Le cardinal Parolin célèbre une messe avec des toxicomanes

Le secrétaire d’État a présidé dans la soirée du 22 décembre une messe pour Noël dans un centre romain de désintoxication pour répéter le refus de l’Église aux drogues de substitution

Le cardinal Parolin lors d’une messe au  Vatican, le 31 janvier 2015.

M.MIGLIORATO/CPP/CIRIC/

Le cardinal Parolin lors d’une messe au Vatican, le 31 janvier 2015.

Pour marquer l’approche de Noël dans le cadre du jubilé de la miséricorde, le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, a célébré une messe avec des toxicomanes et leurs familles. La célébration a eu lieu en début de soirée, le 22 décembre, dans un quartier Sud de Rome, au « centre italien de solidarité Don Mario Picchi », nom du fondateur de ce lieu qui aide les personnes cherchant à se libérer de la dépendance de stupéfiants.

La visite du « numéro deux » du Vatican témoigne de son estime pour ce centre ouvert en 1971, qui reçut déjà les papes Paul VI et Jean-Paul II. Comme l’explique le centre sur son site, la structure comprend « une communauté thérapeutique pour les toxicomanes, un centre de soins pour les jeunes doublement diagnostiqués (toxicodépendance et problèmes psychiatriques) et une assistance à domicile pour les malades du sida et les personnes âgées ». Le lieu reçoit aussi des réfugiés, qui étaient attendus également à la messe du cardinal Parolin.

NON AUX DROGUES DE SUBSTITUTION

Dans son homélie, le secrétaire d’État a repris les paroles du pape François pour qui le fléau de la drogue ne peut être résolu par la légalisation de drogues dites douces. Devant les participants d’une conférence internationale de coordination des politiques de lutte contre la drogue, le 20 juin 2014, l’ancien archevêque de Buenos Aires, sensible à cette question, s’était en effet prononcé sans détour contre toutes « drogues de substitution », jugées comme « un moyen voilé de baisser la garde devant le phénomène » d’addiction à la drogue.

Cette visite au centre Don Picchi est considérée par son président, Roberto Mineo, « une occasion également de saluer les personnes qui ont terminé le parcours de réhabilitation au centre et qui sont revenues à la vie ».

Le phénomène mondial de l’accoutumance aux drogues et leur trafic pourraient être un des thèmes du voyage du pape François au Mexique, du 12 au 17 février prochains, où il se rendra notamment à Morelia, ville du centre du pays qui connaît de graves problèmes de drogue et de crime organisé.

Sébastien Maillard (à Rome) Source

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