Communiqué du collectif d’associations pour la prévention des toxicomanies, réunies dans leur opposition aux « salles de shoots »

Le Conseil d’Etat a rendu un  avis négatif à la création de « lieux de consommation de drogue à moindre risque » décidée par le Premier Ministre et la Ministre de la Santé, la jugeant contraire à la loi.

Notre collectif s’était déjà exprimé en mars 2013 en dénonçant cette aberration et se réjouit de cette position qui souligne l’incohérence d’un tel dispositif.

Il réaffirme que ce projet, contrevient :

  • à la logique, puisqu’il organise l’administration des drogues les plus dures à ceux qui en sont les plus gravement intoxiqués ;
  • à l’éthique médicale, en impartissant à certains praticiens la mission de sortir du soin, pour assister la commission d’une intoxication, en la rendant plus confortable et de ce fait encore plus difficile à abandonner ;
  • à la sécurité, en créant un environnement propice au dépassement des doses que s’administre le toxicomane ;
  • à la responsabilité, n’assumant pas les overdoses, ni les forfaits auxquels pourraient se livrer les toxicomanes sous l’empire de la drogue qu’on vient de leur injecter dans ces salles ;
  • à la réduction des risques, car le plus grand d’entre tous est la banalisation des toxicomanies et, partant, l’accroissement du nombre de ses victimes ;
  • à l’économie de la Santé, en détournant à cette fin, dans cette période de restriction,  des moyens importants, alors que la prévention est quasi inexistante et que les services conçus pour éviter cette extrémité (CAARUD, CSAPA) déplorent un manque de moyens ;
  • à la sincérité, en présentant comme « expérimental »  le projet parisien, alors qu’est  annoncée déjà l’autorisation d’autres ouvertures ; en faisant croire que cela répond à la demande des riverains, alors qu’ils sont très majoritairement opposés à l’accueil de telles salles ; en indiquant que le toxicomane amènerait sa drogue et que le médecin assisterait à l’injection de produits non déterminés, éminemment adultérés, ni stériles, ni apyrogènes ; en faisant espérer le recul du SIDA, alors que la seringue n’est plus son vecteur.

Ce qui importe n’est pas de concevoir une nouvelle loi, mais de faire enfin une vraie prévention, de renforcer les dispositifs d’intervention sur la maladie grave provoquée par la drogue  et de rejeter définitivement ce projet.

Professeur Jean COSTENTIN     Président du collectif,

Au nom de :

ADELT 89 ; 

APT 85 ;

Centre National d’information sur les drogues,

CNID 28,

CNID 32 ;

Centre national de Prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT) ;  

COMENCA 76 ; Fédération Familles de France ;  

Fédération Nationale de Prévention des Toxicomanies (FNAPT) ;

Phare Enfant-Parents ;  

Le Phare 69, Familles face à la drogue ;  

Pour une jeunesse sans drogue. ;

Stop à la drogue ; 

Conduites addictives et aptitudes médico-professionnelles = CAAM

Collectif pour la Prévention des Toxicomanies

 51 Boulevard Carnot – 59800 LILLE

COPRETOX  –  Tél. 06 61 54 93 64 – contact@copretox.fr

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