Alcool, tabac, cannabis : plus la consommation est précoce, plus la dépendance est grave (Le Monde)

Le risque d’addiction chez les adolescents : le sujet préoccupe bien des parents. Pour la première fois, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) s’est attelé à une expertise collective sur la question, réunissant des spécialistes en épidémiologie, addictions, neurosciences… Cette synthèse des dernières données en matière de consommation, de dangers et de facteurs de risque est publiée jeudi 6 février. S’il y avait un seul message à retenir ? « La dangerosité vient de la précocité de la consommation : on ne peut pas comparer celle des adultes et celle des adolescents », répond l’addictologue Olivier Phan, qui y a participé.

Boissons énergisantes, jeux vidéo et d’argent, médicaments… Si tous les produits sont à prendre en considération, « les actions à développer doivent cibler en priorité l’alcool et le tabac, voire le cannabis, en raison des niveaux d’usage et de dommages associés (en termes de santé publique), qui prédominent sur les autres substances et les jeux », insiste l’Inserm dans ses recommandations aux pouvoirs publics.

Parmi elles, donc : sensibiliser à la vulnérabilité des 10 à 18 ans et aux dangers associés à une consommation précoce. L’adolescence est une période critique. C’est celle de l’entrée dans les conduites à risques, et celle de tous les dangers, car le cerveau des jeunes est plus vulnérable à la neurotoxicité des substances psychoactives que celui de l’adulte, son processus de maturation se poursuivant jusqu’à 25 ans. C’est aussi la période où l’on est peu sensible aux mises en garde…  suite

Autre article sur le sujet : (20minutes) : Tabac, drogue, alcool: Plus on commence jeune, et plus il y a de risques

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