Communiqué du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

La consommation de cannabis par les adolescents s’est amplifiée avec ses risques de survenue de pathologies physiques diverses, d’altération irréversible de leurs facultés intellectuelles et de maladies psychiatriques graves.

Les en prémunir constitue un impératif catégorique. Or une banalisation récurrente et des mesures de prévention très modestes expliquent la situation calamiteuse de notre pays, puisqu’il est en Europe le premier consommateur de cette drogue, avec pour corollaire un classement pitoyable (27ième) au critérium international PISA des performances éducatives.

Loin d’effectuer cette prévention indispensable, alors que le modèle suédois a prouvé son efficacité, c’est maintenant une dépénalisation sournoise de cette drogue qui est envisagée dans notre pays.

Au lieu des peines de prison, prévues par la loi de 1970 et pratiquement jamais appliquées, ce sont des contraventions qui sont envisagées lors de la détention de cannabis « en deçà d’une certaine quantité » comme l’avait prôné Monsieur E. Macron dans son programme présidentiel : « Révolution – réconcilier la France ».

Cette sombre perspective incite le CNPERT à émettre des propositions sur les modalités de ces contraventions.

Il déplore que la pénalisation des seuls détenteurs de grandes quantités  de cannabis revienne de fait à tolérer puis à autoriser l’usage de quantités modérées. Cette dépénalisation est hautement dangereuse pour la santé publique, alors qu’il convient de sanctionner très significativement tout usager du cannabis.

Pour être dissuasives les modalités de ces contraventions devraient être conduites avec rigueur, grâce à la création d’un fichier informatisé relevant le nombre et les conditions des récidives. Le montant de la première contravention ne devrait pas être inférieur à 100 euros, il doublerait  pour la seconde infraction et triplerait pour la troisième.

L’infliction des contraventions devrait être portée à la connaissance des parents ou des tuteurs du mineur, qui seraient garants de leur paiement ; ils auraient la faculté de la faire commuer en une peine de travaux d’intérêt général. Lors du contact établi avec eux, ils se verraient remettre un livret d’information sur les dangers de cette addiction.

Au-delà de trois récidives, l’usager devrait suivre un stage payant, destiné à l’informer sur les méfaits du cannabis et des autres drogues ; il comporterait à son terme un examen de contrôle des connaissances dont les résultats insuffisants pourraient justifier la réitération de ce stage.

Dans l’exercice de certaines professions, cette addiction peut mettre en danger la vie d’autrui. Aussi, les services de ressources humaines concernés devraient pouvoir être informés des amendes infligées pour toxicomanie, à partir du fichier informatisé détenu par les forces de l’ordre.

Le CNPERT insiste sur la nécessité : de punir, comme le prévoit la loi, toute démarche de banalisation du cannabis ; de développer une véritable information préventive, donnée depuis l’école jusqu’à l’Université, par des médecins s’appuyant sur un document unique, validé par un collège pluridisciplinaire et de rendre réellement dissuasives les contraventions liées à la consommation de cannabis.

Contact : jeanhenri.costentin@orange.fr  (président du CNPERT)

 

 

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