Enquête : La mutuelle Mep fait le point sur la santé des étudiants
La prévention et l’information des étudiants montpelliérains sur leur santé préoccupent de plus en plus la Mep, l’une des principales mutuelles étudiantes régionales. Dès le mois prochain des campagnes de sensibilisation seront axées sur les addictions à la drogue et à l’alcool, les violences sexuelles, le sommeil et le stress. Il s’agit des principaux problèmes relevés par une enquête réalisée à la fin de l’été sur des étudiants languedociens dont la plupart sont Montpelliérains.
« Nous programmons de nombreuses opérations de sensibilisation dès les premiers mois de la rentrée, en partenariat avec le Crous et les corpos, dans les résidences étudiantes et lors de soirées », insiste Jean-Baptiste Roussouly, responsable académique de la mutuelle. Il lancera également en novembre la semaine du bien être.
Parmi les chiffres « les plus inquiétants » pour la Mep, 20 % des étudiants ont renoncé, l’année dernière, à des soins de santé pour des raisons financières. « C’est en nette augmentation depuis deux ans ». L’autre constat qui interpelle : « le paradoxe de la perception des étudiants sur leur état de forme. 94 % s’estiment en bonne santé, mais 40 % d’entre eux ne gèrent pas le stress, 25 % ont des troubles du sommeil et 9 % ont eu des pensées suicidaires lors des douze derniers mois ».
Une santé étudiante qui est conditionnée, toujours d’après l’étude, par le lieu de vie. « On note des consommations excessives d’alcool et de tabac, plus fréquentes chez les étudiants qui vivent en colocation ». L’augmentation de la consommation de cannabis et de poppers inquiète également les responsables de la Mep.
Nicolas Guyonnet Source
5 septembre 2011 at 16:26
Ce message, rapporté par 20 minutes et le commentaire de Théodore Guichard sont exemplaires. Ils prouvent le rôle et l’efficacité d’une bonne information dans les milieux étudiants de Lyon et de Montpellier. Il faut remercier nos correspondants de les avoir fournis et engager ceux qui nous lisent de nous rapporter leurs propres expériences.
Tous ces témoignages s’ajoutent à ceux que nous avons déjà rapportés. Il faut expliquer, convaincre et diffuser l’information sur les méfaits des drogues. Beaucoup d’hésitants peuvent être convaincus.
Je veux attirer l’attention sur un distinguo qui est fait entre l’alcool et le tabac d’une part, les « drogues » d’autre part. Il résulte du fait que l’accès aux deux premiers est légal alors que la détention des seconds est illégale. Pourtant, l’alcool et le tabac sont aussi des drogues, certainement les plus répandues et en conséquence parmi les plus nocives.
Cette distinction ne résiste pas à l’analyse scientifique. Ces substances agissent en synergie, les effets toxicomanogènes de leur association sont supérieurs à la somme arithmétique des effets de chacune prise isolément. En outre, leurs éliminations respectives de l’organisme sont ralenties lorsqu’elles sont associées.
La preuve de la puissance des effets toxiques de l’association alcool, tabac et cannabis est apportée par les toxicomanes injecteurs d’héroïne. Ils expliquent pratiquement tous qu’ils n’ont pas choisi d’emblée la voie veineuse et l’héroïne mais qu’ils ont commencé par cette triple association. L’alcool et le tabac étant aisément accessibles , qu’arriverait-il si le dernier et non le moindre l’était aussi.
Jean-Paul Tillement
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2 septembre 2011 at 21:04
Je pense que dans ce cadre, s’appuyer sur les fédérations étudiantes en place peut contribuer largement au succès de ce genre d’opération.
En tant qu’ancien président de la fédération des étudiants de l’université Lyon I, nous avons mis en place de nombreuses campagnes de prévention sur l’alcool et les drogues, et je dois dire que le discours d’étudiants a d’autres étudiants est toujours mieux perçu et a un bon impact.
Nous avons su aborder le problème avec des animations qui ont attirées et en nous basant sur le réseau d’association que nous avions, nous avons pu sensibiliser une grande partie des étudiants.
Une fédération nationale qui se nomme la FAGE est elle aussi porteur de nombreux projets dans ce sens a grande échelle. Je pense qu’il peut être vraiment bénéfique de se rapprocher de ces acteurs qui connaissent finalement le mieux les étudiants.
Theodore Guichard
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