UN ESPOIR DANS LA LUTTE CONTRE LES EFFETS DU CANNABIS ET SON ADDICTION

Shutterstock

 Les États-Unis ont déjà lancé les premières expérimentations sur l’homme, avec l’espoir d’aboutir à une commercialisation en 2024.

Chacun a pu constater que certaines personnes étaient capables de s’alcooliser fortement lors d’occasions festives alors qu’elles pouvaient s’abstenir totalement d’alcool dans la vie courante. Tout ceux qui consomment de l’alcool, même régulièrement, ne deviennent pas accros. Mais certains, hélas, seront rapidement entraînés vers une addiction éthylique pathologique. Parce que nos cerveaux ne sont pas égaux devant cette dépendance.

Et il en est de même pour le cannabis, qu’un quart des jeunes déclarent consommer régulièrement, et dont un million de Français ne peuvent pas se défaire, les entraînant inexorablement vers des échecs scolaires, sociaux, professionnels, sentimentaux, etc., avec au pire le passage aux drogues dures et à la délinquance violente. On mesure donc l’espoir que fait naître un procédé récemment mis au point par des chercheurs de Bordeaux Neurocampus : un médicament susceptible de contrer les effets du cannabis et son addiction.

 On sait que la prise de stupéfiants modifie les échanges cellulaires au niveau du cerveau, mais de façon temporaire chez 80 % des usagers (les chanceux…). L’usage du cannabis entraîne, en effet, la production d’une molécule, la prégnénolone, qui protège l’organisme des effets de cette drogue. Hélas, son absorption est faible et elle se dégrade très rapidement : son usage médicamenteux ne semblait donc pas une voie de recherche prometteuse. Jusqu’à ce que les chercheurs bordelais arrivent à développer un dérivé stable de la prégnénolone. « C’est aujourd’hui la seule solution pharmacologique pour contrer les effets du cannabis et son addiction », se félicite le professeur Pier-Vincenzo Piazza. « Ce composé, l’AEF0117, bloque uniquement les parties des synapses activées par le cannabis. Lors de tests, les animaux dépendants stoppent leur consommation dès la prise de la molécule. Sur un individu qui n’est pas sous cannabis, cette molécule n’a aucun effet, même à 1.500 fois la dose efficace. »

Un sérieux espoir semble donc voir le jour dans la lutte contre les effets du cannabis. Les États-Unis, qui ont contribué au financement de cette étude, ont déjà lancé les premières expérimentations sur l’homme, avec l’espoir d’aboutir à une commercialisation en 2024.

Source

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :