Publié le lundi 29 janvier 2024

Une maman fait un bisou sur la tête de son adolescent.

Moment de réconfort maman/fils Photo : iStock

Parler de drogues avec vos ados n’est pas simple, mais c’est important. Voici des pistes pour les sensibiliser sans les moraliser, toujours dans le but de les protéger.

Un texte de Nadine Descheneaux

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Si vous vous braquez, si vous êtes trop moraliste, ou encore trop autoritaire, vous risquez de ne pas être la personne à qui votre jeune se confiera. Osez poser certaines questions directement : « As-tu déjà consommé?  Comment te sentais-tu? Connais-tu tes limites? Connais-tu les effets sur la santé et aussi les conséquences sur les relations, les lois, etc.? » Au besoin, consultez Tel-Jeunes pour avoir des suggestions de sujets à aborder avec votre ado. 

Discuter de sa consommation

Discutez avec votre jeune des raisons qui le ou la poussent à consommer et vérifiez si votre enfant subit de la pression dans ses relations amicales. Vous pouvez l’amener à réfléchir sur son type de consommation (occasionnelle, exploration, quotidienne, etc.). Ensuite, vous pourrez lui parler des moyens autres que les drogues pour varier les plaisirs et des façons de développer son pouvoir d’affirmation.

Finalement, encadrez sa consommation en établissant vos limites pour vous assurer de sa sécurité et du respect des lois (interdiction qu’un camarade vienne à la maison sous l’effet de la drogue, interdiction de posséder des drogues dans la maison, etc.). 

Être calme, c’est gagnant… tout le temps! 

Quand vous parlez de drogue avec votre enfant, soyez calme même s’il ou elle démontre de la résistance. C’est un sujet émotionnel pour… tout le monde! Ne soyez pas sur la défensive. Votre attitude influence sa confiance. Si vous restez calme et l’écoutez vraiment, votre jeune sera plus porté à vous consulter. Surtout, votre enfant a envie de sentir que vous êtes là en cas de besoin!  

Être alerte! 

Divers indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Certains changements à la maison comme à l’école peuvent être observés, comme la fatigue, une baisse d’appétit, l’utilisation nouvelle et intense de parfum fort ou de rince-bouche, des changements émotionnels ou comportementaux (pouffer de rire sans raison, humeur changeante, difficulté de concentration, etc.), mensonges et cachotteries, évitement de contact avec les membres de la famille, baisse du rendement scolaire, demande d’argent de poche, des médicaments en vente libre qui disparaissent, etc. De plus, certains objets peuvent être utilisés pour consommer des drogues. Pour consulter des photos de ces objets, consultez le site de la GRC.  

Chercher de l’aide

Surtout, ne vous culpabilisez pas si vous découvrez que votre enfant consomme de la drogue. Si vous croyez que sa consommation est problématique ou si vous avez des inquiétudes, allez chercher de l’aide en contactant votre médecin, un intervenant ou une intervenante à l’école, votre CLSC ou encore un centre d’aide. Des ressources en ligne et par téléphone sont accessibles aussi : 

Drogues – aide et référence : 514 527-2626 ou 1 800 265-2626

Tel-Jeunes – parents : 1 800 361-5085