Sécurité routière : comment fonctionnent les dépistages de stupéfiants ?

Les dépistages de prise de stupéfiants, une logistique plus lourde. S’il suffit d’un éthylotest puis d’un éthylomètre pour caractériser la conduite sous l’emprise de l’alcool, c’est moins simple pour les stupéfiants. Traquer la consommation de drogues d’un automobiliste nécessite en effet une certaine logistique. Pour cela, les gendarmes disposent de tests salivaires de deuxième génération, « fiables à 99 % pour ne pas dire 100 % », selon M. Woussen, de la brigade motorisée (BMO) d’Arras. De marque DrugWipe, ces tests ont été ventilés dans la région il y a plusieurs mois. Les gendarmes en étaient déjà dotés au Teknival en mai 2013. La salive est apposée sur le test, qui se colore selon le type de produits stupéfiants consommés. Cannabis, amphétamines, métamphétamines, ecstasy, cocaïne, opiacés, chaque produit a sa couleur.

C’est là que ça se complique pour les gendarmes, par rapport aux dépistages d’alcoolémie. Un examen médical doit en effet suivre le test salivaire positif et il ne peut se faire que par un médecin, le plus souvent dans un hôpital. Les gendarmes doivent alors accompagner le suspect. Les enquêteurs fournissent deux tubes pour une prise de sang, une seringue et une aiguille. Deux tubes car il faut en garder un en cas de demande de contre-expertise.

Comment sont ciblés les automobilistes dépistés ? Pas de délit de facies, évidemment, mais les gendarmes ont leurs petits trucs. Il vaut mieux cibler car la logistique est lourde. «Un test va prendre beaucoup de temps, s’il est positif ça fait deux personnels mobilisés pour aller à l’hôpital » détaille M. Woussen.

Les plaques d’immatriculation servent encore de repère. On sait par exemple que les habitants de Seine-Maritime (76), de région parisienne ou de Bretagne revenant des Pays-Bas passent par chez nous.

« On cible plus les jeunes car ils sont de plus en plus touchés, détaille M. Woussen. Le joint s’est banalisé. À chaque sortie de discothèque, on a du stupéfiant. C’est une constante ». Il est évident que la mère de famille avec ses deux enfants à l’arrière aura ainsi moins tendance à être contrôlée qu’un jeune seul dans une voiture brinquebalante.

L’odeur dans la voiture peut aussi renseigner le gendarme (surtout si le chauffeur a fumé du cannabis, qui sent fortement), de même que les réactions physiques comme la rétractation ou non des pupilles. L’intérieur de la voiture est aussi observé. Des feuilles à rouler ou des gros pots de tabac peuvent trahir les consommateurs de cannabis.

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