CONTRÔLE. Les États-Unis ont pris un tournant majeur en matière de lutte contre la consommation de stupéfiants. La France ferait bien de s’en inspirer, selon François Diot*.
François Diot 21/10/2025

Pendant trente ans, la réduction des risques a guidé les politiques de drogues : seringues stériles, naloxone, salles de consommation, traitements de substitution. Elle a sauvé des vies, limité les contaminations, mais abandonné l’idée du soin véritable. L’addiction a été accompagnée, parfois normalisée, mais rarement traitée comme une pathologie dont on peut sortir.
La suite après cette publicitéLa crise américaine a tout changé : plus de 100 000 morts par overdose chaque année, des quartiers dévastés par le fentanyl, des scènes d’errance et de consommation à ciel ouvert à San Francisco et New York. Face à ce chaos, la réduction des risques apparaît comme une simple gestion de l’inacceptable. Elle dit : « Vous êtes libres de vous détruire, nous limiterons seulement les dégâts. » Mais la société n’en veut plus.
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