Addiction au cannabis : une substance naturelle pour lutter contre la dépendance ?

Une étude publiée récemment dans la revue Nature Neuroscience, propose un nouveau traitement de lutte contre la dépendance au cannabis qui permet de réduire la sensation de plaisir liée à sa consommation.

L’acide kynurénique (KYNA), composé chimique naturellement présent dans le cerveau, pourrait bien devenir la clé de nouveaux traitements pour lutter contre la dépendance au cannabis.

Plus précisément, contre l’addiction au THC, substance psychoactive du cannabis. Cette découverte a été réalisée par des chercheurs américains du National Institute on Drug Abuse.

« Toutes les dépendances à la drogue, quelles qu’elles soient, sont liées à la production de dopamine (l’hormone du bien-être) par le cerveau.

Or, nous savons depuis quelques années que l’acide kynurétique contrôle le niveau de dopamine », explique dans un communiqué Robert Schwarz, professeur de psychiatrie et directeur de l’équipe de recherche. « Pour travailler sur un nouveau traitement de la dépendance au cannabis, nous avons donc fait le lien entre les deux », ajoute t-il.

Une baisse significative de la consommation

Pour mettre en évidence le lien entre l’acide kynurénique et la baisse du niveau d’addiction, les scientifiques ont travaillé sur des rats et des singes rendus dépendants au cannabis.

L’étude a consisté à augmenter le niveau de KYNA dans le cerveau des animaux tout en leur proposant de s’auto-administrer du THC en activant un levier. 

Les résultats, publiés dans la revue Nature Neuroscience, indiquent une baisse significative et spontanée de l’administration de THC chez les rongeurs et les singes présentant un niveau élevé d’acide kynurénique. « Leur comportement a changé du tout au tout. Nous pensons que l’acide kynurénique fonctionne en bloquant les récepteurs du cerveau qui augmentent la sensation de bien-être proférée par la dopamine » indique Robert Schwarz.

Des recherches à poursuivre

Bien que ces résultats soient encourageants, ils n’ont pas encore été validés chez l’homme. De plus, les chercheurs soupçonnent que le traitement testé puisse avoir des effets secondaires en agissant sur d’autres zones du cerveau que celles ciblées. Il faudra donc encore attendre quelques années avant qu’un éventuel médicament ne sorte sur le marché.

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