Comment les « précurseurs chimiques » contribuent-ils à augmenter et à diversifier l’offre de drogues ? L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publie un état des lieux des connaissances sur les précurseurs chimiques de drogues, en croisant différentes sources. Il souligne les défis de régulation de ce phénomène en plein essor.Start of main content

Drogues

Télécharger la publicationpdf2 Mo

La production de drogues de synthèse (MDMA, méthamphétamine, cathinones, cannabinoïdes et opioïdes de synthèse, etc.) et semi-synthétiques (cocaïne et héroïne) connaît une forte hausse en France et en Europe. La production de ces drogues nécessite le recours à des « précurseurs », substances chimiques dont une majorité est légalement utilisée dans l’industrie (parfumerie, chimie, pharmacie, agroalimentaire) mais dont une partie est détournée à des fins illicites. Dans ce contexte, la régulation des précurseurs constitue un sujet primordial dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Face à l’essor du phénomène, l’enjeu d’un contrôle des précurseurs, transcrit relativement récemment dans le droit français, prend la forme d’actions centrées sur la surveillance des flux légaux de produits chimiques potentiellement utilisés comme précurseurs. Ce Théma décrit les contours et les enjeux du phénomène des précurseurs chimiques de drogues (51 substances classifiées aujourd’hui au niveau international), détaille la réglementation en vigueur et pointe les défis de régulation de ces substances autorisées mais sous contrôle 

SOURCE