REPORTAGE – Dorénavant, tous les commerces qui vendent de l’alcool à emporter doivent aussi vendre des éthylotests. Comment cette mesure est-elle perçue par les clients et les commerçants ?

Depuis quelques jours, Karine Bricout, caviste, a pris les devants. Bien en évidence sur son comptoir, les nouveaux éthylotests sont proposés à la vente, à 1,30 euro l’unité. Il y en a deux : le bleu pour les jeunes conducteurs et le jaune pour tous les autres automobilistes. En effet, la limite d’alcool autorisée n’est pas la même.

Les avis sur les éthylotests sont partagés. « Ça peut être utile pour les personnes qui se sentent responsables. Mais si ce n’est pas imposé, je ne vois pas trop l’utilité » ; « Pour la sécurité, ça peut aider à la prévention et à inciter les gens à en acheter », lancent des clients.

Avec cette nouvelle mesure, vous pouvez aussi trouver des éthylotests dans les stations-services et normalement partout où il y a de l’alcool à emporter, sauf dans les bars et les restaurants. Dans l’hypermarché E.Leclerc à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), les tests ont fait leur apparition depuis quelques jours. Une mesure qui laisse sceptique Jérémy Bellais, chef de rayon. Pourtant, la plupart des clients croisés dans le reportage en tête d’article se disent partants.