Face aux addictions les étudiants jouent le jeu

Trois comédiens de la troupe du Barroco Théâtre ont interprété des scènes autour des addictions. Ils proposaient ensuite aux étudiants téméraires de les remplacer…

Trois comédiens de la troupe du Barroco Théâtre ont interprété des scènes autour des addictions. Ils proposaient ensuite aux étudiants téméraires de les remplacer…

Quelle attitude adopter face à une personne dans l’excès de drogue ou d’alcool ? La question était posée mardi aux étudiants tourangeaux des Tanneurs.

Deux copains discutent. L’un ne va pas bien, sa petite amie l’a quitté. Il enchaîne les bières, délaisse les cours. L’autre le met face à ses responsabilités, l’incite à relever la tête.
A vrai dire, rien de tout cela n’est réel. Il s’agit d’une saynète interprétée par un acteur et un étudiant, mardi, sur le site des Tanneurs de l’université François-Rabelais, de Tours.
« Les comédiens mettent en scène une situation très courte liée aux risques en soirée »,explique Françoise Olivier, chargée des étudiants relais-santé au Service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé ( Sumpps).

«  Pas facile de dire non  »

Marjorie est l’une de ces étudiants relais-santé, organisateurs des journées de prévention sur neuf sites universitaires, dont la dernière se tenait aux Tanneurs.
Elle raconte, dans un sourire : « Même si les acteurs sont très accessibles, les étudiants sont assez timides. Au final, ils se mettent en situation et tout le monde se marre ! »
Elle juge que ce genre d’animation a du sens, que cela fait écho au comportement de chacun dans des contextes festifs : « Ce n’est pas si facile que ça de dire non. Cela permet de prendre conscience de la difficulté d’assumer ses choix et de ne pas se laisser entraîner. »
Thomas, étudiant en master de linguistique, s’est pris au jeu. C’est lui qui tenait le rôle du bon pote venu réconforter son ami, après une rupture l’ayant fait sombrer dans l’alcool. « Ça fonctionne parce qu’il y a le deuxième temps où on nous fait intervenir, témoigne-t-il. Quand on met les mains dans le cambouis, ça marche mieux ! C’est bien comme initiative, c’est vivant. » 
Un exercice auquel s’est prêtée la troupe du Barroco Théâtre. Les trois acteurs invitaient les étudiants à lancer un dé pour déterminer le thème de la saynète qui allait suivre. A chaque face du déson addiction. « C’est une forme concise, ludique avec le dé, confirme Laurent Priou, l’un des trois comédiens. On montre l’importance d’avoir un Sam de soirée (*), sans diaboliser les produits. Ça rentrera peut-être dans le crâne des gens… »

(*) C’est le nom donné à la personne qui conduit et qui, par conséquent, doit rester sobre.

Sébastien Bourcier SOURCE
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