depuis la France, Instagram expliquant que la plateforme se conforme « à une requête juridique nous demandant de restreindre ce contenu ».

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Moyen de détourner la loi

En France, les publicités pour l’alcool sont strictement encadrées, limitées à un contenu informatif, interdisant toute association avec la fête, la convivialité ou l’humour. Addictions France estime que les images postées par des influenceurs se mettant en scène avec des bouteilles ou logos bien visibles sont un moyen de détourner la loi. Par exemple, une publication montrant « la photographie de Juan Arbelaez tenant une bouteille de vin à la main en compagnie de (l’humoriste) François-Xavier Demaison », note la décision.

La nouvelle décision, rendue par le tribunal judiciaire de Paris en avril, lève notamment une « ambiguïté » promue par les producteurs d’alcool, selon Addictions France. « Contrairement à ce que prétendent ces derniers dans leurs guides « d’autorégulation », des posts de chefs […] valorisant explicitement des marques d’alcool dans les recettes ou pour en accompagner la dégustation, ont été condamnés par le juge », souligne l’organisation.

L’association avait déjà obtenu une victoire judiciaire fin 2023 : la justice avait demandé à Meta de supprimer plusieurs publications et de donner les noms et prénoms des titulaires des comptes, ainsi que leurs adresses de courrier électroniques.

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