Editorial : Les salles de shoot, encore !

Nous avons suffisamment alerté nos lecteurs sur les dangers et les méfaits de ces salles pour que nous voudrions ne plus y revenir.

Les français n’en veulent pas mais les décideurs s’obstinent, même s’ils hésitent devant les difficultés et les oppositions qu’ils rencontrent. Nos arguments sont d’abord médicaux puis éthiques, sociaux et pour finir de santé publique. Nous pensons qu’on ne résout pas un problème aussi grave en l’institutionnalisant et en acceptant de créer des zones de non droit, bien circonscrites, un peu cachées, où finalement le toxicomane pourra poursuivre et développer sa maladie, car c’en est une, en toute discrétion . Apparemment, nos arguments ne sont pas suffisants.

Notre ami Serge Lebigot a choisi de porter le combat sur un autre terrain, celui du droit puisqu’aussi bien, la détention de drogue est jusqu’à aujourd’hui illégale et que d’autre part, la France a signé la convention internationale de la lutte contre les drogues. Adhésion oblige,

L’organe international de contrôle des stupéfiants s’y oppose formellement.

Serge Lebigot a présenté récemment ses arguments à l’Académie nationale de médecine, ils sont clairs, précis et pour nous sans appel. Il a accepté que nous les communiquions à nos lecteurs, ce que nous  faisons dans ces colonnes en le remerciant de nous y autoriser et en le félicitant de son courage, de sa ténacité, il n’a reçu que très peu de soutiens, et en souhaitant ardemment qu’il soit entendu.

Jean-Paul Tillement

LE DISCOURS A L’ACADÉMIE DE MÉDECINE DE SERGE LEBIGOT
10 décembre 2013

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de m’avoir invité à venir m’exprimer devant vous aujourd’hui.
Le concept des salles de shoot, est connu depuis longtemps. La 1ère salle française fut ouverte par l’association ASUD à Montpellier en 1994. L’expérience tourna court car en juillet 1995, une adolescente de 16 ans y fit une overdose. S’il existe effectivement environ 90 salles de shoot dans le monde, il faut quand même rappeler que seul 8 pays en ont ouvert, principalement des pays européens.
Dans la pratique, les salles de shoot sont des espaces de non-droit où les lois et les conventions internationales sur les stupéfiants, en vigueur partout ailleurs dans la Société, sont abolies.

L’ouverture de telles salles, comme toute initiative qui «positive» la consommation de drogues, est un signal pour les dealers.
En 2009, l’ouverture dans les locaux d’ASUD, d’une salle de shoot relance le débat en France.

Monsieur François Fillon, premier Ministre rejette toute idée d’implantation de ces centres en France et précise que «La priorité du gouvernement est de réduire la consommation des drogues en France, non de l’accompagner voire de l’organiser».
La création de salles de shoot à Paris et dans d’autres villes de France a donc refait surface après l’élection présidentielle de 2012, elles occupent alors de nouveau la une de nos médias.
Contrairement aux années précédentes, les fanatiques de la «légalisation des drogues» se sentent forts du fait du changement de gouvernement qui, pensent-ils, va «enfin les autoriser, ce qui sera un premier pas vers la dépénalisation des drogues» !
Les données recueillies par les associations, les politiques ou les intervenants favorables ou acquis d’avance à l’ouverture des salles de shoot occultent ou édulcorent fortement les expériences négatives faites … Cliquez ici pour télécharger la suite

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