La Suède demande d’interdire le cannabis synthétique après deux morts

La Suède a annoncé lundi avoir demandé à l’Union européenne le droit d’interdire des substances contenues dans un cannabis synthétique vendu sous le nom de Spice, après deux cas apparents de surdoses mortelles.
Le ministère des Affaires sanitaires et sociales a indiqué dans un communiqué que le pays réclamait à Bruxelles le classement de ces produits comme stupéfiants.
Il se fonde sur un avis de l’Autorité de publique, qui a identifié 24 cannabinoïdes et sept cathinones (substances issues du khat, un arbuste) comme substances dangereuses.

Le suédois va « réclamer une procédure accélérée. Celle-ci signifie que le temps de traitement par la Commission européenne est réduit de trois mois à dix jours », a ajouté le ministère.
Le nom du Spice revient presque chaque jour dans les médias suédois depuis qu’un jeune homme de 22 ans est décédé le 29 octobre à son domicile de Fagersta (centre), et que la police avait fait état d’un témoignage accréditant la thèse de la surdose.
Vendredi, un jeune homme de 18 ans avait aussi fait selon des témoins une surdose dans un appartement d’Alingsås (sud-ouest), et était avant l’arrivée des secours.

Le cannabis synthétique, appelé Spice ou par d’autres noms (K2, Yucatan Fire, Moon Rocks, Bliss, etc.), contient le même principe actif que le cannabis naturel issu du chanvre, le tétrahydrocannabinol (THC).
Mais il est considéré comme beaucoup plus nocif, et la concentration en psychotropes est impossible à contrôler pour l’acheteur.
Plusieurs pays ont déjà tenté sans succès de mettre fin à son commerce en identifiant et interdisant la multitude de substances qui peuvent entrer dans sa composition.
Le produit, le plus souvent acheté sur des sites internet étrangers par ses consommateurs, est censé ne pas être fumé, mais brûlé comme encens.
La Suède a l’une des politiques les plus répressives d’Europe contre le cannabis.
On peut y être condamné pour usage de stupéfiants après avoir été arrêté à son domicile et confondu par un test d’urine.

 

Publicités