EDITORIAL : Le dix-millième visiteur

On se fixe parfois des objectifs purement formels mais qui marquent un but, un espoir. Recevoir dix mille visites en était un, il est atteint et même dépassé au moment où j’écris ces lignes.

C’est tout à la fois un moment de satisfaction, d’incitation à poursuivre et de reconnaissance.

C’est ce que je veux exprimer ici, un grand merci à tous ceux et celles qui font confiance au CNPERT, qui écrivent au blog, alimentent l’actualité, nous signalent leurs écrits, leurs interventions, leurs résultats. C’est aussi le moment de saluer le travail considérable de notre webmaster, infatigable et généreux maître du Web qui recueille, publie et modère tout ce que nous lui proposons.

Beaucoup de chemin reste à faire pour être entendu. Les discussions sur la dépénalisation du cannabis et l’ouverture de salles d’injection « supervisées » auraient, si elles aboutissent, des conséquences graves, probablement irréversibles,  à un moment clé où l’on assiste à une prolifération des offres sur le net et à une escalade de la puissance des substances proposées, de plus en plus dangereuses et addictogènes. Ce serait d’abord la porte ouverte à une nouvelle vague de toxicomanie, d’autant plus violente qu’elle serait tolérée voire admise. Ce serait aussi l’acceptation indirecte de l’euthanasie puisque l’on permettrait alors aux toxicomanes injecteurs de poursuivre leur intoxication dans des conditions plus confortables, donc de se détruire plus facilement.

Il nous reste à convaincre qu’on peut et qu’il faut s’opposer à toutes les toxicomanies, à l’alcool, au tabac, au cannabis, à la cocaïne et aux  nouvelles drogues de synthèse. Pour cela, il faut répéter que derrière ces malades qui suscitent une compassion légitime et partagée et à qui on doit toute l’aide possible, se cache une pieuvre redoutable. C’est en fait une véritable industrie, riche, prospère, inventive, une nouvelle drogue est identifiée chaque semaine dans notre pays, c’est une substance de synthèse, « bien propre ! » c’est-à-dire sans contaminant bactérien, ni impuretés mais de plus en plus toxique.

Certains ne voient pas qu’au motif fallacieux que la politique de répression n’a rien donné (comment a t’elle été appliquée, les peines prononcées ont-elles été effectuées ?), il faut l’oublier et adopter une politique permissive qu’on espère encadrer. Comment ne pas voir les progrès actuels de la cocaïne, relais évident du cannabis et sa dépénalisation annoncée si le cannabis l’était ? La spirale de la drogue ne s’arrêterait plus car les dealers sont prêts à s’adapter, les circuits de distribution du cannabis et de la cocaïne sont désormais les mêmes

Décidément, les français sont bien naïfs, il faut leur ouvrir les yeux.

N’hésitez pas à vous investir avec nous dans cette lutte et sur le blog, à nous faire part de vos initiatives et de vos indignations.

Nous vous rappelons la date de notre assemblée générale, le 29 Novembre à 15 heures, 3 rue de Berri à Paris.

A bientôt peut-être à Paris mais toujours sur le blog

Jean-Paul Tillement

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