La dernière campagne de la Sécurité routière va vous passer l’envie de consommer des stupéfiants avant de prendre le volant

La Sécurité routière lance une campagne de sensibilisation grand public sur les risques encourus par la conduite après l’usage de stupéfiants. D’ici la fin de l’année, un nouveau kit de prélèvement salivaire sera généralisé.

Deux spots radio, diffusés depuis ce vendredi jusqu’au 22 novembre sur 13 radios nationales et régionales, mettent en scène les tourments de deux fumeurs de cannabis: l’un a tué sa compagne en voiture, l’autre a été lourdement condamné pour avoir renversé une jeune fille au volant de sa camionnette.

La Sécurité routière a également confié à Philippe Squarzoni, auteur de Saison Brune (ouvrage primé à plusieurs reprises), la réalisation d’une bande dessinée pédagogique qui met en image la galère d’un jeune conducteur contrôlé positif au cannabis un vendredi soir. Un film d’animation construit à partir des images de la bande dessinée sera diffusé sur les réseaux sociaux.

Le slogan: « Fumer du cannabis est illégal. Sur la route ça peut être fatal ». La Sécurité routière le martèle, les chiffres confirment.

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Parmi les 3.461 personnes décédées sur les routes en 2015, l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière estime que 23% d’entre elles, soit 790 personnes, ont trouvé la mort dans un accident impliquant un conducteur contrôlé positif aux stupéfiants.

En France, s’agissant du cannabis, plus de 13 millions d’individus reconnaissent y avoir goûté au moins une fois, et 1,2 million en consomment régulièrement.

STUPÉFIANTS ET CONDUITE: CONNAISSEZ-VOUS LES RISQUES?

Diminution des facultés visuelles et auditives, état d’excitation intense, perte de la conscience du danger… Si les effets physiologiques du cannabis, de la cocaïne, de l’ecstasy ou de l’héroïne sont différents d’une substance à l’autre, toutes diminuent la performance de la conduite, particulièrement en situation d’urgence.

1. Perdre ses réflexes au volant

Le cannabis entraîne une baisse de vigilance, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction et une diminution des facultés visuelles et auditives.

L’ecstasy crée un état d’éveil et d’excitation qui masque la fatigue, elle donne un sentiment d’assurance, de contrôle de soi et provoque un comportement irrationnel au volant.

La cocaïne entraîne une conduite agressive qui s’associe à des erreurs d’attention ou de jugement et peut provoquer la perte de contrôle du véhicule.

Les opiacés (opium, morphine) provoquent une perte d’attention, des réflexes et de la conscience du danger et des obstacles.

2. Être contrôlé positif

La police et la gendarmerie disposent d’un test salivaire qui a la capacité de détecter les différents types de drogues en quelques minutes. Ce dépistage peut être effectué à l’occasion de n’importe quel contrôle routier. En fonction des drogues et des modes d’usage employés, le test peut s’avérer positif plusieurs heures après la prise de stupéfiants (voire plusieurs jours, pour des amphétamines par exemple).

Refuser de s’y soumettre rend passible de 2 ans d’emprisonnement et de 4.500 euros d’amende, les mêmes peines que dans le cas d’un contrôle positif.

3. Être condamné à une peine très lourde

Un contrôle positif engendre automatiquement une perte de 6 points sur son permis de conduire. C’est aussi passible, au maximum, de 3 ans de suspension de permis, voire son annulation avec interdiction de le repasser durant au moins 3 ans, ainsi que deux ans d’emprisonnement et 4.500 euros d’amende. Cette peine peut aller jusqu’à 3 ans et 9.000 euros d’amende en cas de consommation simultanée d’alcool.

En cas d’accident mortel, le conducteur risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

4. Payer des dommages-intérêts

En cas d’accident, les réparations du véhicule ne sont pas prises en charge par l’assurance et le conducteur perds le bénéfice des garanties complémentaires souscrites auprès de celle-ci, qui peut également résilier le contrat. Les personnes qui auraient été blessées dans l’accident peuvent demander en justice des dommages et intérêts très importants.

5. Se tuer ou tuer quelqu’un

Conduire sous l’emprise du cannabis c’est doubler le risque d’être responsable d’un accident mortel. Un risque multiplié par 15 si le cannabis est combiné avec de l’alcool.

UN NOUVEAU TEST DE DÉPISTAGE D’ICI FIN 2016 

Jusqu’à présent, si le dépistage s’avère positif, le conducteur est transporté auprès d’un médecin pour un prélèvement sanguin. L’analyse en laboratoire permet de caractériser et confirmer l’infraction. Une démarche très chronophage pour les forces de l’ordre autant que pour les services hospitaliers.

D’où la généralisation, d’ici la fin 2016, du prélèvement salivaire de confirmation effectué sur place par les forces de l’ordre.

Il sera ensuite envoyé, comme l’est à présent le prélèvement sanguin, à un laboratoire pour analyse.

Cette mesure contribue à multiplier et faciliter les contrôles, dans la droite ligne de la loi de janvier 2016 qui autorise les contrôles même en l’absence d’infraction ou d’accident.

Pour rappel enfin, les accompagnateurs d’élèves conducteurs peuvent être soumis à ces dépistages.

QUI SONT CES CONSOMMATEURS CONDUCTEURS?

Très majoritairement des hommes, qui représentent 94% des conducteurs contrôlés positifs aux stupéfiants dans les accidents mortels.

Très majoritairement des jeunes aussi: parmi les 18-24 ans, 23 % des conducteurs contrôlés dans les accidents mortels sont positifs, contre 19% chez les 25-44 ans et 4% chez les 45-64 ans.

Il s’agit aussi souvent de conducteurs de cyclomoteurs: près d’un tiers d’entre eux se sont avérés positifs pour au moins un stupéfiant lors des contrôles. Cette catégorie d’usagers est la plus problématique, avec les motocyclistes, dont les conducteurs contrôlés sont 18 % à être positifs aux stupéfiants.

La moitié des conducteurs contrôlés positifs a également un taux d’alcool illégal.

En 2015, 118.476 dépistages de stupéfiants ont été réalisés. 58.247 délits pour conduite après usage de stupéfiants ont été relevés.

La consommation de stupéfiants a augmenté entre 2010 et 2014: la proportion d’usagers actuels de cannabis (au moins un usage durant les 12 mois précédant l’enquête) parmi les 18-64 ans est passée de 8% à 11% entre 2010 et 2014, les usages réguliers ont également augmenté de 2,2% à 3,1%.

L’image de la consommation de cannabis a évolué depuis quelques années. Selon une enquête de l’Office français des drogues et toxicomanies, la proportion des personnes enquêtées trouvant que l’usage du cannabis, même une fois dans sa vie, diminue (54% en 2014 contre 62% en 2008).

Source

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