Marisol Touraine évoque des tests de « salles de shoot »

PARIS (Reuters) – La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé jeudi que les conditions seraient réunies « assez rapidement » pour des expérimentations de salles d’injection de drogue.

Interrogée sur LCI, elle a exclu toutefois un feu vert rapide, invoquant la nécessité d’un travail préalable avec les élus et les associations.

« Je travaille sur cette question depuis maintenant déjà plusieurs semaines », a-t-elle dit. « Il n’y aura pas de décision dans les jours qui viennent mais je pense que nous serons prêts assez rapidement. »

« Nous allons voir dans quelles conditions il est envisageable d’expérimenter de telles salles, mais il faut que le travail se poursuive avec des élus, avec des associations concernées en particulier », a indiqué Marisol Touraine.

Le débat sur les « salles de shoot », qui permettraient d’encadrer la consommation de drogue, avait divisé le précédent gouvernement de droite en 2010.

Il a été relancé mercredi par le député socialiste de Paris Jean-Marie Le Guen, qui a demandé au ministère de la Santé d’en autoriser dans la capitale du fait de l’augmentation de la consommation d’héroïne.

L’UMP a accusé le gouvernement d’avoir déjà préparé en secret des ouvertures de centres, le député Bernard Debré évoquant dans cette affaire un « Etat dealer ».

L’ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot a fait savoir pour sa part par twitter qu’elle était « toujours une militante des salles d’injection surveillée, démarche de santé publique nécessaire« .

n autre ancien ministre de Nicolas Sarkozy, le président du Nouveau Centre Hervé Morin, s’est lui aussi déclaré jeudi favorable à l’ouverture de salles d’injection.

 

 

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One Reply to “Marisol Touraine évoque des tests de « salles de shoot »”

  1. On n’a pas de chance avec nos ministres, pas un seul qui veut faire montre d’un peu de fermeté. Dans l’absolu il n’y aurait qu’une alternative: une répression absolue et les toxicos sont des criminels ou une libéralisation totale et entière pour faire un pléonasme pour arrêter de diaboliser ce fléau, et évidemment la société n’a pas à supporter le « soin » aux toxicomanes puisque absolument accepté, la toxicomanie ne serait pas non plus une maladie, juste un choix de vie… on laisse de côté les mères éplorées, les familles détruites et tous les soucis autour de la toxicomanie… alors le seul choix est la répression.

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