La loi « Ripost» est votée par le Parlement et, avec elle, des actions concrètes qui promettent d’être enfin efficaces contre le narcotrafic et l’usage des drogues. Pourtant des voix s’élèvent paradoxalement contre ces décisions alors qu’à l’évidence on croyait leurs auteurs définitivement acquis à la lutte qui est menée. Qui sont- ils et pourquoi ?
Notre ami Jean Costentin analyse et démasque des impostures. A lire sans délais (« top priority reading”)
– Jean-Paul Tillement –
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Alors que la puissance publique réagit enfin contre les
toxicomanies, des associations qui devraient en principe lutter dans
le même sens s’opposent à ses décisions.
– Professeur Jean Costentin –
Le péril toxicomaniaque, solidement installé en France, continue de s’aggraver. Le nombre d’utilisateurs réguliers de cocaïne et de crack s’apprête à dépasser celui des consommateurs « problématiques » de cannabis/chanvre indien (1.200.000), dont nous sommes les champions européens, une nouvelle drogue de synthèse apparait chaque semaine, tandis que s’implantent des techniques empruntées aux narco États.
Les « pouvoirs publiques » changent enfin de braquet. Le ministre de la Justice (G. Darmanin) accroit l’efficacité du système carcéral (créant des prisons dédiées aux narcotrafiquants) et renforce craintivement l’arsenal juridique, sous la surveillance du conseil constitutionnel.
De concert avec le ministre de l’Intérieur (B. Retailleau) ils ont exprimé, telle une découverte récente, que ce sont les consommateurs de drogues qui font prospérer un trafic de près de 9 milliards d’euros, qui rétribue de nombreux malfrats (dont 220.00 dealers) et corrompt différents acteurs de l’administration
et de la société civile.
L’exemple devant venir d’en haut le Premier Ministre (S. Lecornu) instaure des contrôles salivaires ou urinaires des drogues chez des responsables des ministères et de la Haute fonction publique ; mais si le nom des contrevenants n’est pas connu seront-ils sanctionnés ?
La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives / MILDECA, ne confond plus de L de Lutte avec celui de Légalisation ; elle semble s’affranchir de la tutelle qu’exerçait sur elle des addictologues à contre-emploi.
En mars 2026, le Gouvernement a présenté au Sénat un projet de loi visant à offrir des Réponses Immédiates aux Phénomènes qui troublent l’Ordre public,
la Sécurité et la Tranquillité de nos concitoyens = RIPOST. Le 15 juillet, 366 députés la votaient en première lecture (avec quelques modifications, tandis que 182 députés de gauche s’y opposaient. Une commission mixte (7 députés et 7 sénateurs) a trouvé un compromis entre les expressions des deux chambres, permettant à la loi RIPOST d’être votée le 21 juillet.
C’est dans ce contexte que se sont manifestées diverses associations :
AddictLib ; Cannabis Sans Frontières ; la Fédération Addiction ; la Ligue des droits de l’Homme ; Médecins du Monde ; NORML France (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France) ; Police Contre la Prohibition ; Safe ; SOS Addiction (W. Lowenstein) ; le Syndicat de la
magistrature. Elles se sont émues de divers aspects de cette loi, elles qui depuis longtemps se donnent beaucoup de mal pour aggraver l’expansion des toxicomanies. Aussitôt elles pétitionnèrent, c’est dans leur ADN, pour demander la suppression de nombre des dispositions prévues dans ce projet RIPOST, dont :
- Le délit de participation à des rassemblements musicaux illégaux
(Les Rave / Free parties) ; - L’augmentation du montant de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) infligée pour un usage de stupéfiants.
(Heureusement l’Assemblée nationale a accru son montant de 200 à 500 € et a décidé qu’elle sera inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire, pouvant être accessible à la connaissance de certains employeurs ou de certaines administrations.) - La peine complémentaire de suspension du permis de conduire pour usage de stupéfiants.
- Le délit d’inhalation du protoxyde d’azote
La loi vient d’en faire un délit, avec une amende forfaitaire délictuelle (AFD) portée, comme pour les autres drogues illicites, de 200 à 500 euros. La conduite sous son emprise pourrait valoir jusqu’à 3 ans de prison et 9 000 euros d’amende.
Elle a également décidé l’interdiction de sa vente aux particuliers ; disposition différée au 1 er février 2027 (« pour respecter le droit européen »), mais dès maintenant sont pénalisés la détention et le transport par des particuliers de quantités importantes de ce gaz, qui devient passible de deux ans d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. - Le délit de conduite malgré l’usage « manifeste » de stupéfiants.
Oh quelles belles âmes ces associations défenseures des victimes des toxicomanies, peu préoccupées de les guérir, de les prévenir, ni de protéger ceux que menacent leurs comportements dangereux. Leur totem, leur sacro-sainte « réduction des risques » ne trouve pas place dans leurs protestations.
Tant pis pour ceux qui croiseraient sur leur route ou au travail la trajectoire de sujets intoxiqués.
Fi pour elles de la prévention / de la dissuasion attendue de l’amende forfaitaire délictuelle ; qui souvent d’ailleurs n’est pas acquittée, ce que la loi voudrait corriger. Souvenons-nous des protestations véhémentes de plusieurs de ces associations quand le Président de la République s’est ému de son non-
recouvrement ;
Fi également de l’indispensable pédagogie que ces associations n’ont jamais pratiquée et qu’elles ont même souvent critiquée.
Surgit une question : Des subventions publiques sont-elles allouées à ces associations ? Dans l’affirmative il serait urgent d’y mettre fin. « Nicolas ne veut plus payer » pour les fauteurs de troubles à l’ordre public et pour ceux qui les encouragent.
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