Cannabis, des risques cardio- et neuro-vasculaires confirmés

L’Académie nationale de médecine réitère sa position contre la dépénalisation du cannabis et en rappelle les risques cardio et neuro-vasculaires en s’appuyant sur deux études récentes qui confortent les dangers de cette drogue pour les utilisateurs.

L’Académie nationale de médecine s’est à plusieurs reprises exprimée contre la dépénalisation de l’usage du cannabis en soulignant les effets délétères de cette drogue. Selon elle, « des pressions très médiatisées s’exercent avec une intensité redoublée pour dépénaliser l’usage du cannabis alors qu’elles occultent délibérément les multiples et parfois très graves méfaits psychiques, mais aussi physiques de cette drogue, dont les démonstrations se sont accumulées au cours des trois dernières décennies »

Le renouvellement de cette prise de position s’appuie sur deux études récentes qui confirment sa nocivité cardio-vasculaire déjà mentionnée dès 2008, mais aussi neuro-vasculaire.
S’agissant des infarctus cérébraux du sujet jeune, une étude du CHU de Strasbourg portant sur 48 patients, a confirmé la responsabilité du cannabis dans ces accidents. L’imagerie neuro-vasculaire a visualisé des rétrécissements vasculaires en différents points chez 21% de ces jeunes consommateurs, lesquels disparaissaient en quelques mois après le sevrage.

S’agissant de l’infarctus du myocarde, une méta-analyse portant sur 36 études rassemblant près de 50.000 cas dans la population générale s’est appliquée à déterminer et à classer les causes de cet accident.

Parmi les causes mises en exergue, le cannabis multiplie par 5 le risque d’infarctus du myocarde.

Le mécanisme incriminé semble identique dans les deux maladies : rétrécissements des vaisseaux du coeur ou du cerveau et atteintes vasculaires qui pourraient affecter d’autres territoires. Source

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