Les jeunes et la drogue

Propices à l’expérimentation et à la consommation de drogues, les vacances d’été riment souvent avec discothèques, soirées sur la plage ou chez des copains. 42% d’entre eux reconnaissent avoir déjà fumé du cannabis et 7% se définissent comme des consommateurs réguliers. D’autres drogues sont également prisées comme l’ecstasy ou la cocaïne. Quel attrait revêt la drogue pour les jeunes ? Sont-ils conscients des risques ? Leurs réponses en images !

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans

Il n’existe pas une drogue, mais des drogues. Le cannabis, l’ecstasy, la cocaïne, l’héroïne, le cristal meth ou les amphétamines ont un point commun, elles agissent sur le cerveau. Premiers concernés, les jeunes expérimentent l’une ou plusieurs de ces substances psychoactives de plus en plus tôt. A 17 ans, 41,5 % des jeunes de 17 ans ont déjà testé le cannabis, 3,3 % la cocaïne et 2,9 % l’ecstasy. La prévention est essentielle pour les aider à ne pas devenir des consommateurs réguliers, ce qui pourrait entraîner des conséquences graves pour leur santé, leur vie relationnelle ou leurs études. Connaître les risques et les dangers des drogues, savoir à qui s’adresser pour s’informer et en parler, toutes les réponses figurent dans ce dossier.

La consommation de substances psychoactives par les adolescents et les jeunes adultes est aujourd’hui une préoccupation importante des familles et des pouvoirs publics, face à une augmentation des comportements à risque. En effet, à un âge où se joue l’avenir social et professionnel des jeunes adultes, la consommation de drogues met en danger leurs performances scolaires, leur sécurité (violence, rapports sexuels non désirés, accidents de la route) et leur maturation cérébrale, avec des conséquences négatives sur leurs performances futures et leur prédisposition à la dépendance. Des consultations jeunes consommateurs ont été mises en place depuis 2004 à destination des jeunes qui souhaitaient en savoir plus.

Un effet sur le fonctionnement du cerveau

Les drogues ou substances psychoactives illicites, qu’elles soient naturelles ou de synthèse, ont toutes un point commun : elles agissent sur le fonctionnement normal du cerveau. Les psychostimulants, comme les amphétamines, l’ecstasy ou la cocaïne augmentent la vigilance et diminuent la sensation de fatigue. Les opiacés, comme la morphine ou l’héroïne, ont un effet de sédation. Enfin, le cannabis et le LSD transforment la perception de la réalité. Toutes ces substances augmentent dans le cerveau la libération d’une molécule fabriquée par les neurones, la dopamine. Celle-ci active un circuit de neurones appelé le « circuit de la récompense » qui renforce les comportements alimentaires ou sexuels à travers une sensation de plaisir cérébral. En activant artificiellement cette partie du cerveau, la consommation régulière de drogues perturbe la recherche du plaisir et entraîne des phénomènes de dépendance.

Les risques et les dangers de la drogue

Dès la première consommation de substance psychoactive, les risques existent. La consommation d’une drogue avant de conduire un véhicule (automobile, deux-roues, machine agricole?) provoque une altération de l’attention qui peut avoir des conséquences sur les mouvements. La consommation de cannabis entraîne des troubles du comportements (attention, mémoire?) et augmente le risque de maladie mentale. La prise de cocaïne provoque des troubles du risque cardiaque, une instabilité de l’humeur et une dépendance psychique importante. Les effets d’euphorie et de stimulation liés à sa consommation laissent la place à un état dépressif et anxieux. Enfin, selon les modes de consommation, les risques de transmission du virus du sida ou des hépatites B et C sont réels.

Des lieux pour se faire aider

Les jeunes qui s’interrogent sur les conséquences de leur consommation de substances illicites et qui souhaitent se faire aider peuvent s’adresser à l’une des 280 consultations jeunes consommateurs mises en place par les pouvoirs publics. Anonymes et gratuites, ces consultations offrent une information personnalisée, une écoute et une aide pour arrêter et si nécessaire, une orientation vers des structures de soins. Elles peuvent également accueillir les familles, sans leur enfant, afin de les conseiller. De nombreux sites Internet permettent aussi de s’informer sur les dangers des drogues et sur les mesures de prévention existantes, ainsi que le service téléphonique Drogues Info Service au 0 800 23 13 13.

Source : voir la vidéo

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